Social

Appel à la grève dans l'Education nationale le 12 février

Un nouveau appel à la grève accompagné d'une mobilisation le 12 février a été formulé par l'intersyndicale. Voici le communiqué :


Appel à la grève dans l'Education nationale le 12 février
L’intersyndicale observe que, malgré l’annulation des rassemblements dans notre académie en raison du récent cyclone, la mobilisation des personnels a été particulièrement significative le 31 janvier 2013. Cela montre à quel point la colère est grande et le malaise profond dans l’éducation nationale.
   
La contestation n’en finit pas de monter  dans l’éducation nationale contre le projet de loi Peillon et la réforme des rythmes scolaires et ce à tel point que le ministre s’est empressé de bousculer son agenda et de rencontrer les syndicats de l’éducation nationale, lundi 4 février 2013
   

Dans la besace du ministre   :



- Une lettre aux enseignants en cours de rédaction pour répondre aux "inquiétudes et à la grande souffrance des personnels après des années de suppressions de postes"


- Une prime de 400 euros annuels en guise de reconnaissance professionnelle 

Pour financer ladite prime Vincent Peillon compte sur les mesures catégorielles déjà budgétées. Cette prime "pourrait venir de la non-reconduction d'une prime annuelle de 400 euros qui était versée aux enseignants de CE1 et de CM2 pour faire passer les évaluations - qui n'a pas été reconduite par le ministère -et des heures supplémentaires des professeurs des écoles qui prennent en charge des stages de remise à niveau au printemps, en juillet et en août, elles aussi mises en suspens par le ministère."



Autrement dit, ce que propose Peillon, c’est de déshabiller Pierre pour habiller Paul. Pas sûr que cette tentative désespérée et brouillonne d’acheter "la paix sociale" ne se retourne pas comme un boomerang dans la figure du ministre. 

Qui peut croire en effet que les enseignants notamment du 1er degré, les plus en pointe dans la lutte actuellement, vont renoncer à leurs revendications qui porte sur le fond, à savoir le refus d’une municipalisation et d’une décentralisation de la politique éducative, de la territorialisation de l’éducation nationale, de la mise sous tutelle pédagogique des enseignants par les collectivités locales, pour des mesures ambitieuses favorisant la réussite scolaire de leurs élèves sous prétexte d’un saupoudrage indemnitaire?



De plus, 400 euros ne change rien au fait que les professeurs des écoles perçoivent une rémunération inférieure à un agent de police, que leur déroulement de carrière soit en panne et que leurs qualifications ne soient pas reconnues, que leurs conditions de travail soient des plus médiocres 

Peillon insulte les personnels, il craint en fait une extension et une généralisation des luttes contre ses mesures tant contestées. Pour l’intersyndicale, cette réponse de Peillon au profond malaise actuel est la manifestation de sa crainte d’une extension et une généralisation des luttes contre ses mesures tant contestées 
. Alors, nous pensons qu’il faut continuer de pousser partout et ce jusqu’au retrait de sa loi et de son décret sur les rythmes scolaires
 
La Réforme sur le décret sur les rythmes scolaires et le projet de loi Peillon sur "la refondation" ont pour objectif principal et commun : la territorialisation et  la régionalisation de l’éducation nationale (Projets éducatifs territoriaux, transfert aux régions du pilotage de la carte de formation professionnelle et de l’orientation scolaire  ..)
 
Le ministre Peillon l’a affirmé : "la réforme des rythmes scolaires doit agir comme un levier pour faire évoluer l’école autour d’un projet éducatif territorial …" Concrètement, l’école ne serait plus de la compétence exclusive de l’État. Trois heures hebdomadaires seraient placées sous la responsabilité des collectivités avec le Projet Éducatif Territorial (PET). La loi Peillon et le décret sur les rythmes scolaires sont inscrits dans le cadre de l’acte 3 de la décentralisation, de plus de régionalisation  et de territorialisation  
 
 
Nous ne voulons pas d’une offre éducative éclatée, variant d’un territoire à l’autre d’une région à  une autre, d’une commune à une autre.
 
Pour  L’intersyndicale de l’éducation, c’est clair, ni les lycées professionnels, ni l’orientation scolaire, ni les personnels administratifs, sociaux et de santé ne doivent passer sous la coupe des régions et pas plus l’école sous la tutelle pédagogique des communes.
 
En conséquence, nous appelons tous les personnels de l’éducation à amplifier leur mobilisation en participant   massivement à la grève nationale du 12 février 2013 appelée par la CGT EDUC’ACTION, SNUIPP FSU, FNEC FP FO enseignement, SUD EDUCATION, FAEN, CNT.
 
Dans notre académie, la CGTR EDUC’ACTION, le SAIPER PASS 974, lA CFTC, le SNE FGAF, la FNEC FP FO, Sud Education, appellent à la grève et à une manifestation jardin de l’état vers la préfecture le mardi 12 février 2013 à 10h00 pour le :
 
- Retrait du décret sur les rythmes scolaires
- Retrait du projet de loi PEILLON sur la "Refondation"
 
L’intersyndicale appelle en outre à des actions d’étape, dont un rassemblement demain mercredi 6 février 2013 à 9h00 à l’esplanade du marché forain du Tampon,  ainsi que des visites auprès des maires."
Mardi 5 Février 2013 - 17:43
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1.Posté par n oe le 05/02/2013 17:08
Le Monde de l'Education est en souffrance depuis des années !
Ses acteurs en première ligne ne sont pas reconnus par le Ministre qui derrière des IGEN (inspection générale) pond des décrets , des circulaires pour montrer qu'il existe , qu'il a la main-mise sur le personnel et en oubliant qu'il tue la jeunesse sous des prétextes de rythmes scolaires ...
Il n'y a que les grêves pour montrer la détermination des acteurs de terrain que sont les professeurs !
Les profs ne sont pas des citrons qu'on presse jusqu'à la moëlle ...Bon sang de bonsoir !
Il y a aussi les enfants de la République qu'on sacrifie !
Venant des socialistes , cela me révolte !

2.Posté par nrj le 05/02/2013 17:14
Le Ministre oublie que les réussites individuelles feront aussi la réussite collective de notre pays . L’école et l’université de demain, sont celles qui donnent à tous , le bagage indispensable pour affronter
l’avenir, pour construire une société de l’intelligence au bénéfice de chacun.
Parce qu’aider les enfants et les jeunes à réussir leur scolarité et leurs études, c’est avant tout investir dans l’avenir !
Il doit mieux écouter les enseignants du terrain !

3.Posté par axelle le 05/02/2013 17:40
Le jour du carnaval, sympa, les enfants ne défileront donc pas alors qu'ils préparent leur costume depuis la reprise de janvier...... c'est triste pour eux.

4.Posté par L''''Ardéchoise le 05/02/2013 20:23
Bien sûr qu'il faut déshabiller Paul (pas Popol, qui pourrait prendre froid) pour Pierre : prime de 500 euros aux enseignants du secondaire assurant 3 heures supplémentaires, chaque fin d'année civile...
Si ça c'est pas honteux et anormal, où va-t-on ? (c'était hélas toutefois dans l'esprit du travailler plus pour gagner plus, à Droite toutes ! et c'est ainsi que plein de postes en puissance n'ont pas existé, vu le nombre de profs se ruant sur les heures sup...d'aucuns n'hésitant pas à en prendre 8 ou 10 ).

5.Posté par wolverine974 le 05/02/2013 22:13
Ta raison NOE tu es prof non ?
Je suis désolé mais je viens d'une famille de prof et d’après mon expérience, je déclare et je signe, si tous les profs bossaient avec leur tripes ou avec passion voire sans feignantise et bien les remplacements seraient superflus, les embauches de profs supplémentaires ne seraient pas nécessaire !!
et c'est un futur prof qui te le dit, 70 % des profs n'en foutent pas une rame !! ils se basent sur des cours de l'année dernière et déclarent haut et fort que de toute façons les jeunes sont foutus et feignants!!.
ah et on m'a déjà dit que les jour de grève ça repose.....

6.Posté par Clo974 le 06/02/2013 03:32
En souffrance !! Faut arrêter d'exagérer sur les mots ! Avec les gros salaires que vous avez et toutes les semaines de congés vous n'avez même pas le droit de réagir comme ça ! Enfin au moins l'auteur ....

7.Posté par Emprofiteurs le 06/02/2013 05:53
Salaire moyen d'un prof du second degré : 3000 € + primes + congés gratuits et abusifs, ...
Ils font partis des fonctionnaires les mieux payés de l'état et ce sont toujours eux qu'on voit dans la rue à manifester. Il suffit qu'on rajoute une heure de travail supplémentaire pour qu'ils ouvrent leurs grandes gueules et crient au scandale

8.Posté par Rick le 06/02/2013 04:08
Lorsque une manifestation de professeurs des écoles aura lieu un mercredi ou un samedi, là je serai sensible à une partie de leurs revendications !
À la réunion nos PE abusent impunément (vive la cupidité !) du système et sans vocation. Nos enfants sont en danger avec de tels enseignants !

9.Posté par noe le 06/02/2013 06:55
Post 5
Pour te répondre , je connais plein de profs qui se donne à fond dans leur métier ...au moins 98 % !
Ce ne sont pas les profs qui ne connaissent pas leur boulot mais les enfants qui n'arrivent plus à bien suivre les cours ou, pas envie ...Quand ces enfants voient leurs parents se tâper dessus en poussant des cris de gorilles et restent tous les jours devant la télé et des verres de charrette en attendant le ti 4 sous de RSA , les pauvres , ils ne sont pas encouragés à apprendre !
Et puis de nombreux parents disent à leurs rejetons : "A quoi i ser que ou appren , ou sera someur demin comme papa , momon !" "pas besoin , cass out ki a l'école !"

10.Posté par mazenbron le 06/02/2013 08:39
Noe a raison :si les parents,au lieu du rhum charette,sirotaient du champagne rosé comme Noe,ils seraient aussi intelligents que lui..:-))

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