Faits-divers

Après des erreurs médicales à la Réunion, un chirurgien est jugé à Ajaccio


6 mois de prison avec sursis, avec inscription au casier judiciaire, c’est le réquisitoire prononcé vendredi soir devant le tribunal correctionnel d’Ajaccio qui jugeait, pour homicide involontaire, trois médecins de l’hôpital de la miséricorde. Parmi les trois spécialistes, l’urologue Bao Le Thaï qui se rappelle au bon souvenir de la Réunion où il avait déjà commis une erreur médicale.


Après des erreurs médicales à la Réunion, un chirurgien est jugé à Ajaccio
Le gynécologue Roger Tomasini, le réanimateur Marc Mattys et l’urologue Bao Le Thaï ont comparu vendredi devant le tribunal correctionnel d’Ajaccio relate France Bleu Corse.

Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 16 mars prochain. Les trois médecins sont soupçonnés d’avoir, par une série de négligences, imprudences, imprécisions ou maladresses, conduit au décès de Carine Acquaviva. Au mois d’octobre 2006, cette jeune femme était admise à l’hôpital d’Ajaccio pour un accouchement. La jeune femme de 30 ans, décèdera 32 heures plus tard, après de nombreuses complications.

C'est à la Réunion que le docteur Bao Le Thaï s'était fait (presque) oublier ces dernières années, presque... Alors qu'il exerçait au centre hospitalier Félix Guyon de Saint-Denis, il se trompe d'organe en retirant le rein droit, sain, au lieu du gauche malade.

L'erreur médicale est intervenue au cours d'une néphrectomie, ablation d'un rein, effectuée le 14 février 2011. Le chirurgien en charge du patient aurait fait "une mauvaise lecture de l'imagerie dès la première consultation" sur un patient septuagénaire évoque-t-on à l'époque.

Le chirurgien exerçait depuis trois ans à Saint-Denis et traînait déjà derrière lui "plusieurs casseroles et procès". Il a été impliqué dans l'affaire des greffes rénales, en juillet et septembre 2010 où notamment un patient de 43 ans était décédé des suites d'une transplantation mal exécutée.
Dimanche 22 Janvier 2012 - 09:36
.
Lu 2708 fois




1.Posté par noe 2012 le 22/01/2012 10:23
Comment peut-on encore laisser bosser une personne qui a charcuté des malades en faisant des erreurs impardonnables ?

Vous entrez pour une appendiceptomie et on vous enlève le cerveau et vous devenez "zombie" !!!

2.Posté par knock le 22/01/2012 19:20
Noe , ne vous mêlez pas d'une affaire que vous ne connaissez qu'à travers la presse .

Le métier de chirurgien est loin d'être ordinaire , ce n'est pas le seul certes mais il n'est pas ordinaire ; ce genre d'affaire est plus complexe qu'il n'y parait car il s'agit d'un travail d'EQUIPE .
Donc attention de ne pas juger à la sauvette .

Ce n'est pas un capitaine de navire qui débranche les alarmes pour raser une île et faire le malin .

3.Posté par UROLOGUE ANONYME le 23/01/2012 09:39
Pour le mari de cette femme décédée à la vingt-cinquième heure de la césarienne, la culpabilité de trois médecins ne fait aucun doute.

Bien ! A mon avis, ce sont quatre médecins qui sont dans cette affaire et qui devaient être jugés équitablement et en plus trois sages-femmes.

« Je veux simplement justice », dit très justement Pierre Acquaviva, le mari de Carine Acquaviva, qui souhaite –comment ne pas l’approuver ?- que « la justice fasse la part des choses ».

Ce mari a tout à fait raison de demander la part des choses et que chacun soit mis devant ses responsabilités. Suivons-les toutes ces personnes impliquées dans cette acte mais pas inculpées toutes pas à pas dans l’ensemble de l’affaire et voyons qui fait quoi dans cette césarienne ?
C’est ainsi que nous pouvons démêler une affaire complexe.

Les faits remontent à 2006. Carine Acquaviva est admise à 18H30 à l’hôpital d’Ajaccio pour un accouchement. Or que font les sages-femmes lors de cette admission en début de travail ? Elles ne font pas appel comme il se doit à un gynécologue obstétricien de garde.

Pourquoi attendent-elles minuit avant d’appeler un gynécologue cette fois chirurgien alors que tout accouchement doit être suivi dès l’admission? Nul n’en saura la cause dans le fonctionnement hospitalier déficient, et est-ce bien faire la part des choses ?

Alors que le Pr Racinet gynécologue expert en césariennes estime lui que, dès 21H30, et même dès l’admission, les trois sages-femmes devaient appeler un gynécologue de l’hôpital d’Ajaccio.

C’est un autre gynécologue que ceux de l’hôpital qui pratiqué une césarienne. Pourquoi s’adresser à un autre gynécologue ? Et ce dernier est-il qualifié ? On ne le saura pas.

4.Posté par UROLOGUE ANONYME le 23/01/2012 10:18
Pour le mari « sa femme ne pouvait plus uriner après avoir été opérée pour une plaie à la vessie, suite à sa césarienne ». Cela est bien simplifié.

Il serait plus exact de relater que sa femme ne pouvait plus uriner (anurie) après avoir été opérée d’une césarienne par un gynécologue médical et non chirurgien et que le docteur Le Thaï, est appelé au secours tardivement ne sachant pas que l’opérée était en anurie, et non averti des risques de ligatures des césariennes que seuls les gynécologues connaissent et réparent.

Le Docteur Le Thaï était arrivé bien plus tard appelé au secours et non responsable des dégâts commis avant son arrivée. On fait appel à lui pour une plaie de vessie provoquée par l’opérateur obstétricien. Ceci n’est pas mentionné. Pourquoi ?

A votre avis, si ceux qui portent secours sont aussi coupables que ceux qui ont des dégâts avant leur arrivée, comment va s’instaurer la collaboration entre les gynécologues qui commettent des plaies urinaires et les urologues qui doivent les réparer sans en connaître l’étendue ?

Durant l’opération, le praticien a touché la vessie, ce qui l’a obligé à la recoudre », raconte, en mars 2011, le mari de la patiente décédée à Imaz Press Réunion. Lequel des praticiens ? Le gynécologue. Non mentionné !

Le gynécologue qui n’est pas sanctionné plus lourdement. Le médecin commet une seconde erreur qu’il avoue en suturant (Non pas en suturant mais par deux ligatures des points en X pour arrêter un gros saignement) bref en liant les deux uretères de la patiente. Lequel des opérateurs ? Encore le gynécologue qui utilise des fils violets alors que l’urologue prend des fils transparents.

Les uretères ce sont les deux conduits qui s’abouchant bien en dessous du dôme vésical blessé permettent à l’urine de parvenir à la vessie. Or ces conduits passent juste à côté de la matrice beaucoup plus haut que la vessie et ils ne peuvent être liés qu’à cet endroit en X que par celui qui fait la césarienne et qui incise à la fois le dôme vésical et la matrice et suture la matrice qui saigne abondamment.

C’est bien ces faits antérieurs à son arrivée au bloc qui auraient dû être porté à la connaissance du Docteur Le Thaï par l’opérateur, par le personnel présent dans le bloc opératoire, par les sages-femmes, par l’anesthésiste. Personne ne lui parle.

5.Posté par UROLOGUE ANONYME le 23/01/2012 10:42
“Il aurait dû pratiquer une dialyse, d’après les experts. Il ne l’a pas fait, préférant attendre”.

Ce sont les réanimateurs qui prononcent les indications des dialyses et les exécutent et non les urologues.

Mais Carine Acquaviva est décédée le lendemain matin dans la nuit d’un arrêt respiratoire. Si ce n’est pas une embolie, c’est une intoxication aux morphiniques qui seront retrouvés à des niveaux 400 fois plus haut que le plafond autorisé.

Sachez que l’artère utérine et l’uretère se croisent près du bord utérin cachés sous le péritoine.

« Appelé à intervenir, le docteur Le Thaï, décide de recoudre la patiente ». Oui ! Mais de recoudre la seule vessie de la patiente puisque c’est la seule intervention qui lui est demandée.

Or que dit l’urologue, « quand je suis arrivé, ce saignement très important était totalement maitrisé. Pour obtenir un tel résultat, mon collègue gynécologue ne pouvait y parvenir, me semble-t-il après mûre réflexion, qu’en liant les deux artères utérines (et ainsi les uretères) par de gros point en X à gauche comme à droite.

S’il n’avait pas lié les deux artères D et G mais seulement la gauche, en englobant ainsi l’uretère gauche dans son point en X, l’hémorragie utérine aurait continué de plus belle, à peine diminuée. Et mon confrère gynécologue n’aurait pas été en mesure de s’apercevoir de l’existence d’un trait de refend du segment inférieur dont il finissait la suture.

Quand je suis arrivé, le champ était exsangue, l’hémorragie maîtrisée, mais tout ceci s’était réalisé avant mon arrivée, en mon absence, et personne n’a évoqué la manière dont l’hémorragie a été maîtrisée, pas même la possibilité d’une double ligature des artères utérines et des deux uretères qui s’entrecroisent au bord de la matrice. »

Voyons l’expérience des urologues, non plus dans les césariennes, mais cette fois dans les anuries mécaniques qui sont du ressort des urologues dont le Docteur Bao Le Thaï.

La plupart des anuries mécaniques parviennent au service urologique en apparente bonne santé ce qui n’est qu’apparent, parce qu’ils ont vomi, cessé de boire ce qui les met au sec. Ils arrivent entre la fin de la deuxième journée d’anurie et la fin de la huitième journée d’anurie. Madame A est décédée à la 25 ème heure.

Aucune anurie mécanique, par calculs ou par compressions tumorales, ne provoque la mort entre J2 et J8. Tous les urologues ont la possibilité pendant 24 à 48 h, de vérifier s’il s’agit bien d’une anurie totale = c’est-à-dire zéro urine au comptage des débits de la sonde vésicale et elle est alors mécanique, ou s’il s’agit d’une oligo-anurie inquiétante, exemple 150 ml/jour, et il s’agit alors d’une conséquence du stresse opératoire ou d’une infection surajoutée.

Ici l’urologue n’a pas eu la possibilité de poser le diagnostic différentiel entre ces deux situations très différentes sur le plan de la réanimation. Madame ACQUAVIVA est décédée à la 25e heure.

6.Posté par UROLOGUE ANONYME le 23/01/2012 11:30
Ici l’urologue n’a pas eu la possibilité de poser le diagnostic différentiel entre ces deux situations très différentes sur le plan de la réanimation. Madame ACQUAVIVA est décédée à la 25e heure.


Lorsqu’un urologue reconnaît une anurie mécanique totale seulement vers la quarantième heure, il demande à son réanimateur d’arrêter toutes les perfusions, de mettre la malade au sec du point de vue alimentaire, et surtout de suspendre les perfusions et encore plus d’antagoniser tous les médicaments néphro-toxiques ou qui peuvent se cumuler de façon dangereuse dans l’organisme.

En cas d’oligo-anurie, il faut prescrire tout le contraire : des perfusions abondantes, pour retrouver un volume sanguin capable de perfuser les reins et de produire plus d’urine. Opérer alors c’est risquer la mort par choc.

J’arrive à la dernière conclusion concernant la première anesthésiste qui n’est, jusqu’à présent, pas inculpée. Son infirmière de nuit lui relate que la soustraction des sorties S au niveau de la sonde vésicale par rapport aux entrées E de l’irrigation vésicale, est négative. Elle devrait avoir en six heures ceci : S-E=375 ml. Elle rapporte à son anesthésiste que S-E= – 60 ml = ANURIE. Le diagnostic est posé.

Sur ce seul constat de cette soustraction, l’anesthésiste devait prononcer le diagnostic d’anurie mécanique à 7 h du matin, et surtout, certaine de son diagnostic, décider l’arrêt total de toutes les perfusions ou transfusions encore en cours, et plus encore la décision d’administrer les médicaments antagonistes des nombreux morphiniques qu’elle avait administrés ou prescrits.


Paradoxalement, cette anesthésiste fait ou se fait donner le bon diagnostic, celui d’une anurie mécanique, et de façon incompréhensible, elle prend la décision contraire aux habitudes celui de surcharger encore par d’autres perfusions, et d’administrer encore plus de morphiniques.


Rappelez-vous Monsieur le Président que les experts, et notamment l’expert en toxicologie parle d’hyper volémie et d’intoxication morphinique.

Bref, cette malade est décédée prématurément d’une overdose de morphiniques. Voyez la description de son décès en grandes difficultés respiratoires comme celles que l’on observe chez un toxicomane en surcharge.

Conclusions. Il serait juste de dire que les sages-femmes ont pris un retard considérable, que le gynécologue est bien responsable des deux ligatures qui provoquent une anurie mécanique qui met cette opérée en danger de mort dans les huit jours et que l’urologue non averti de cette possibilité de ligatures n’est coupable que d’un manque de connaissances qui doit être sanctionné par une obligation d’apprentissage des césariennes, et enfin et surtout que la première anesthésiste qui a tout vu est la seule coupable non des ligatures qui ne sont jamais immédiatement mortelles mais de la mort de Madame Carine Acquaviva par une faute de réanimation.

7.Posté par vidocq le 23/01/2012 14:02
Un piège redoutable , dont les méandres néanmoins ne peuvent échapper aux experts du métier . Une contre expertise dépaysée peut-être ?

8.Posté par UROLOGUE ANONYME le 23/01/2012 14:57
Oui VIDOCQ c’est là comme vous le dîtes un piège redoutable car exceptionnel et sans CAT une CAT qui devrait être écrite surtout un piège pour un urologue dont le parcours d’apprentissage ne comporte pas de césariennes.

Oui pour une contre-expertise dépaysée, mais avec des experts qui ont fait plus de 200 césariennes !

Je me suis permis de prendre la parole, ici, parce que j’ai fait deux ans d’anesthésie réanimation, je suis diplômé de chirurgie générale avec plus de 500 césariennes à mon actif, et 40 ans d’exercice en urologie où j’ai vu, presque chaque mois, les dégâts des gynécologues et le secours des urologues ; mais jamais l’inverse.

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales