Faits-divers

Attentats de 95: Gain de cause de la policière réunionnaise face à l'Etat


En combat judiciaire face à l'Etat, la policière réunionnaise qui avait assisté aux attentats perpétrés à Paris en 1995 a eu gain de cause devant le tribunal administratif le 17 mars dernier, a rapporté le Journal de l'Ile dans son édition du 30 mars. 

Ce 25 juillet 1995, la fonctionnaire de 25 ans avait vécu une véritable scène d'horreur lors de l'explosion de la bombe revendiquée par le GIA (groupe islamique armé), participant à la prise en charge des blessés.

En l'absence d'un réel suivi psychique, la jeune femme avait vu sa santé mentale se dégrader. Le diagnostic post-traumatique n'avait été établi qu'en 2010 et les services de l'Etat, via la préfecture, refusaient de lui reconnaître un véritable statut de victime. 

Des arrêtés préfectoraux la maintenaient en effet en "congé de longue durée imputable au service", ne lui octroyant qu'un demi traitement salarial, et ce malgré les décisions des juridictions administratives, notamment celle du Conseil d'Etat, qui lui avaient déjà donné raison. 

Le 17 mars dernier, le tribunal administratif a annulé les arrêtés mis en cause et enjoint la préfecture de régulariser sa situation. Un jugement qui est apparu comme un soulagement, pour celle qui est encore en train de se reconstruire.
Jeudi 31 Mars 2016 - 07:40
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1.Posté par Phylio le 31/03/2016 13:25
Bravo et bon courage madame, malheureusement beaucoup ont peur d'attaquer l'état, attendre 21 ans pour que leurs bêtises soient reconnues ? votre courage, et votre persévérance ont payé, mille bravo à vous !!!

2.Posté par ANTHECHRIST le 31/03/2016 14:57
Je suis ravi pour cette personne car n'avoir qu'un demi traitement alors qu'elle à servi au mieux et sans être reconnu comme victime. Même certains pompiers devrait avoir plus de soutien car ce qu'il découvrent sur les accidents, incendies et autres interventions ne sont pas supportable pour le commun des mortels...

3.Posté par Choupette le 31/03/2016 15:03
Bravo Madame.

Et respect.

Ils pensaient peut-être qu'elle allait disparaître avant que l'affaire soit résolue.

4.Posté par justedubonsens le 31/03/2016 15:18
Revoyez votre article car une décision du C.E. aurait été impérative et ce n'est certainement pas un TA qui peut annuler un "arrêt" du Conseil d'Etat !

5.Posté par Pétale le 31/03/2016 17:38
S'agissant de la souffrance d'un être humain, attendre 21 ans pour obtenir gain de cause c'est beaucoup, TROP. C'est honteux pour l'ETAT, la DEMOCRATIE. Mais c'est ça, notre monde d'aujourd'hui. Ça a toujours été ainsi. Pendant que des êtres humains, surtout des enfants, souffrent d'injustice, d'inégalité, d'illégalité, de terrorisme, de guerre, de chômage, de misère, de faim....d'autres êtres humains, ceux la même qui sont sensés agir pour le bien de l'humanité, se font plaisir entre élites, s'amusent, dansent et jouissent à coups de millions et de milliards.

6.Posté par O Kaïdi, Kaïda, Kaïdo... le 31/03/2016 18:49
Des arrêtés préfectoraux la maintenaient en effet en "congé de longue durée imputable au service", ne lui octroyant qu'un demi traitement salarial, et ce malgré les décisions des juridictions administratives, notamment celle du Conseil d'Etat, qui lui avaient déjà donné raison.
....................
A @4

On a précisé "malgré les décisions des juridictions administratives", ce qui veut dire que nonobstant (ou nonob et stan) ces jugements, l'administration a établi des arrêtés foireux qui viennent d'être annulés.

7.Posté par Caffreman le 31/03/2016 19:45
1995 : "GIA (groupe islamique armé)"
ensuite 2000 : "Taliban , Daesh , etc." ils ont toujours étais là!
Et si on remonte l`histoire on obtiens quoi ?
Année 0000 "GIDCAG - Groupe islamic des cavernes avec gourdin" ???

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