De mémoire de Réunionnais, un cyclone tropical à cette période de l'année est rare. Une analyse confirmée par Météo France et notamment Philippe Caroff, prévisionniste cyclone au Chaudron. "Il y a eu quelques cyclones à cette époque, mais ils sont très rares et se comptent sur les doigts d'une main. Anaïs est un phénomène exceptionnel, le deuxième cyclone le plus précoce des 50 dernières années après Blanche en 1969. Mais c'est surtout un phénomène jamais vu en intensité à cette période de l'année depuis la mise en place des observations satellites", explique-t-il.
Il faut dire que la "bête" a profité d'un bon environnement pour se développer rapidement depuis sa prise en charge par les services de Météo France la semaine dernière. Des conditions atmosphériques "extrêmement favorables", souligne Philippe Caroff, couplées à une mer chaude au Nord-Est des Mascareignes, ont permis à Anaïs d'atteindre le stade de cyclone tropical intense rapidement.
Après cette embellie, le prévisionniste annonce l'affaiblissement du météore. "Il a tiré le maximum à tirer", explique-t-il. "Le cyclone Anaïs a atteint le maximum de son intensité et va s'affaiblir. On doit le déclasser dans l'après-midi", souligne-t-il. En clair, Anaïs va passer du stade de cyclone tropical intense à celui d'un cyclone tropical. "Anaïs va rencontrer un environnement défavorable en altitude, des vents forts qui vont le déstructurer rapidement d'ici mercredi", précise Philippe Caroff.
Des pluies abondantes pour la fin de la semaine ?
"En terme de vent on n'a plus rien à craindre, mais en terme de pluie cela reste à vérifier", ajoute-t-il. Les services de Météo France ont annoncé dans leur dernier bulletin cyclonique qu'Anaïs se comblerait en fin de semaine lors de son passage au plus près de la Réunion. "Quelles seront les intensités de pluie, difficile à dire. Mais il faut s'attendre à une dégradation pluvieuse pour la fin de la semaine. (…) Mais il reste encore quatre jours (ndlr: avant son passage au plus près de la Réunion) et il est encore difficile de dire à quel point les masses nuageuses vont être détruites", explique-t-il.
La saison cyclonique démarre sur les chapeaux de roues. Quant à établir une relation entre la précocité du phénomène et les effets du réchauffement climatique. "On ne peut pas faire de lien", conclut Philippe Caroff.
Il faut dire que la "bête" a profité d'un bon environnement pour se développer rapidement depuis sa prise en charge par les services de Météo France la semaine dernière. Des conditions atmosphériques "extrêmement favorables", souligne Philippe Caroff, couplées à une mer chaude au Nord-Est des Mascareignes, ont permis à Anaïs d'atteindre le stade de cyclone tropical intense rapidement.
Après cette embellie, le prévisionniste annonce l'affaiblissement du météore. "Il a tiré le maximum à tirer", explique-t-il. "Le cyclone Anaïs a atteint le maximum de son intensité et va s'affaiblir. On doit le déclasser dans l'après-midi", souligne-t-il. En clair, Anaïs va passer du stade de cyclone tropical intense à celui d'un cyclone tropical. "Anaïs va rencontrer un environnement défavorable en altitude, des vents forts qui vont le déstructurer rapidement d'ici mercredi", précise Philippe Caroff.
Des pluies abondantes pour la fin de la semaine ?
"En terme de vent on n'a plus rien à craindre, mais en terme de pluie cela reste à vérifier", ajoute-t-il. Les services de Météo France ont annoncé dans leur dernier bulletin cyclonique qu'Anaïs se comblerait en fin de semaine lors de son passage au plus près de la Réunion. "Quelles seront les intensités de pluie, difficile à dire. Mais il faut s'attendre à une dégradation pluvieuse pour la fin de la semaine. (…) Mais il reste encore quatre jours (ndlr: avant son passage au plus près de la Réunion) et il est encore difficile de dire à quel point les masses nuageuses vont être détruites", explique-t-il.
La saison cyclonique démarre sur les chapeaux de roues. Quant à établir une relation entre la précocité du phénomène et les effets du réchauffement climatique. "On ne peut pas faire de lien", conclut Philippe Caroff.
















