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Arast : Paul Junot écrit au Préfet

Le syndicaliste, Paul Junot, qui entame son 23ème jour de grève de la faim, a envoyé une lettre au Préfet de la Réunion, Michel Lalande, pour lui faire un état des lieux de la situation.


Arast : Paul Junot écrit au Préfet
"Monsieur le Préfet, voilà maintenant 43 jours que des ex salariés ARAST vivent sous des tentes devant le Conseil Général pour faire valoir leurs droits.

Leurs droits se résument à l'application pure et simple de l'article L1234-9 du code du travail qui stipule que : "Le salarié titulaire d'un contrat de travail à durée indéterminée, licencié alors qu'il compte une année d'ancienneté ininterrompue au service du même employeur, a droit, sauf en cas de faute grave, à une indemnité de licenciement".

Nul part il n'est écrit qu'il doit d'abord mettre en œuvre une procédure judiciaire afin de savoir qui doit être celui qui verse  les dites indemnités.

Certes à ce jour nous sommes dans un imbroglio juridique dont nous ne connaîtrons certainement l'issue que dans quelques années, lorsque la Cour de Cassation aura rendu son arrêt.

Pour l’heure, nous demandons que les droits de ces ex salariés toujours dans l'attente d'un jugement plus de deux ans après la liquidation de l’ARAST, soient respectés.

Une proposition avait été formulée par le préfet Pierre Henri Maccioni en date du 7 janvier 2010. Cette proposition relatée dans un courrier du 13 janvier 2010 avait le mérite de proposer une sortie de crise digne, où chaque partie concernée gardait la tête haute.

Depuis le 30 novembre 2011, nous nous sommes mobilisés pour réactualiser cette proposition de sortie de crise et enfin obtenir que soit fait droit aux ex-salariés de l’ARAST. 

Ce courrier a pour objet de souligner leur détermination qui reste intacte depuis 43 jours  et ce, malgré les 22 jours de grève de la faim pour deux d'entre eux.

Cette détermination ne risque pas de faiblir sauf si l'épuisement nous force à arrêter le combat.

Notre détermination ne risque pas de faiblir, car nous ne comprendrons jamais que, dans une république démocratique, une présidente du Conseil Général puisse s'opposer aux valeurs  de la république et de la démocratie et,  par sa seule volonté, puisse maintenir dans une situation de blocage et de non droit, des centaines de personnes pendant plus de deux ans.

Notre détermination ne faiblira jamais car nous n'accepterons jamais qu'une présidente d'un Conseil Général refuse une sortie de crise qui nécessite seulement une signature, laquelle signature ne coûtera pas un seul euro au Conseil Général jusqu'à ce que la Cour de Cassation se prononce.

Accepter cela signifierait un déni de démocratie et la négation de la République.

Pourquoi en métropole, lorsque qu'une entreprise telle que SeaFrance licencie 850 salariés, tous les politiques et autorités de l'Etat montent au créneau, pour tenter de mettre en oeuvre des solutions afin d'éviter autant que faire se peut la casse sociale?

La même mobilisation des autorités et des politiques avait eu lieu pour les pneus Continental, entreprise de 1200 salariés.

Pourquoi ici, la liquidation d'une association de 1200 salariés se passe-t-elle dans l'indifférence générale des politiques et des autorités de l'Etat?
Pourtant, en proportion de la population active, ces 1200 salariés équivalent à près de 100 000 salariés en métropole.

En métropole, à un moindre niveau d'effectif, nous avons constaté les actions et réactions des dirigeants aux différents niveaux de responsabilités, politiques ou étatique.
Ici le Conseil Général et l’AGS pénalisent ceux qu’ils devaient aider et assurer.
A La Réunion, malgré un taux de chômage avoisinant les 30%, ce naufrage social sans précédent dans toute son histoire, ne suscite pas davantage de mobilisation et encore moins d'intérêt pour la question. On aurait voulu aggraver la situation de cette région qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Un tel silence, une telle inertie cautionnent une stratégie qui va à l’inverse de ce qu’il faudrait pour La Réunion.

Les paroles de raison et de sagesse n'ont pas suffit à susciter la prise de conscience des théoriciens des lois et des valeurs de la République.

Ayant constaté leur manque d'efficacité face au choc causé par cette liquidation massive, il nous apparaît  que seule cette grève de la faim sans limite, sinon celle de l’épuisement physique inéluctable, pourrait être de nature à susciter le sursaut de conscience interpellant les uns et les autres et les plaçant face à leurs responsabilités.


Veuillez agréer Monsieur le Préfet l’expression de nos respectueuses salutations."
Jeudi 12 Janvier 2012 - 07:50
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1.Posté par noe2012 le 12/01/2012 07:01
Que peut faire notre préfet dans ce conflit ? A part ,faire hospitaliser de force les grèvistes de la faim s'ils tombent dans le coma ... sinon il y a longtemps qu'il se serrait impliqué dans ce conflit qui semble ne pas avoir de sens ....

"Diverses sont les lignes de la vie comme sont les chemins, les contours des montagnes ; ce que nous sommes, Dieu l'achèvera là-haut dans la paix, l'harmonie et l'éternelle grâce." (Friedrich Hölderlin)

2.Posté par JOSEPH le 12/01/2012 08:05
Monsieur JUNOT ,de nombreux compatriotes sont derrière vous et les ex-employés de l'A.RA.S.T.! Plusieurs personnalités ont marqué leur solidarité à votre action . Je crois que beaucoup de Réunionnais pensaient ,naïvement ,que les autorités locales auraient pris une décision après le début de la grève de la faim que vous avez entamée ! Mais Madame Dindar reste murée dans son silence arrogant et méprisant ! "La MADAME THATCHER RÉUNIONNAISE" AFFIRME DE PLUS EN PLUS SON INTRANSIGEANCE : souhaitons qu'elle n'aille pas jusqu'aux extrémités de "LA DAME DE FER" britannique !!!

3.Posté par MdR le 12/01/2012 08:57
oser faire référence à seafrance dont le personnel ne demande qu'à pouvoir TRAVAILLER ?
MdR !

4.Posté par Où sont les forces de progrès ??? le 12/01/2012 09:16
On cite toujours dans ce dossier le nom de Dindar (Nassimah) mais un silence de mort s’abat sur les noms de tous les principaux vice-présidents du conseil général.
Nassimah n’est rien d’autre que le porte-parole de tous ces gens de gauche dits forces de progrès censées faire du social.
Le premier vice-président de ce conseil général, n’est-il pas Roland Robert, maire de La Possessions depuis une éternité et communiste invétéré, bras droit de Paul Vergès au Département Réunion ?

5.Posté par AVATAR le 12/01/2012 09:16
on ecris avant on fait greve apres junot fait le contraire je crois que vous avez de la chance qu ils a pas de cyclone sinon vous aurez tous emballé vos affaire et rentré chez vous et votre combat sera oublié dans quelque temps et votre organisme en souffrirons l etre humain es ingrat suffit de voir gandhy et les autres qui se sont sacrifié qui sont oublié ou on eu une medaille ou personne ne se souvienne meme plus; zorro es un myhte robin des bois aussi alors junot reveille toi la celebrité de ton nom nes plus a prouvé mais apres si tu shoppe une maladie tu verra ce que veut dire le vide le desert, la trahison, la honte,et le vrais visage de l humain qui a faim ,qui a soif,CONTINUE ET ON REPARLERA CAR AUJHOURDHUI CE TROP TARD POUR LES HEROS

6.Posté par DESPREZ JF le 12/01/2012 11:04
A vous qui critiquez régulièrement ici le combat légitime et courageux de Paul JUNOT pour le respect des Valeurs Républicaines, de la Démocratie et du Droit, à vous les petites frappes au service des donneurs d'ordre assoiffés par le pouvoir et le fric, à vous les "mal-fondés" de la vie, les coincés pathologiques, les planqués peinards, héritiers anonymes des profiteurs de guerre et dénonciateurs de juifs durant l'occupation, vous les courageux pseudos qui vous cachez pour contester l'impérieuse nécessité de faire respecter le droit comme vos prédécesseurs se prosternaient devant les lois de Vichy, à vous les "courageux" "Avatar", "MdR" et autres "Noe2012", à vous les ennemis de l'élévation et du progrès, à vous les ignares, les nervis de la Toile inféodés pour quelques feuilles tôles et deux sacs ciment à celui qui profite le mieux et vous en fait croquer, à vous qui représentez aujourd'hui la plus grande menace pour la liberté en France et à la Réunion, quelques soient vos mobiles qui ne relèvent en rien du débat démocratique, JE CRIE MON PROFOND DÉGOÛT ET MA HONTE d'appartenir à la même espèce que vous...
Vous qui, par faiblesse, ignorance, ou intérêt mercantile, nous condamnez tous, y compris vos propres enfants et petits enfants, à redevenir un jour des esclaves.

JF DESPREZ

7.Posté par Logique le 12/01/2012 12:24
3
Parce que ceux de l'ARAST, ils ont désiré perdre leur boulot, sombre suppôt de l'ignorance?
Ce MdR n'est qu'un gros troll insignifiant, aussi drôle qu'un lavement à l'arsenic.

8.Posté par MdR le 12/01/2012 14:39
cette histoire aura permis un déchainement de démagogie historique chez les pleureuses pros !
MdR !

9.Posté par nicolas de launay de la perriere le 12/01/2012 17:52
Roland Robert ? En train de faire la sieste avec son poto paulo...faut pas réveiller les endormis de la Réunion..

10.Posté par Paul JUNOT le 13/01/2012 05:06
Hé les gars je suis heureux que sur les 458 lecteurs de cet article seuls deux n'ont pas compris que les ex arast se battent aussi tous les jours pour se former, se reclasser avec pour objectif retrouver du travail et continuer leur projet de vie en toute dignité.
L'avatar ne sait pas bien lire, à diverses reprises nous avons écrit au préfet nous l'avons aussi rencontré, mais cela n'a pas suffit pour qu'il intervienne comme l'avait fait Maccioni à l'époque. De même nos nombreuses interventions écrites à madame Dindar, de moi même ou des autres ex salariés de l'arast du Sud comme du Nord, n'ont pas pu la sortir de son inertie. Tout cela ne nous empêche pas de continuer, les seuls combats perdus d'avance sont ceux qu'on ne livre pas........

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