Politique

Après Pointe-à-Pitre... Fort de France...

Yves Jégo savait en installant ses quartiers en Guadeloupe qu'il devait trouver très vite une solution au conflit, au risque sinon de voir la crise s'étendre aux autres DOM.
Après cinq jours de négociations et malgré des avancées manifestes, la situation est toujours bloquée et ce qu'il craignait est en train d'arriver. La Martinique a emboité le pas à la Guadeloupe et à la Réunion, des voix commencent à se faire entendre sur les mêmes revendications...


Après Pointe-à-Pitre... Fort de France...
La lutte contre la vie chère est également au centre des préoccupations des Martiniquais. Yves Jégo l'a constaté depuis Pointe-à-Pitre puisque 15 à 20.000 personnes se sont rassemblées dans les rues de Fort-de-France hier avec des revendications quasi-similaires à celles de Lyiannaj kont pwofitasyon de Guadeloupe.

L'intersyndicale martiniquaise composée de douze syndicats locaux, souhaite que le peuple se réunisse en un "puissant mouvement d'ensemble" selon l'AFP. Pour le collectif, le pouvoir d'achat local ne cesse de se dégrader. En réponse à ce contexte morose, une liste de onze revendications, parmi lesquelles une augmentation de 300 € sur tous les salaires et une demande d'audience, a été transmise au Préfet, à l'association des maires ainsi qu'aux présidents des conseils régional et général. La Préfecture de Fort-de-France a alors établi un programme de discussions sur les prix et les salaires en présence des parlementaires, des représentants de l'Etat et des collectivités locales, des syndicats, et du patronat.

L'extension de cette paralysie à la Martinique inquiète Yves Jégo qui semble avoir fort à faire avec le collectif LKP depuis mercredi. En effet, une nouvelle diminution de 30 centimes sur le litre de carburant en plus des 20 centimes déjà obtenus a été au centre des négociations. Puis c'est l'augmentation générale de 200 euros sur les bas salaires qui s'est aussi invitée dans les débats, avec une certaine tension entre le patronat et Yves Jégo. A l'heure actuelle, les négociations se poursuivent.

Jean Viard, directeur de recherche au CEVIPOF (Centre d'Etudes sur la vie politique française de Sciences-Po Paris) a réalisé une comparaison des prix entre les enseignes métropolitaines et guadeloupéennes. Publiée par le quotidien le Monde, celle-ci confirme les prix élevés qui sont réellement pratiqués en Guadeloupe. Si l'on prend l'exemple d'une bouteille de deux litres d'eau de javel La Croix, celle-ci est à 0,89 € dans l'hexagone contre 1,57 € en Guadeloupe. Mieux encore, le kilo de carottes, à 1,56 € en Métropole est à 4,12 € à Basse-Terre ce qui correspond à une différence de + 164%...

Cela fait 18 jours que la Guadeloupe est paralysée. En Martinique, le mouvement sera reconduit demain. Yves Jégo est maintenant condamné à trouver une solution. Sinon, son séjour en Antilles risque de durer un certain temps...
Vendredi 6 Février 2009 - 18:00
Ludovic Robert
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1.Posté par boyer le 06/02/2009 18:36
il faut envoyer Margie Sudre pour negocier.
.......ah! ah! ah!


2.Posté par Ulysse le 07/02/2009 08:00
J'ai vu hier soir sur Canal+ une grande partie du spécial investigation sur les Antilles.

Ce que j'y ai vu est sidérant et dépasse largement tout ce que j'aurai pu imaginer ! ! !.

Ce reportage apporte de nombreuses réponses claires aux questions ici posées.
J'espère qu'Yves Jego connait ce reportage ! Toutes ces questions il ne pourra pas les éluder.
Et j'espère bien que ça va changer vitement !!!

Je conseille vivement à toutes celles et ceux que ceci intéresse à regarder ou enregistrer la prochaine (et apparemment seule rediffusion) de ce programme :
tel qu'indiqué sur mon programme le lundi 9 février à 3h15, il s'agit donc en fait très vraisemblablement de mardi matin.

L'avis de ceux qui ont vu ceci m'intéresse.
En ce qui concerne la Réunion j'imagine une situation avec bien des similitudes mais aussi je l'espère beaucoup de différences.

Tout ceci renforce mon sentiment que si on ne met pas rapidement fin à certaines situations criantes et scandaleuses ça va péter la-bas et peut être chez nous aussi.
Pour moi c'est une certitude, la seule incertitude étant "quand ?"

3.Posté par phyllie le 07/02/2009 11:21
Le "Classico antillais" La Guadeloupe fait la grêve, négocie et la Martinique toujours très avisée attend la fin pour reprendre comme base de départ de la revendication ce que la Guadeloupe a récupéré, puis tente de faire monter au cocotier le gouvernement.
Pauvre Yves Jego, il doit assumer les 20 ans de dérive socialisante et laxiste de nos précédents gouvernements.
Que fait la Réunion me direz vous? et bien rien, la Réunion ne fait jamais rien, elle regarde comme la vache regarde passer le train. peut-être rêve-t-elle de monter un jour dans le train ?
trop couillon pour cela serai-je sencé vous répondre.
C'est certainement la raison pour laquelle Verges veut faire passer le train à la réunion, pour que le Réunionais ait quelque chose a regarder et lui détourner les yeux de la réalité.

L'HISTOIRE nous fait cocu une fois de plus.

4.Posté par nicolas de launay de la perriere le 07/02/2009 11:51
bien dit phyllie..

5.Posté par denis le 07/02/2009 13:04
Ce sont les vases communicants, l'un entraine l'autre.

6.Posté par nicolas de launay de la perriere le 08/02/2009 13:25
j'ai pas pu voir ce reportage ulysse, mais les propos de certains ont provoqué un "buzz dans la blogosphère" comme on dit.

http://www.bondamanjak.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6415:les-bekes-de-martinique-et-qla-preservation-de-la-raceq-&catid=28:a-la-une

édifiant...les békés auraient donc réussi à préserver la connerie humaine et la bêtise des siècles passés, au doux temps de l'esclavage..!

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