Faits-divers

Amiante à l'Inspection du travail: "On ne peut plus étouffer l'affaire"


Amiante à l'Inspection du travail: "On ne peut plus étouffer l'affaire"
 
Un agent de l'Inspection du travail, représentant syndical de FO, a déposé plainte au mois d'août dernier auprès du Procureur de Saint-Denis pour mise en danger de la vie d'autrui et non assistance à personne en danger après la découverte d'amiante dans plusieurs locaux de l'Inspection du travail (voir article précédent : Amiante dans les locaux de l’Inspection du travail : Un agent dépose plainte ). Dans ces locaux situés rue Maréchal Leclerc, la direction aurait volontairement "caché" aux employés la présence d'amiante.

"La plainte déposée au mois d'août pouvait aboutir sur deux solutions. La première, le classement sans suite, et la seconde un suivi. C'est la dernière solution qui a été choisie et une enquête préliminaire a été ouverte", explique l'agent dépositaire de la plainte. Il se dit aujourd'hui "victime" de pressions de la part de la direction. "En réunion, le directeur m'a ouvertement désigné comme étant le dépositaire de la plainte, ne respectant pas son droit de réserve et me disant : 'Vous voulez ma tête (…). Vous voulez que je m'excuse à genoux avec une corde autour du cou'", explique-t-il.

Depuis, cet agent, pourtant référant informateur dans le domaine de l'amiante, a eu son attribution retirée "officieusement" par la direction. "J'étais référant depuis trois ans", souligne-t-il.

"On ne peut plus étouffer cette affaire"

Cette plainte a-t-elle fait bouger la direction de l'Inspection du travail à la Réunion ? Pas vraiment si on en croit l'agent. "Le seul point positif a été la fermeture du site de République qui est intervenu en septembre dernier", explique-t-il. En attendant, le représentant et agent attend toujours que soit nommé un expert, "depuis deux mois", pour que soit objectivement analysé les conséquences de l'exposition des agents de l'Inspection du travail à l'amiante. "Je veux qu'il me dise s'il y a eu une faute ou non. Je veux que l'on me dise si j'ai tort ou non et s'il faut ou non suivre médicalement les agents", lâche-t-il.

Alors qu'il a alerté la Préfecture, la direction de l'Inspection du travail à Paris, le ministère de la Santé et la Présidence de la République, seule cete dernière lui a répondu. "Aujourd'hui le plus haut sommet de l'Etat est au courant, on ne peut plus étouffer cette affaire", explique-t-il.

Mais pour l'agent, si la direction n'a toujours pas nommé un expert, "c'est qu'il y a tout de même quelque chose à cacher". En attendant, il espère que sa plainte sera suivie par d'autres agents et qu'un CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail ) soit organisé au plus vite, "deux mois que l'on en demande un…", conclut-il.
Lundi 31 Octobre 2011 - 17:17
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1.Posté par noe9740 le 31/10/2011 18:50
C'est un sujet à la mode en ce moment : on voit de l'amiante partout !

Peut-être pour ne pas aller bosser ? un peu de paresse est parfois utile , n'est-ce pas ?

2.Posté par Nico974 le 01/11/2011 21:41
Si tous ceci est vrai, je comprend pas que le directeur de l' inspection du travail sois encore à son poste ! La Reunion c'est vraiment la republique bananiere

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