Politique

Arrêtés municipaux à Roches Noires et Boucan : La mairie sûre de son bon droit

L'atelier requin de ce mercredi matin en mairie de Saint-Paul n'aurait pas pu imaginer plus mauvais parasitage pour dévier de sa thématique initiale. Mais la réunion se tiendra dans un esprit constructif et sans les coups d'éclats des débuts de 2011 nous dira un représentant d'association de surf. C'est après avoir quitté la salle du conseil municipal de Saint-Paul que les événements se sont précipités. Tout ce petit monde s'est finalement donné rendez-vous, bon gré mal gré, sur l'esplanade des Roches Noires.


Arrêtés municipaux à Roches Noires et Boucan : La mairie sûre de son bon droit
L'explication de texte se jouera finalement au grand air, sur l'esplanade des Roches Noires, plutôt qu'entre les murs du conseil municipal. Après la visite des policiers qui ne verbaliseront pas ceux qui s'étaient mis à l'eau, ce sont les élus de Saint-Paul qui sont venus rappeler aux téméraires le mauvais exemple qu'ils pourraient véhiculer. Dans les esprits des deux associations présentes, l'essentiel est pourtant ailleurs : les efforts municipaux doivent maintenant se concentrer sur la levée des arrêtés interdisant toute activité nautique sur les plans d'eau de Roches Noires et Boucan Canot.

Questionnée sur sa réaction aux attaques contre les deux arrêtés devant le tribunal administratif par un surfeur, la municipalité balaye d'un trait toute levée précipitée: "La mairie a toujours agi selon les règles de droit. Les arrêtés pris de façon partielle sur des plages surveillées (à savoir Roches Noires et Boucan, ndlr) par la mairie concernent des zones déjà couvertes par l'arrêté plus global qui est l'arrêté préfectoral" maintient Emmanuel Séraphin, 13ème adjoint en charge de l'urbanisme mais principal lien entre mairie et surfeurs depuis le coup de froid diplomatique avec Huguette Bello.

Une nouvelle attaque et c'est toute la Réunion qui en prend un coup pour son image

"Notre souci à nous est toujours de protéger l'intégrité des personnes entrant dans l'eau car, lorsqu'un problème survient, c'est toute la Réunion qui est concernée" précise calmement l'élu venu montrer son désaccord évident avec l'attitude symbolique d'une dizaine de surfeurs ayant bravé l'interdit en ce mercredi après-midi.

Sur l'esplanade des Roches Noires, la discussion restera courtoise. Les engagements municipaux de la matinée de munir ce spot en contrats CUI formés à la surveillance sous l'eau et sur le plan d'eau conforte la démarche "pédagogique" entreprise par les membres de Frères de la Côte et Sea Shepherd.

Ces derniers ne manqueront pas de rappeler aux médias et à l'élu qu'ils n'étaient en aucune manière en train d'inciter qui que ce soit à aller surfer alors que l'arrêté prévaut. Mais ils constatent que tous les matins, aux environs de 7h, des surfeurs viennent régulièrement surfer en marron. "Il faut lever l'arrêté" répèteront les trublions "pacifistes". "Pas avant un mois" répondra Emmanuel Séraphin. Le temps pour la mairie de confier à la ligue de surf ces fameux contrats CUI et d'obtenir du fonds national du sport des moyens matériels supplémentaires. Un mois, c'est peu ou prou le délai au bout duquel le TA risque de rendre sa décision.
Jeudi 26 Janvier 2012 - 07:39
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par Un participant de l''atelier blabla du matin le 26/01/2012 08:14
Au commencement de l'atelier le sous prefet a clairement expliqué le cadre legal de ce genre d'arreté. Dans ses explications (le risque doit etre clairement etabli , la presence eventuelle ne suffit pas et l'arreté ponctuel dans le temps) chacun a pu comprendre que les motivation du recours au tribunal administratifs etaient fondés. La mairie le sait aussi et nous avons là une partie de poker menteur.

Le sous prefet a clairement expliqué que le regime general de la loi s'appuie sur la notion de risque et perils;

Le sous prefet a clairement expliqué sa position: au pire il s'expose seulement au risque d'etre retoqué par le juge, il n'a rien à perdre.

C'est une honte d'etre pris ainsi en otage par une partie de poker menteur, alors que le regime general prevu par la loi "risque et peril" est completement compatible ceux qui font le choix de ne pas mettre à l'eau.

2.Posté par mafia bizness le 26/01/2012 09:29
La municipalité fait l'inverse de ce que dit Buyle ;par exemple;c'est à dire de prendre les decisions a la place des surfeurs et surtout laisser les requins s'amuser et leur enlever la présence humaine sur les spots.La ligue de surf n'a pas à dire oui ou non pour les interdictions;ce n'est pas elle qui gere les surfeurs hors cadre de la ligue.Cette prise d'otages a assez duré,faites comme en australie;aux risques et perils des intéréssés. L'etat est devenu d'un coup le meilleur ami des surfeurs ? Quelle blague .Aucune raison d'interdire une pratique de pleine eau ,risquee.Chacun est libre de ses choix: La protection proposée par ces groupes doit être étendue aux non licenciés ,hors structure surf,et c'est à l'etat de suivre,pas l'inverse .

Ce n'est pas aux surfeurs de prendre leur licence pour pouvoir surfer peinard .Pas de bizness mafia !

3.Posté par une alternative? le 29/01/2012 16:22
Institutions locales(COMMUNE DE ST PAUL?) et organisations qui ne souhaitent PLUS DE SURF POUR LA RÉGION OUEST DE LA RÉUNION............accessoirement afin d'élargir leurs équipements de loisirs et / ou

promouvoir le tourisme dans leur région.

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