Société

Arrêté de catastrophe naturelle: Pas de "communes oubliées" mais des critères appliqués

Conférence de presse en préfecture cet après-midi autour de l'arrêté de catastrophe naturelle pris après le passage du cyclone Bejisa. Publié au Journal officiel le 18 janvier dernier, l'arrêté a délimité l'état de catastrophe naturelle à 16 communes sur les 24. Pour les huit autres communes, les réactions ne se sont pas faites attendre. Certains maires des "communes oubliées" s'interrogent sur cette décision. D'où une mise au point nécessaire de la Préfecture sur les critères retenus et moyens d'indemnisation existants pour les professionnels comme pour les particuliers.


Arrêté de catastrophe naturelle: Pas de "communes oubliées" mais des critères appliqués
"La procédure de catastrophe naturelle répond à des procédures très précises et des critères de temps et scientifiques", rappelle le secrétaire général de la préfecture, Xavier Brunetière.

Cet après-midi, la Préfecture a convoqué la presse pour un faire un point précis sur les conditions de l'arrêté de catastrophe naturelle pris dans 16 communes sur les 24 que compte la Réunion, après le passage du cyclone Bejisa. Objectif, désamorcer la polémique lancée par certains maires des communes oubliées et rappeler les règles qui prédominent en matière de classement d'état de catastrophe naturelle.

"Il n'y a pas eu de communes oubliées", rappelle Xavier Brunetière. Pour obtenir l'état de catastrophe naturelle, une commission d'expertise s'est réunie rapidement à Paris - pour rappel lors du passage de Dumile l'état de catastrophe naturelle n'avait été déclaré qu'en avril - et l'arrêté a été pris 15 jours après le passage du phénomène.

"Il faut des vents de 145 km/h pendant plus de 10 minutes et des rafales à 215 km/h"

"Le délai a été extrêmement rapide. Mais tous les critères n'ont pas été pris en compte encore comme la forte houle ou les glissements de terrains", tient à souligner le secrétaire général. Les critères retenus par les assurances n'ont pas permis de classer certaines communes dans l'arrêté de catastrophe naturelle. Il faut des vents de 145 km/h pendant plus de 10 minutes et des rafales à 215 km/h. "En dessous, c'est la garantie tempête des assurances", souligne Xavier Brunetière.

Dans les faits, la Préfecture pourra de nouveau transmettre les études chiffrées (Météo France ou BRGM) et saisir à nouveau la commission catastrophe naturelle. "Il pourra y avoir un arrêté complémentaire catastrophe naturelle. C'est la contre-partie pour avoir opté pour une déclaration rapide de l'arrêté", poursuit-il.


Arrêté de catastrophe naturelle: Pas de "communes oubliées" mais des critères appliqués
49 millions d'euros de perte pour l'agriculture réunionnaise

Pour autant, les professionnels et particuliers résidant dans les communes n'ayant pas eu la reconnaissance de catastrophe naturelle peuvent faire jouer leurs assurances normalement. "Le fait de ne pas être reconnu catastrophe naturelle ne signifie pas que les assurances ne jouent pas", précise Xavier Brunetière.

Et pour ceux qui n'auraient pas d'assurance, le fonds de secours débloqué par le ministère des Outre-mer est disponible. Un fonds qui sert essentiellement pour les agriculteurs dont les productions agricoles ne sont généralement pas assurées. "La procédure fonds de secours a été déclenchée dès le 6 janvier", rappelle Louis Biannic, directeur de la DAAF (Direction de l'alimentation de l'agriculture et de la forêt de la Réunion).

En ce qui concerne l'agriculture réunionnaise, les pertes liées au passage de Bejisa sont estimées à plus de 49 millions d'euros selon la DAAF. Louis Biannic a assuré que tout serait fait pour que la production agricole à la Réunion reprenne le plus rapidement possible.
Lundi 20 Janvier 2014 - 17:29
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1.Posté par noe le 20/01/2014 18:03
Il n'y a pas eu de grands dégâts sauf quelques vieux letchis qui sont tombés et quelques salades emportées ...
Qu'on cesse de tj quémander des miettes à la nation car ce sont tj les mêmes qui paient avec leurs impôts !

Les pleureurs , au pilotis !

2.Posté par Citoyen Créole le 20/01/2014 19:30
Certains Elus locaux (et je pense tout particulièrement à Didier Robert et à Nassimah Dindar ) qui sont prompts à monter au créneau pour critiquer toutes les décisions gouvernementales font preuve souvent D''UN NOMBRILISME INCROYABLE et d'une démagogie et d ' un populisme éhontés !
1 )NOMBRILISME : Pour eux, LA Réunion doit être servie en premier et ne pas figurer en queue de liste .Actuellement des départements bretons sont toujours sous les eaux ,après les inondations catastrophiques qu' ils ont connues depuis plus de 15 jours ! Je suppose que la liste des départements sinistrés est t établie par ordre alphabétique : la Réunion commençant par " R", ne peut pas figurer en tête de liste ;...ILS SONT TOUJOURS A COMPARER LES SUBVENTIONS VERSÉES AUX AUTRES DÉPARTEMENTS OU RÉGIONS PAR RAPPORT A NOTRE ÎLE ( "nou lé pas moin " répond Gilles Leperlier !) : EXACTEMENT COMME FONT DES ENFANTS GÂTES DANS CERTAINES FAMILLES .....
2 ) DÉMAGOGIE ET POPULISME ÉLECTORALISTES :
Qu'ils critiquent des décisions du Gouvernement ,ils sont dans leur rôle d'opposants . MAIS quand des" contrats aidés" ou" d'avenir" ne sont pas tous utilisés, qu'ils réclament , dans le même temps , des "contrats d'apprentissage" dans des entreprises ( sans avoir la certitude que les patrons accepteront, eux, des apprentis ) ,c'est une prise de position partisane qui frise l'inconscience .
Ils réclament toujours plus d'argent à l’État ( "mette encore la pas assé ) ,mais par ces temps de crise ( qui dure depuis ces 3 à 4àdernières années ) ils ne se gênent pas pour faire des dépenses inconsidérées que des compatriotes dénoncent d’ailleurs ..LE gouvernement ne prend certainement pas des mesures efficaces pour améliorer la situation de notre département , MAIS, les Réunionnais ne sont pas dupes lorsqu'il écoutent écoutent certaines de vos déclarations !

3.Posté par jm MOUTIEN le 21/01/2014 04:27
Si l arrête n est pas indispensable alors pourquoi en avoir pris un? On se fout de nous!
Obligeons le gouvernement à rétablir l égalité et la justice entre tous les Réunionnais. Signons la petition ici : https://secure.avaaz.org/fr/petition/A_M_JeanMarc_Ayrault_Premier_ministre_Justice_et_equite_suite_au_passage_du_cyclone_Bejisa/?twi

4.Posté par citoyen réunionnais le 21/01/2014 04:31
Si citoyen créole et noe sont heureux d etre traités comme des sous Français, s ils se satisfont des mesurettes mises en œuvre qui laissent 50% de la population sous le seuil de la pauvreté et 30% au chômage : libre a eux! Sans doute ne font ils pas partie des sinistres qui ne seront pas indemnisés, sinon ils réagiraient bien différemment! Où est passée la solidarité réunionnaise qui faisait la force de notre société ?

5.Posté par logique le 21/01/2014 04:34
S il n y a pas eu de sinistres comme le disent la préfecture et certains élus a leur botte, pourquoi ne pas avoir étendu l arrête? Il n y aurait eu aucune déclaration et donc pas de surcoût. Logique non? Même pour des abrutis comme Noé

6.Posté par CITOYEN REUNIONNAIS le 21/01/2014 09:28
ON entend toujours les mêmes jérémiades , venant sans doute des mêmes rangs qui prétendent ,eux ,défendre mieux que quiconque les intérêts de la population Mais on ne les entend jamais se réjouir des décisions satisfaisantes : cela devient suspect . La politique du gouvernement est l LOIN D'ÊTRE PARFAITE ET LES PRIORITÉS NE SONT PAS TOUJOURS ÉTUDIÉES COMME IL CONVIENDRAIT... MAIS ,LE DÉFICIT ABYSSAL DE LA FRANCE DATE DEPUIS SARKOZY :TOUTES LES FORMATIONS POLITIQUES DEVRAIENT S' UNIR ,PENDANT UN CERTAIN TEMPS ,POUR RELEVER LE PAYS ,COMME EN 1946.....Elles pourront reprendre leurs programmes particuliers après !!!!!

7.Posté par PETITION le 21/01/2014 11:14
Réagissons, ne nous laissons pas faire !

8.Posté par JORI le 21/01/2014 16:02
Il me semble que des tempêtes ont eu lieu récemment en métropole et chose rare elles traversent désormais tout le territoire. Pourtant quel est le nombre de communes qui n'ont pourtant pas été déclarées en catastrophe naturelle?. Un nombre considérable tout simplement parce que bien qu'exceptionnelles que furent ces tempêtes, les conditions n'étaient pas réunies pour que ces communes entrent dans les arrêtés de catastrophes naturelles. Nos élus ne prétendent ils pas à longueur de temps que la loi doit s’appliquer à la Réunion également. Aujourd’hui, la loi est appliquée comme sur tout le territoire métropolitain, mais pourtant ce sont encore les mêmes qui se plaignent. La proximité des élections ne devraient pas leur permettre de dire, de revendiquer n’importe quoi sous prétexte d’obtention d’un mandat. La décence a ses limites, tout comme la démagogie. Si le fait que les réunionnais ne s’assurent pas pour leurs biens, ce n’est pas aux autres d’en assumer les conséquences.

9.Posté par JORI le 21/01/2014 17:37
4.Posté par citoyen réunionnais le 21/01/2014 04:31
Si ne pas remplir les conditions pour être concerné par un arrêté de catastrophe naturelle signifie selon vous être un sous français, alors que devront dire certains habitants du Var qui viennent de subir les dégâts que l'on a pu voir à la TV, de même que certains habitants de certaines communes de l'Ouest métropolitain qui ont connu les dernières tempêtes et qui n'entrent pas dans le cadre d'un arrêté de catastrophe naturelle????. Il n'est pas question d'être sinistré ou pas puisque tout sinistre aux biens et à la personne sont en revanche assuré, mais encore faut il s'être assuré.

10.Posté par JORI le 21/01/2014 17:40
5.Posté par logique le 21/01/2014 04:34
Vous avez raison puisque cela n'aurait concerné que les biens publics, les biens privés étant du ressort des assurances. Enfin pour ceux qui en ont souscrit une.

11.Posté par A POST 4 ( 21/1/2014 04 :31) le 21/01/2014 18:49
"CITOYEN CRÉOLE " N'A JAMAIS ÉCRIT CE QUE VOUS MENTIONNEZ (relisez le POST 2 )

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