Faits-divers

Assises : 12 ans de prison pour avoir violé un homme

Dernier jour du dernier procès de cette session d’assises qui aura duré 3 semaines. Trois individus comparaissaient pour avoir violé un homme dans le centre ville de Saint-Pierre, en plein jour.


Assises : 12 ans de prison pour avoir violé un homme
Le 6 janvier 2010, la victime, alors âgée de 26 ans, descend de son quartier de Bois d’Olive vers Saint-Pierre pour retirer de l’argent à un distributeur, rue des bons enfants. Lorsqu’il s’éloigne, il se sent suivi. Arrivé à l’angle des rues Sainte-Marie et Victor Hugo, il est ceinturé, reçoit des coups de poing. Il tombe à genoux. On lui baisse son pantalon, on le maintient, et l’un des trois individus le sodomise. Il est environ de 10h du matin.

A la barre, Bardil Jean Fabrice reconnait les faits, Dijoux Gilbert, lui dit avoir juste été présent et Malayendi Jean François déclare : "mi entend rien". Quand le Président lui demande son emploi, il répond "mi comprend pas". Le Président poursuit: "Votre travail! Kossa ou fé?!". Ce dernier est agité dans le box des accusés commentant haut et fort les débats en les interrompant.
 
L’enquête des personnalités montre ce que les trois comparses ont en commun : drogues, prison et tendance homosexuelle. Jean Fabrice Bardil est issu d’un milieu pauvre, ses parents sont alcooliques. Il est placé avec ses frères, dès l’âge de 6 ans dans un foyer. C’est le seul des trois qui a toujours reconnu qu’il était présent au moment des faits.

Gilbert Dijoux ne livre pas beaucoup sur son passé. Il se travestit périodiquement. Se décrit comme spectateur par rapport aux faits.

Enfin, Jean François Malayendi apparait comme psychotique. Il est soumis de par son état à un lourd suivi médicamenteux et a été placé sous curatelle du fait de ses troubles psychologiques. Des souffrances liées à son enfance. La maltraitance de son père lui vaudra notamment une commotion cérébrale. A la barre il déclare qu’il n’a pas violé et pour cause: "Mon cabot y lève pas!"

Selon les experts, étant donné la violence de ce qu’a subi la victime, elle n’est plus sortie de chez elle pendant longtemps. Une dépression sévère, des tentatives de suicide, le jeune homme est devenu très vulnérable. Il lui a fallu plusieurs jour pour parler de son agression à son père et aller porter plainte.

A la barre, il s’exprime avec des sanglots dans la voix pour raconter son calvaire. Les descriptions faites de ses agresseurs, lors de l’enquête, ne correspondent pas avec les prévenus. Le jeune homme explique qu’il était sous le choc. "Aujourd’hui les reconnaissez vous formellement?" "Non, et je ne peux pas dire exactement combien il y avait d’individus". Le jeune homme avait également identifié un tatouage sur la main de son violeur, or aucun des accusés n’a un tatouage qui correspond. Face à ce témoignage poignant, aucun des avocats de la défense n’insistera en posant des questions.
 
Jean Fabrice Bardil dit avoir été présent mais avoir tenté de convaincre ses comparses d’arrêter en leur disant : "Là c’est carrément la geôle.(…) Moi je réfléchis avant de faire quelques chose. J’ai fait de mon mieux pour aider la victime. J’ai toujours un cœur au regret depuis ma détention et je demande pardon. Je jure de dire la vérité." 

12 ans requis contre les 3 accusés
 

Cet après-midi a donné lieu aux réquisitions, l’avocat général demandant une peine égale de 12 ans, pour le violeur et ses complices.
 
Maître Normand pour la défense de Gilbert Dijoux poursuit : "Mon client ne veut être assimilé ni à l’un, ni à l’autre. (...) Qui a respecté la victime aujourd’hui? Mon client! Ça ne vaut rien?" Avant de conclure: "Même si ce que la victime a subit est horrible, il est en vie. Il a 27 ans, une femme, bientôt un autre enfant. Il n’est pas mort. Je demande une peine distinguée."
 
Maître Omarjee demandera une peine ne dépassant pas 8 ans pour son client, Jean Fabrice Bardil.
 
Le dernier à plaider était Maître Frédéric Hoarau, conseil du violeur présumé, Jean François Malayendi. "On a affaire à 3 paumés qui ne savent plus. Il étaient alcoolisés chaque jour. Ils ont tous des versions différentes. La victime a déclaré que le violeur était blanc, mon client est noir! Je vous demande l’acquittement.(…) La place de monsieur Malayendi n’est pas en prison, elle est en hôpital psychiatrique.
 
Aux termes de 1h30 de délibéré, les jurés ont condamné Jean-François Malayendi à 12 ans de prison. Les complices, Gilbert Dijoux et Jean Fabrice Bardil écopent également de réclusion criminelle. Les peines sont assorties d’un suivi socio judiciaire de 5 années à leur sortie de prison.
Vendredi 6 Avril 2012 - 20:43
Emmanuelle Bouveret
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1.Posté par Ah quelle bande de kons !!! le 06/04/2012 22:57
Il faut leur guillotiner le zizi à tous les 3, sinon ils vont recommencer. Ne croyez pas que ce sera lors de leur sortie de prison, ce sera en prison même (si ce n'est déjà fait).

2.Posté par Babs le 09/04/2012 10:29
Que des bons bougs... Pfff

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