Politique

Amendement sur les jours fériés : la tribune d'Ericka Bareigts

La députée PS Ericka Bareigts donne des précisions sur la proposition de remplacer des jours fériés au profit d'autres religions. Une tribune qui intervient alors que le projet de loi Macron continue à être discuté à l'Assemblée nationale et que l'amendement sur les jours fériés devrait être examiné d'ici la fin de la semaine.


"La proposition de remplacer des jours fériés pour des événements culturels, historiques ou cultuels qui ont marqué notre île est un projet de longue date.


La demande émane du groupe inter-religieux. En 1975 d'abord, la communauté tamoule exprime la proposition. En 2010 ensuite, le groupe inter-religieux écrit à l'ensemble de parlementaires, en vain.

Permettez-moi de retracer brièvement l'histoire des jours fériés.

Initialement, les jours fériés, tous liés à la religion catholique, ont été posés afin de permettre aux fidèles de participer à la messe et de s'abstenir « de ces travaux et de ces affaires qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur ou la détente convenable de l'esprit et du corps ». A la veille de la Révolution française, il y avait entre 40 et 50 jours fériés. La France paysanne y est très attachée, comme les feux de la Saint-Jean. Napoléon en supprime tout de même la plupart en les liant au dimanche le plus près. Face à la grogne populaire incessante, la IIIème République réinstaure certains jours, comme le lundi de Pâques. C'est désormais un acquis social.


Progressivement, et notamment au fil du XXème siècle, la France devient multiconfessionnelle et multiculturelle. Un beau panachage se fait et est de plus en plus reconnu par le droit. Que ce soit dans la fonction publique, avec des textes réglementaires remontant à 1950 sous le général De Gaulle et régulièrement remis à jour depuis, ou dans certaines professions grâce aux accords de branche ou à une disposition législative, des jours fériés sont depuis des décennies accordés aux travailleurs qui veulent assister aux principales fêtes de leurs cultes.


On voit donc que le principe de laïcité invoqué par l'UDI ne correspond pas à une tradition républicaine ancrée depuis au moins 65 ans et qui n’a jamais été contestée, ou du moins pas par cette formation politique. D’ailleurs, l’application stricte de leur interprétation de ce principe les conduirait logiquement à demander la suppression pure et simple de tous les jours fériés catholiques du calendrier républicain. Je ne pense pas que ce soit ce que monsieur Lagarde souhaite.


La Réunion en particulier et les Outre-mer en général sont multiculturels. 


Cette proposition c'est l'unité dans la diversité. Elle permettra à chaque Réunionnais, Ultramarins et Français de mieux connaître son histoire. Celle du peuplement de notre île par exemple. A La Réunion, nous sommes indiens, chinois, malgaches, malbars, européens, kafs, comoriens … en un mot comme en dix : nous sommes créoles.


Notre histoire culturelle est riche et complexe. Nous devons l'apprendre davantage. Et alors que nous commençons à avoir des chercheurs réunionnais, que l'enseignement, l'éducation se sont déployés, nous commençons à connaître notre histoire. Ne faudrait-il pas lui rendre la place qui est la sienne ? 


L’adaptation du droit à nos spécificités est autorisée par notre Constitution, contrairement à ce que dit le président de l'UDI. D'ailleurs la loi du 30 juin 1983, relative à la commémoration de l'abolition de l'esclavage permet de célébrer le 20 décembre à La Réunion en l'établissant comme jour férié. Rien ne nous empêche de continuer à utiliser ce droit. Une société tolérante doit accepter et être fière des différences de chacun.


Cet amendement est la matérialisation de notre unité et la mise en cohérence de notre calendrier avec nos origines. Notre unité passe par la reconnaissance de cette diversité. A aucun moment il est dit comme Jean Christophe Lagarde le prétend qu'un musulman ou un juif travaillera le 25 décembre, jour qui d’ailleurs n’est pas concerné par mon amendement, Noël étant largement sécularisé aujourd’hui en France. Jean-Christophe Lagarde ferait mieux de lire ne serait-ce qu'une fois la proposition d'amendement avant de s'exprimer publiquement sur un sujet qu'il ne comprend pas.


En outre, je ne pense pas qu'il connaisse réellement La Réunion. Il devrait demander à sa représentante locale, Nassimah Dindar de lui expliquer notre vivre-ensemble. Il serait d'ailleurs intéressant qu’elle exprime son avis, car pour l’instant elle assourdit par son silence. Indéniablement, elle semble préférer passer par son président en hexagone pour exprimer une opinion sur l’identité réunionnaise.


Nous ne demandons pas de supprimer ou d'ajouter des jours fériés. Nous demandons simplement le partage. Nous souhaitons faire de ces fêtes des jours conviviaux, durant lesquels les Réunionnais célébreront leur métissage et leur diversité. Il reviendra au préfet d'en définir les contours. Ainsi, loin de voir la République s’adapter aux religions comme le craint monsieur Lagarde (ce qui, au demeurant, est déjà le cas) nous républicaniserions des fêtes religieuses. Tel est le modèle de société que nous prônons. La Réunion peut être un modèle pour la France. Cet amendement en serait la concrétisation. Imaginez un monde où chacun se respecte et souhaite apprendre à mieux comprendre l'Autre. Lorsqu'un jour férié sera posé, le jour J, on en discutera dans les écoles, ça fera la « une » des journaux, on en parlera à chaque croisement de rue. Et on parlera en fait de nous, de notre histoire, de notre identité. 


Notre créolité doit servir la modernité. Et cette modernité doit s'inscrire dans un élan fraternel, comme le veut la devise de notre République. "


Ericka Bareigts

Lundi 2 Février 2015 - 14:18
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1.Posté par tijean le 02/02/2015 14:53
elle ouvre la boite de pandore. ce sera une surenchère abominable.

2.Posté par vanille le 02/02/2015 15:05
Mme Bareigts arrêtez de nous saouler avec votre prétendu modèle de vivre ensemble reunionnais qui n'existe pas.
La france n'a pas de leçon à recevoir de vous car notre département n'est pas un modèle.
C'est navrant de vous voir passer votre temps à brasser l'air quand on sait ce que votre fonction coûte aux contribuables français.

3.Posté par non au ps le 02/02/2015 15:16
Qu'est ce vous racontez encore !?
Voila un faux débat Mme Bareigts !

4.Posté par Ravachol le 02/02/2015 15:40
Créolité:
Mouvement de défense des valeurs culturelles et spirituelles propres aux créoles des Antilles françaises
http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/créolité/

Quel rapport avec La Réunion, Madame le Député?

5.Posté par pit o''''yabeul le 02/02/2015 16:07
suppression des jours fériés liés à des fêtes religieuses.
les RTT et les CP sont là pour ça..dur à attendre certes..

6.Posté par Marcel Létang le 02/02/2015 16:11
Le fourre-tout de la créolité.
Chère Madame Bareigts, il faut faire attention à ce que l'on dit : votre énumération de prétendues composantes de la créolité me laisse perplexe. Vous dites "indiens", ce qui laisse supposer que ce terme désigne des réunionnais originaires de l'Inde, donc de religion musulmane ou tamoule. Mais plus loin vous dites "malbars", qui ne seraient donc pas d'origine indienne ? Vous dites "malgaches" , mais dans votre esprit, s'agit-il de ressortissants malgaches ou de réunionnais d'origine malgache (ne connaissant pas Madagascar et ne parlant pas malgache). Vous dites "européens", ce terme engloberait-il des réunionnais d'origine espagnole, suédoise, polonaise, hongroise ou française ? Je suppose que vous voulez parler des réunionnais d'origine française (les autres pays d'Europe constituant un apport négligeable en l'occurrence), c'est-à-dire de ce qu'on appelle les "petits blancs" ou les "gros blancs", mais ce terme désigne-t-il également les français d'introduction toute récente dénommés "zoreille" ? Vous dites "comoriens", c'est-à-dire des ressortissants de la République des Comores, et dans ce cas est-ce que vous incluez les français d'origine mahoraise ? Personnellement, moi créole plus ou moins blanc (ni petit ni gros) je ne me retrouve pas dans votre inventaire auquel manque le raton-laveur. Etes-vous sûre que toutes ces soi-disant ethnies ou communautés se définissent elles-mêmes comme "créoles" ? Le terme de réunionnais ne serait-il pas plus approprié ? Marcel Létang.

7.Posté par pioutpiout le 02/02/2015 16:23
elle n'a rien d'autre à faire avec notre fric cette grande dame !!!!!!!!!!!!!

8.Posté par piuf le 02/02/2015 16:39
muticuturel ou multirécidiviste?ou multi intolérant?

9.Posté par chikun le 02/02/2015 17:10
La créolité vient du mot créole : blanc né aux colonies. Non content de stigmatiser les zoreys certains ont pris comme étendard le mot créole .
Pourquoi en Afrique du sud les ennemis de l'apparteid n'ont pas pris comme étendard le mot afrikaner , descendant de blanc né en afrique du sud ?
Esclaves ayant pris le nom de leurs propriétaires ! trop compliqué pour moi .

10.Posté par lebon le 02/02/2015 17:18
elle a vraiment rien d'autre à foutre !

11.Posté par Fabiho le 02/02/2015 17:32
C'est quoi cette tête de ravie de la crèche ???

12.Posté par Gloseur sensE le 02/02/2015 17:55
Madame la députée,

La préoccupation d'actualité économique et sociale, est que le ministre français de l'économie, Emmanuel Macron, veut une extension du travail le dimanche qui passerait d'une ouverture, principalement des grands commerces, de 5 dimanches par an à 12 dimanches par an.

En Outre-mer, dans un marché restreint et très limité par le potentiel de clientèle de chaque collectivité, cette mesure aurait de lourdes conséquences sur l'emploi et sur l'économie.

Nous sommes donc opposés à cette réforme du ministre de l'économie.
C'est pourquoi, nous gageons, madame la députée Ericka Bareigts, que vous voterez contre cette réforme Macron.

Par ailleurs, depuis la réforme de 2004 du lundi de Pentecôte, la tendance est à la suppression progressive des jours fériés, et des dimanches.
Dans ce contexte économique, d'une part, il sera difficile de conserver le repos dominical sans qu'il y ait une nouvelle suppression d'un jour férié.

Et d'autre part, l'ajout de plusieurs jours fériés par an, viendrait nécessairement en remplacement des jours fériés existants, comme par exemple, le 8 mai, le 14 juillet, et le 11 novembre qui, en principe, devrait prendre fin en 2018 ; ce qui libérerait donc un jour férié pour l'affecter à une autre vocation.

Enfin, la solution d'une convention privée, négociée par secteur d'activité et dans chaque entreprise entre l'employeur et ses employés, apparaîtrait comme une solution intermédiaire, proche du crédit du jour férié, en vigueur, notamment, au Royaume de Belgique ; c'est-à-dire dans une monarchie parlementaire fédérale, laquelle n'est donc constitutionnellement pas laïque.

Avec notre sincère et haute considération.

13.Posté par Stéphanie le 02/02/2015 18:13
On a l impression , sur le fond de l'argumentation, de lire un plaidoyer pour la ( feue) MCUR ( la maison des civilisations et de l unité réunionnaise) Dommage qu à l époque, des socialistes comme Vergoz, ont torpillé avec Didier Robert ce projet . Si ce projet existait, tout le monde aurait compris l intérêt de ce beau calendrier proposé par madame la Députée

14.Posté par Reunionnais le 02/02/2015 18:29 (depuis mobile)
Élu socialiste un jour... Con toujours. Censure?

15.Posté par Elodie le 02/02/2015 18:52
Enfin une élue qui a du courage !

Contrairement à ce que certains disent c'est un vrai sujet. Elle fait partie des rares responsables politiques qui ont une vision, un projet de société pour La Réunion.

16.Posté par Laïcien le 02/02/2015 18:54
Madame la député ,, ou la ékri un courrier de bourage de crâne ,, dans out courrier na la fraternel ,, lé façile dire ça ,,mais par kont ,, trop de communauté i crée la division entre la population ,,à force de jouer sur ce terrain miné ,,et surtout pas traite les vraies problèm à la racine ,, et vien fé dé blag que c'pas l'essenciel ,, l'urne va dévidé .

17.Posté par noe le 02/02/2015 19:09
Je jure de me faire baptiser dans toutes les religions proposées à la Réunion !
J'aurais ainsi plein de congés pour adorer Dieu le miséricordieux ...
Merci Ericka .... je vous adore ! vous faites la fierté de toutes les femmes réunionnaises ...

18.Posté par Lilas le 02/02/2015 19:33
2. La France n'en a tellement rien à foutre que ce modèle de vivre ensemble a été cité dans des rapports officiels et des discours des plus hautes autorités de l'Etat comme un modèle dont il faut s'inspirer...

5. Tout le monde n'a pas de RTT, c'est un dispositif non obligatoire qui doit être consacré par des accords entre partenaires sociaux. De plus, il est difficile d'assimiler des jours fériés, qui concernent tout le monde et poussent tout un chacun à célébrer l'évènement ensemble, et des congés payés, qui par définition sont pris au bon vouloir du salarié. Enfin, un employeur n'est pas obligé de valider un congé payé alors que faire travailler un jour férié lui en coûte.

6. Ces termes ne sont pas assimilables et vous projetez vos attentes sur les propos tenus, ce que d'ailleurs marque bien le format de votre post sous forme de suite de questions. Si vous regardez la définition du dictionnaire de l'Académie française, est créole " i[ Toute personne née dans [une des anciennes colonies des régions tropicales de l'Amérique et de l'océan Indien, et plus particulièrement aux Antilles], quelle que soit son ascendance. ]i " donc le terme de créole paraît plutôt adapté. C'est d'ailleurs assez amusant que vous vous focalisiez sur cet élément là.

7. Quel fric? Sa proposition ne coûte rien.

12. La loi Macron prévoit surtout, au delà de cette extension des jours où le travail le dimanche est autorisé, que TOUS les salariés travaillant le dimanche aient droit à une compensation, y compris ceux qui, aujourd'hui, travaillent déjà le dimanche comme si c'était un jour de semaine. De plus, cette extension pourrait avoir un réel intérêt dans des territoires dépendant fortement de l'industrie touristique, notamment pour attirer le tourisme de croisière qui commence à se développer dans notre île.

Quant à votre position sur l'amendement proposé par la députée, elle est ridicule. D'une part, vous semblez découvrir qu'il s'agit d'une substitution de jours fériés et non d'un ajout de jours fériés supplémentaires. Or c'est ce qui est dit dans la presse depuis des semaines, que ce soit par la députée ou par les associations religieuses. D'autre part, vous sous-entendez que des jours fériés "républicains" puissent être sacrifiés dans sa proposition. Or non seulement elle a toujours expliqué, et les représentants de la société civile avec elle, que ne pourraient être substitués que des jours fériés d'origine religieuse mais en plus ce principe est réaffirmé dans son 10ème paragraphe (si je compte bien). Enfin votre proposition d'en passer par la négociation collective n'est pas réaliste: d'une part elle demande un énorme travail de négociation préalable dans les branches d'activités, alors que le dialogue social entre partenaires sociaux est notoirement déficient à La Réunion; d'autre part cela implique que ces jours soient différents pour chaque salarié (ce qui est déjà prévu dans plusieurs conventions collectives mais dont on peut s'interroger sur le côté communautariste, là où le texte de loi proposé aboutirait à ce que ces fêtes soient fêtées collectivement) ce qui est contraire au principe républicain affirmé en fin du texte de la député: républicaniser des fêtes religieuses. Enfin, tous les salariés ne sont pas couverts par une convention collective, ce qui aboutirait à une discrimination religieuse en fonction du secteur d'activité des individus. Pour le coup, c'est effectivement parfaitement en cohérence avec l'approche anglosaxonne de la laïcité mais en contradiction assez importante avec les valeurs de notre République.

Je suis tout de même assez déçu du niveau des commentaires, souvent dans l'invective, sur un sujet qui mériterait un autre niveau de réflexion et de débat...

19.Posté par KLD le 02/02/2015 19:51
y a un truc qui s'appelle le CCEE , le comité de la culture , de l'environnement et de l'éducation créée avec les lois de décentralisation , lieu théorique de réflexion dans les ex DOM , on les entend plus , dommage , une opportunité que n'a pas su saisir nos "représentants locaux" §

20.Posté par pit o''''''''''''''''yabeul le 02/02/2015 19:55
18.
waou..comment tu te la pètes !

la neutralité religieuse de la France gagnerait à virer les jours fériés liés à la religion. c'est tout.

21.Posté par vanille le 02/02/2015 20:30
Post 18
Vous êtes le perroquet de Bareigts ??

22.Posté par Lilas le 02/02/2015 21:03
20. C'est une magnifique argumentation que vous avez là.

23.Posté par Hassim le 02/02/2015 21:31
Il y a trop de fêtes pour les chrétiens et pas assez pour nous les musulmans. Bravo Mme Bareigts. Gilbert Annette nous avait promis cette réforme quand il est venu rompre le jeûne du ramadan. Il est un homme de parole.

24.Posté par Père peinard le 02/02/2015 23:19
Post 23: Kikou nous revoilou!...

25.Posté par JS le 03/02/2015 02:45
La proposition parait plutôt intéressante. L’idée d’intégration républicaine est au point mort et le débat sur la laïcité semble se résumer à une lutte entre « tradition chrétienne » et « invasion musulmane » ; là on lâche du lest de chaque côté, on rogne sur la multitude de fêtes chrétiennes dont de nombreuses ne sont plus fêtés et on permet à d’autres de profiter de leurs fêtes sans avoir à consommer dans leurs congés, ce qui parait une simple application du principe d’égalité. Et quand bien même c’est « ridicule », il faut tenter plutôt que de laisser pourrir la situation. Les arguments faussement économiques ou patriotes ne tiennent pas non plus : l’Assomption n’est pas une fête républicaine (pour l’argument patriote) et les jours fériés existent déjà (pour l’argument économique). On parle juste de partager, ce qui est un principe républicain. Bonne chance à Mme. La députée sur ce coup.

26.Posté par piuf le 03/02/2015 07:41
ferait mieux de s'interrroger pour releve un peu l'economie que sur les jours feries,comme ça tout le monde serait content

27.Posté par Michel Gangaye le 03/02/2015 07:55
5 semaines de congés payés par an, il y a t-il vraiment besoin de faire une loi pour avoir des jours fériés communautaires ? Chacun peut prendre sur ses jours de congés pour ses fêtes culturelles.

28.Posté par Gromale le 03/02/2015 09:31
En fait, heureusement qu'il y a des politiques comme Bareigts pour faire bouger le smilblick. Les commentaires montrent bien qu'une bonne partie des "Réunionnais" a peur de tout, même de son ombre. Svp, ouvrez un livre et lisez l'histoire de notre ile, et vous pourrez comprendre pourquoi une grande partie de la population défend cet amendement. Et les forumeurs de Zinfos ne sont aucunement représentatifs.

29.Posté par Maurice BONNET PIRON le 03/02/2015 10:11
encore une qui est payé a ne proposer que des conneries on l attend plus tot sur des sujets comme l emploi la vie chere l insecurite la continuite territoriale mais la gauche est absente

30.Posté par Gromale le 03/02/2015 10:23
@ 29 : C'est tellement facile de tout attendre des élus. Pourtant, ce sont des personnes comme vous et moi. Vous pouvez vous aussi agir au quotidien pour changer la société. Et pour info, Bareigts était rapporteur de la loi contre la vie chère.

31.Posté par Lilas le 03/02/2015 12:49
21. Et vous de Dindar?

32.Posté par MF MOURREGOT le 03/02/2015 13:31
Le Groupe de Dialogue interreligieux, par la voix d'Idriss Issop Banian, avait profité de la visite de Nicolas Sarkozy en 2005 pour lui dire qu'il était nécessaire de modifier le calendrier des jours fériés afin que les communautés non-catholiques soient davantage reconnues. Le président de l'association Tamij Sangam, Selvam Chanemougame avait demandé au ministre des cultes qu'un comité de réflexion, animé par le GDIR, soit mis en place sous l'égide du préfet, pour élaborer un calendrier des fêtes qui soit plus fidèle aux pratiques culturelles de l'île. Nicolas Sarkozy avait répondu qu'il n'y était pas opposé, mais n'avait rien promis...

33.Posté par vanille le 03/02/2015 14:16
Post 31
Votre question est hors sujet. Ce sont deux inutiles qui nuisent à la Réunion et aux porte monnaie des contribuables français.

34.Posté par Lilas le 03/02/2015 15:37
33. Je suis persuadé que votre utilité n'est plus à démontrer. D'ailleurs, sur ce sujet, l'apport de vos contributions au débat de fond crève les yeux.

35.Posté par Gromale le 03/02/2015 16:20
@ 33 : On l'a dit, cette mesure ne coûte rien au contribuable. Au contraire, elle apportera une nouvelle harmonie !

36.Posté par vanille le 03/02/2015 17:50
Post 34
Un débat de fond avec vous serait ennuyeux et sans intérêt.

37.Posté par Gloseur sensE le 03/02/2015 18:19
Post-Scriptum :

« La Réunion en particulier et les Outre-mer en général sont multiculturels. » (députée Ericka Bareigts).

D'une part, l'Union européenne est multiculturelle et multiconfessionnelle, de même que le sont la Confédération Helvétique, la Fédération de Russie ou les Etats-Unis d'Amérique.

Ainsi, tous les citoyens européens ne sont donc pas des républicains ni des laïcs, et la France n'a pas une culture supérieure à celles des autres Etats membres de l'UE, comme le Royaume de Belgique, qui ne sont ni des républiques ni des Etats laïcs.

D'autre part, les valeurs citées par les républicains laïcs, sont en réalité des valeurs bibliques devenues universelles, qu'ils ne font donc qu'emprunter et souvent de manière sectaire en oubliant sciemment l'origine desdites valeurs.

Enfin, c'est pour des raisons économiques que le Lundi de Pentecôte a été supprimé depuis 2004, et aujourd'hui, on voudrait nous faire croire que d'ajouter de nouveaux jours fériés ne coûterait rien aux contribuables ? C'est faux !

38.Posté par Lilas le 03/02/2015 21:26
36. Dites plutôt que vous en êtes incapable.

37. Libre à tous ces pays de l'être, je ne vois pas en quoi cela représente une remise en cause de ce qui est proposé?

Quant à la valeur biblique de la laïcité, on peut effectivement trouver quelques racines communes, notamment présente dans Marx XII 13-17 et dans la doctrine des deux glaives. Mais d'une part elle s'entend différemment en théologie de ce qu'en a fait le droit français (notamment, dans la doctrine des deux glaives, le pouvoir spirituel est considéré comme supérieur au pouvoir temporel, ce qui est totalement l'inverse de la conception française de la laïcité, qui a largement été inspirée par les affrontements entre le pape et les princes d'Europe durant la Renaissance dont on retrouve par exemple la trace dans l'Enfer de Dante. Il faut également noter que cette doctrine ne signifie pas qu'il faille tolérer les autres religions mais que le pouvoir temporel est distinct mais soumis au pouvoir spirituel, comme le montre par exemple le fait que l'excommunication pouvait faire perdre un trône.) , d'autre part des conceptions similaires existent dans d'autres espaces culturels. Par exemple, au Japon avec une distinction entre le gouvernement civil et militaire et une maison impériale au rôle largement religieux et figuratif à certaines périodes. On peut même trouver des éléments plus proches de la laïcité française dans des cultures avec lesquelles la France de 1789 n'a eu que des contacts lointains, comme la culture Iroquoise dont une conférence de Cornell (une université de la Ivy League) a démontré que la Grande loi de la paix comprenait notamment une doctrine de liberté religieuse pour tous les habitants de la fédération iroquoise.

Donc en réalité, la doctrine de la laïcité française trouve bien sa source dans la conception biblique de la séparation de l'Eglise et de l'Etat: elle s'est construite contre elle, en retournant ses arguments contre l'Eglise à une époque où la Bible était l'alpha et l'omega de l'autorité intellectuelle. On peut d'ailleurs noter, et c'est amusant, que dans le monde orthodoxe les mêmes arguments ont été utilisés pour renverser le rapport de force: c'est l'Etat qui domine l'Eglise. En fait, la laïcité française est une conception équilibrée qui s'est construite intellectuellement des conflits avec l'Eglise mais a su retourner contre elle ses propres textes. En aucun cas ces textes n'étaient à considérer comme la source ou la justification du principe défendu par les Lumières.

Je ne vois cependant pas, là encore, en quoi cela constitue un argument contre la proposition de la députée.

Enfin, sur la fin, vous n'avez encore une fois rien compris: il ne s'agit pas de rajouter des jours fériés mais d'en substituer. Il n'y a donc pas le moindre coût.

39.Posté par Gloseur sensE le 03/02/2015 23:51
Post-Scriptum (suite)

Désolé madame, mais votre proposition n'est pas claire.
Il n'a toujours pas été répondu précisément à la question de savoir quels seraient les jours fériés actuels qui seraient 'substitués'. Est-ce 11 novembre, dès 2019 ?

Ce qui nous fait penser qu'en définitive des fêtes bibliques comme la Pentecôte seraient supprimées ou qu'il serait ajouté des jours fériés au calendrier.

Par ailleurs, la Bible fait, elle, une distinction, une séparation entre le temporel et l'éternité.
Sachant que c'est à partir de la création de la lumière par Dieu, lorsqu'il dit : "Que la lumière soit !
Et la lumière fut", qu'apparaît alors le temps.
Avant cet instant, le temps n'existait pas.
L'espace cosmique étant mesuré en année lumière.

Quant au principe catholique, et non biblique, de la laïcité, c'est-à-dire de la séparation entre d'une part, le clergé de l’Église catholique romaine, et d'autre part, les fidèles catholiques laïcs ; vous commettez une erreur, car cette notion n'est pas conforme au texte de Saint-Marc 12.

D'ailleurs, nous ne connaissons aucune référence biblique de la laïcité à la française, c'est pourquoi, pour plus de précisions sur les dogmes catholiques romains, nous vous suggérons de vous renseigner auprès de catholiques.

En revanche, nous pouvons vous indiquer que le principe biblique du royaume de Dieu et de son Roi, est énoncé dans la Bible, par exemple, à l'Evangile de Saint-Jean 18, 36−37 (traduction Bible Semeur 2000) :

36 - « Jésus lui répondit :
Mon royaume n’est pas de ce monde.
Si mon royaume appartenait à ce monde, mes serviteurs se seraient battus pour que je ne tombe pas aux mains des chefs des Juifs.
Non, réellement, mon royaume n’est pas d’ici.
37- Es-tu donc roi ? reprit Pilate.

- Tu le dis toi-même : je suis Roi !
Si je suis né et si je suis venu dans ce monde, c’est pour rendre témoignage à la vérité.
Celui qui appartient à la vérité écoute ce que je dis. »
(fin de citation).

40.Posté par Lilas le 04/02/2015 01:20
39. Ah mais si, ça a notamment été dit dans le JIR: les jours fériés catholiques sont les seuls qui pourraient être échangés. Le listing exact de quel jour et pour être attribué à quoi est à la charge du préfet. Donc oui, effectivement, la Pentecôte pourrait être supprimée du calendrier mais ça c'était clair depuis le début.

De plus, il a clairement été dit qu'aucun jour férié ne serait rajouté. Ca a été dit et redit dans tous les médias.

Mais la Bible fait et peut faire une distinction entre le temporel et le spirituel! Mais ce n'était pas ce que vous disiez: vous disiez que les valeurs laïques sont des valeurs chrétiennes devenues universelles. C'est faux, et c'est ce que je démontre point par point.

D'abord, sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat (au sens strict, c'est à dire qu'il ne s'agit pas des mêmes corps, et non au sens laïque pour lequel il s'agit d'une doctrine de non intervention de l'un sur l'autre), effectivement je vous confirme que c'est dans la Bible: c'est le sens de ma référence à l'évangile selon Saint-Marc, où Jésus prononce cette phrase célèbre "rendre à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu". Dit autrement: il n'y a pas d'identité entre l'Etat et l'Eglise. Mais cette distinction n'est pas la laïcité. Cette distinction, d'ailleurs, suppose dans le catholicisme une soumission du temporel au spirituel (d'où ma référence à la doctrine des deux glaives) .

D'autre part, les valeurs laïques ne sont pas une universalisation des valeurs chrétiennes. C'est pour ça que je vous explique que la laïcité française n'est pas un substrat de la sécularité chrétienne mais s'est construite contre elle: là où la chrétienté suppose un lien fort entre religion et politique, même si organiquement les deux sont séparés, la laïcité part du principe d'une forme de paix des armes dans laquelle aucun des deux domaines n'a le droit de se mêler des affaires de l'autre. C'est d'ailleurs tout à fait le sens de la loi de 1905 dont on oublie un peu vite qu'elle comprenait d'autres choses que l'interdiction de financer les cultes: par exemple, elle comprenait des peines d'amende pour avoir organisé une réunion politique dans un lieu de culte (articles 26 et suivants de la loi de 1905) et la diffamation d'un officier public par un officier du culte est punie de peine de prison (articles 34 et suivants de la loi de 1905): http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006070169&dateTexte=20080306 . C'est pour ces mêmes raisons que je cite les affrontements entre l'Eglise catholique et les pouvoirs politiques, ceux-ci ayant structuré le rejet de l'influence religieuse qui a posé les germes intellectuels du principe de laïcité. Ainsi, je citais Dante et son Enfer (Dante ayant été chassé de sa ville natale par les affidés du pape pour s'être opposé à son influence écrit son ouvrage pour se moquer du pape qu'il décrira notamment comme condamné aux Enfers dans son oeuvre) mais j'aurais aussi bien pu citer le développement du protestantisme qui n'a été possible que dans la mesure où il servait de prétexte à une noblesse d'Europe de l'Est et du Nord pour se démarquer des tentatives du pape de se mêler de leurs affaires, et avec lui l'influence des royaumes latins bien plus proches de la papauté. Il est d'ailleurs marquant que ce soit Luther qui ait réussi là où Jean Hus a échoué: l'un prônait la collectivisation des terres et fut décrit par Marx comme le premier communiste, l'autre l'individualisme et le fait que les actes n'importent pas pour obtenir le salut... On voit vite où penchaient les intérêts des puissants. Or le protestantisme a bien plus à voir avec la doctrine de liberté religieuse et la laïcité à la française que la sécularisation prévalente dans la doctrine catholique.

Mais même à supposer que vous parliez de manière générale des principes républicains (et non des principes laïcs, ce n'est pas la même chose), dire la chose suivante "D'autre part, les valeurs citées par les républicains laïcs, sont en réalité des valeurs bibliques devenues universelles" est complètement faux. Les valeurs républicaines ont bien d'autres sources que la Bible, comme les penseurs grecs, romains et perses. Par exemple, l'existence d'un droit naturel supérieur au droit positif qui préfigure les droits de l'Homme remonte à Aristote et à Cicéron. La notion de démocratie et de protection des tribuns remonte au moins à la loi des douze tables à Rome. Le droit à un procès équitable se retrouve dans la loi du Talion mais également en germe dans le code d'Hammurabi. La liberté de conscience? Romaine. La liberté de circuler? Egyptienne. Le principe même de liberté (bien qu'il ne s'entendait pas de la même façon) était grec et un peu égyptien. Et il existait bien d'autres sources encore pour la philosophie politique occidentale. En fait, le problème de votre argumentation, si c'est bien cet ensemble que vous visez, c'est une sorte de myopie: vous ne voyez de lien qu'entre les principes républicains et les principes chrétiens alors que les filiations sont non seulement multiples mais croisées, chacun des acteurs s'influençant mutuellement. Il est donc difficile de ne pas voir dans un tel argumentaire un projet politique, à savoir ramener le christianisme politique sur le devant de la scène, sous couvert d'une défense un peu naïve du rôle de la religion dans notre histoire philosophique et juridique.

Mais, encore une fois, je ne vois de toutes façons pas le rapport avec le sujet du jour. Même à supposer (et honnêtement, je pense avoir démontré que c'est une présentation à tout le moins spéciale de la vérité) que le christianisme ait tant influencé que ça nos valeurs, en quoi cela empêche de se montrer ouverts d'esprit et d'intégrer d'autres philosophies? Les Romains, qui n'ont pas eux mêmes été sans influence sur notre civilisation, n'étaient pas derniers en la matière et importèrent d'Orient aussi bien des religions que des principes d'administration (notamment la gestion décentralisée de l'Empire perse).

41.Posté par vanille le 04/02/2015 08:07
Post 38
ça doit être ça ! Je n'ai pas la chance d'avoir le niveau CAP de sténo dactylo comme vous alors je flippe grave - mdr-

42.Posté par Gloseur sensE le 04/02/2015 13:12
Post-Scriptum (suite bis) :

Comme nous le relevions précédemment, le Lundi de Pentecôte a déjà été supprimé des jours fériés pour la plupart des salariés. Dix ans après son application, cette mesure étant d'ailleurs un demi échec.

Si donc nous comprenons bien la proposition de la députée Ericka Bareigts, cela signifie que les prochains jours fériés qui seraient supprimés par sa proposition de loi seraient : le Lundi de Pâques, le Jeudi de l'ascension, et aussi Noël ?

Si telle est la proposition de loi de la députée Ericka Bareigts, alors nous y sommes opposés.

Puis, concernant la notion de la laïcité à la française, nous vous confirmons qu'elle n'est pas biblique.
Votre postulat dogmatique et non pas doctrinal 'des deux glaives' ainsi que votre raisonnement sont, madame, influencés, en autres, par le catholicisme romain, et non par la Bible.

Or, une doctrine biblique est basée sur la Bible, et non sur un dogme issu de la tradition ou de l'interprétation humaine.
La Bible s'expliquant par elle-même et par le respect de l'herméneutique.

Etant entendu que les valeurs bibliques devenues universelles sont, en autres : la vie, l'amour, la paix, la justice, la vérité, la liberté, l'égalité - y compris sociale et des races humaines, la fraternité, le libre consentement, la liberté de conscience, le pacifisme, la non-violence, l'action humanitaire, etc.

A titre d'exemple, concernant la valeur biblique de la liberté, le texte de référence est, en autre, Saint-Jean 8, 31-36 (traduction Bible Semeur 2000) :

31 Alors (Jésus) il dit aux Juifs qui avaient cru en lui :
« Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples,
32 vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »

33 Ils lui répondirent : « Nous sommes la descendance d'Abraham et nous n'avons jamais été esclaves de personne. Comment peux-tu dire : ‘Vous deviendrez libres’ ? »

34 « En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, toute personne qui commet le péché est esclave du péché.
35 Or, l'esclave ne reste pas pour toujours dans la famille ; c’est le fils qui y reste pour toujours.
36 Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libres.
(fin de citation).

Quant au texte biblique de Marc 12, celui-ci concerne le paiement par les contribuables Juifs de l'impôt à l'Empire romain, et ce en plus de la dîme biblique payée par les Juifs au Temple de Jérusalem.
C'est pourquoi, la question de droit que les Juifs posèrent à Jésus était de savoir si bibliquement, ils pouvaient payer également l'impôt à l'Empire romain et à l'empereur César qui se proclamait être dieu à la place de Dieu YaHWeH.

L'explication de Marc 12 se trouve, notamment, dans l'Evangile selon Saint-Matthieu 17, 21- 25 (traduction Bible Semeur 2000) :

21 Ils lui posèrent cette question : « Maître, nous savons que tu parles et enseignes avec droiture et que tu ne tiens pas compte de l'apparence, mais que tu enseignes le chemin de Dieu en toute vérité.
22 Nous est-il permis, ou non, de payer l'impôt à l'empereur ? »

23 Jésus discerna leur ruse et leur répondit : «Pourquoi me tendez-vous un piège ?
24 Montrez-moi une pièce de monnaie.
De qui porte-t-elle l'effigie et l'inscription ? »
« De l'empereur », répondirent-ils.
25 Alors il leur dit : « Rendez donc à l’empereur ce qui est à l’empereur et à Dieu ce qui est à Dieu. » (fin de citation).

43.Posté par Lilas le 04/02/2015 15:45
42. Vous faites une erreur de droit: la Pentecôte est toujours un jour férié. Il s'agit simplement d'un jour férié un peu spécial. Notez d'ailleurs que vous semblez confondre jour férié et jour chômé.

Et encore une fois, vous ratez l'essentiel (même si du coup, je saisis mieux de quelle secte vous venez) : la Bible peut avoir quelques valeurs sur la liberté ou d'autres. Mais ces valeurs ne lui sont pas propres et la précèdent de beaucoup. La notion de liberté, par exemple, précède de beaucoup le Nouveau Testament (mais par contre, je ne suis pas sûr pour l'Ancien Testament, qui n'a cependant rien à voir avec son émergence). La notion de justice n'est pas propre à la Bible et, si l'Ancien Testament a fait quelques beaux apports sur le sujet, vous trouvez les plus grandes influences à la pensée occidentale sur le sujet chez les penseurs grecs et romains pré-chrétiens (Platon et Aristote, par exemple). Le libre-arbitre commence à apparaître avec la "volonté" chez les stoïciens. De même pour l'ensemble des valeurs que vous citez, trouve-t-on des racines préchrétiennes et des développements qui ne doivent rien aux traditions bibliques (il serait d'ailleurs ridicule d'assimiler ces concepts à la seule tradition biblique, car ils sont aussi apparus dans des civilisations lointaines aussi bien dans le temps et l'espace).

Ce n'est pas à dire qu'il n'y a pas de conception chrétienne de ces valeurs. Mais que cette conception n'est ni la seule filiation des valeurs républicaines, ni la plus ancienne ni la plus importante: sur la . Comme je vous le disais, votre projet politique est transparent: vous surestimez le rôle de la Bible dans l'émergence des valeurs républicaines pour réduire la République à une émanation de la tradition chrétienne et réaffirmer le primat du spirituel sur le temporel. C'est faux et pour tout dire franchement malsain comme façon de raisonner.

Quant à Marc 12, effectivement il s'agit à la base d'une question sur les impôts. Mais fondamentalement, le sujet est l'existence d'un Etat incarné par César indépendant du pouvoir spirituel incarné par Jésus. C'est d'ailleurs pour ça que la Bible précise qu'il s'agissait d'un piège tendu au Christ par les autorités: les Romains espéraient que Jésus pousse ses disciples à ne pas payer l'impôt car la non-reconnaissance de la divinité de César le pousserait à remettre en cause la légitimité de l'Etat. Il n'est pas tombé dans ce piège et a clairement, par cette phrase, séparé l'exercice du pouvoir temporel de l'exercice du pouvoir spirituel. Il faut savoir faire un peu d'exégèse, mon pauvre...

44.Posté par question le 04/02/2015 17:46
Erika, son nom i fait pensé à une catastrofe pétroliére, mais ça lé courageuse et inteligente comme christiaaannne, vive erikaaaa !!!!

45.Posté par Gloseur sensE le 04/02/2015 18:01
Post-Scriptum (suite ter) :

En somme, selon la proposition de loi de la députée réunionnaise, les jours fériés chrétiens actuels qui seraient supprimés ou substitués, ne seraient donc pas chômés.
Si donc, par exemple, le Lundi de Pâques, le Jeudi de l'ascension ou Noël sont supprimés ou substitués, ils ne seraient donc pas chômés.
Idem, dès 2019 pour le 11 novembre si ce jour férié est affecté à une autre vocation.

Compte tenu que parmi les fêtes légales, seul le 1er mai est obligatoirement chômé.
La loi interdisant la récupération des jours fériés chômés.
Et qu'en dehors du 1er mai, la loi et la jurisprudence considèrent que les jours fériés peuvent tous être travaillés.
Quant au lundi de Pentecôte, dans le secteur privé, il est très souvent travaillé et donc non chômé, surtout depuis la réforme de 2004.

Par ailleurs, nous ne souhaitons pas revenir sur vos allégations dogmatiques catholiques et autres.

Seulement, concernant le texte de Marc 12, manifestement, nous n'avons pas la même lecture.
Sachant que bibliquement, la notion d’État temporel existe en Terre sainte depuis l'époque des Juges (la Bible, Livre des Juges), la création du Royaume d'Israël et l'onction divine du premier roi Saül (1 Samuel 10).

Quant aux Juifs qui, en Marc 12, étaient sous l'occupation romaine à l'époque de Jésus-Christ, ceux-ci étaient contraints de se soumettre au pouvoir autoritaire de l'Empire romain et de l'empereur César.
Mais, bien que les Juifs reconnaissaient par obligation, par contrainte, l'empereur romain ; néanmoins, les juifs, selon Exode 20 qui énonce : « Tu n'auras pas d'autre dieu que moi », ne rendaient pas un culte à un homme quel qu'il soit, et donc les Juifs n'ont jamais reconnu l'empereur romain comme ce qu'il prétendrait être, c'est-à-dire un dieu.

Le fait pour les Juifs de payer, en plus de la dîme biblique, de lourds impôts à l'empire romain et à l'empereur César, est l'équivalent des français qui sous l'occupation Allemande ont été obligés de sacrifier beaucoup de biens pour le III e Reich et le règne du dictateur Hitler.

Le refus de la part des Juifs de payer l'impôt à César aurait, par conséquent, été sanctionné par une sanglante répression. De même qu'en France, sous l'occupation Allemande, les résistants qui se sont rebellés ont été sauvagement exécutés par les nazis.

C'est donc pour éviter toute victime civile Juive, que Jésus n'a pas objecté le paiement de l'impôt à l'empire romain.
Sachant que selon Jésus, le plus important est que le Juif ou le Chrétien rende prioritairement à Dieu ce dont il lui revient.
Jésus mit donc Dieu son Père en premier, avant l'empereur romain.

C'est pour la même raison d'épargner la nation Juive de la répression romaine, et pour sauver l'humanité, que Jésus fût sacrifié à la Croix, selon qu'il est écrit dans l'Evangile de Saint-Jean 11,48−52 :

48 "Si nous le (Jésus) laissons faire, tous croiront en lui (Jésus) et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation. »
49 L'un d'eux, Caïphe, qui était grand-prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n'y comprenez rien !
50 Vous ne réfléchissez pas qu'il est dans notre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple et que la nation tout entière ne disparaisse pas. »
51 Or il ne dit pas cela de lui-même, mais comme il était grand-prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation.
52 Et ce n'était pas pour la nation seulement, c'était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés. "
(fin de citation).

46.Posté par la lutte finale le 04/02/2015 19:49
bla bla nombreux et inutiles sauf pour ceux qui lisent et qui les écrivent.

les jours fériés ne doivent pas tenir compte d'un quelconque fait religieux qui serait par le caractère du jour férié, fêté par ceux qui se réclameraient de la dite religion.

chacun utilise les modalités mis à disposition par le droit du travail : RTT ou CP ou absence sans paie ou avec récup un utre jour... pas plus compliqué que cela

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