Santé

Alzheimer : Des progrès majeurs dans la prise en charge des patients


Alzheimer : Des progrès majeurs dans la prise en charge des patients
En France, 800.000 personnes sont concernées par la maladie d'Alzheimer, selon le ministère de la santé. Pus de 160 nouveaux cas surviennent chaque année. A la Réunion, on estime à 9.000 le nombre de personnes atteintes par cette maladie.

Aujourd'hui, journée mondiale de la maladie d'Alzheimer, des manifestations vont avoir lieu sur l'île. Le CHR de Bellepierre mettra en place un stand d'information dans l'après-midi tandis que l'EHPAD, village 3ème âge de Saint-André, ouvre ses portes au public toute la journée.

L'association France Alzheimer Réunion a sillonné tout le week-end précédant les marchés forains, rues piétonnes et centre commerciaux afin de sensibiliser l'opinion publique sur la maladie d'Alzheimer.

Priorité de santé publique

En 2010, la maladie d'Alzheimer et les maladies apparentées sont toujours incurables. Ce constat ne doit pas faire oublier les progrès majeurs réalisés depuis les années 80 dans les traitements, la recherche et dans la prise en charge des malades. Aussi, depuis 2007, la maladie d'Alzheimer est devenue un enjeu de société et une priorité de santé publique.

Vendredi dernier, Nicolas Sarkozy a effectué un point d'étape du plan Alzheimer lancé début 2008. Il a décidé de généraliser sur l'ensemble du territoire à partir de 2011 les maisons pour l'accueil et l'intégration des malades d'Alzheimer.

Le président a également annoncé la création de 127 équipes spécialisées supplémentaires de services de soins infirmiers à domicile d'ici la fin 2010.
Mardi 21 Septembre 2010 - 07:47
Melanie Roddier
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1.Posté par le congo chez tintin le 21/09/2010 10:02
On peut espérer une amélioration de l'état de Delepeu et de Boyer, ou c'est trop tard ?

2.Posté par va s'y la maladie le 21/09/2010 10:11
Pour être très complet sur une analyse plus fine du sujet, démontre s'il en était besoin que le président Sarkozy se gosse même de son manque totale d'ambition sur le sujet, mais la presse régionale relaie de façon très élogieuse, voire comme une réussite ce plan, à mettre au compte de ce grand président réformateur:

"Le plan de Nicolas le président...
Sarkozy a rappelé combien cette affaire d'Alzheimer est importante : son plan, énoncé en février 2008, coûtera 1,6 milliard d'euros, pour partie du recyclage d'un précédent plan lancé sous le gouvernement précédent. Son objectif initial était de « construire un parcours personnalisé pour chaque malade, depuis le diagnostic jusqu'à la prise en charge à domicile et le cas échéant en établissement.» Dix-sept expérimentations ont été conduites depuis 2009. A l'annonce du plan, la faiblesse des moyens prévus avait été soulignée. Une partie du plan, avait promis Sarkozy, serait financé ... par les malades eux-mêmes, par le biais d'une augmentation des franchises médicales mises en oeuvre dès janvier 2008 ! Cette péréquation, par ailleurs incroyablement injuste, est également fausse, tant il est impossible de garantir l'affectation de ces recettes nouvelles à la lutte contre la maladie.

Après le « succès des 17 expérimentations de Maisons pour l'accueil et intégration des malades d'Alzheimer », Nicolas Sarkozy a décidé de généraliser le dispositif dès 2011. On oublierait presque les 2,5 milliards d'euros d'économies sur l'assurance maladie sur lesquels travaillent les ministres Bachelot et Baroin pour la même année.

800 000 Français sont affectés par Alzheimer ou une maladie assimilée, rappelle le dossier de presse élyséen. Seuls 450 000 d'entre eux sont suivis médicalement, dont 300 000 « bénéficient d'une prise en charge au titre de l'affection longue durée.»

Nicolas le guérisseur...
Il faut lire le dossier de presse pour mesurer le narcissisme du propos présidentiel.

Primo, Nicolas s'approprie les résultats récents de la recherche contre la maladie : en résumé, c'est grâce à lui si la recherche a progressé : sous la rubrique intitulée « Un effort de recherche sans précédent qui porte déjà ses fruits », les conseillers de l'Elysée expliquent que « le plan prévoit un effort de recherche sans précédent.» En fait, la Sarkofrance a financé 92 projets de recherche, pour 44 millions d'euros au total, soit ... 480 000 euros par recherche. Cet effort « sans précédent » représente 6% du coût du bouclier fiscal, ou un gros tiers des dépenses élyséennes. Mais ce n'est pas tout : « 67 nouveaux chercheurs ont été recrutés depuis le début du plan .» Soixante-sept chercheurs !! Incroyable !

Ils détaillent : « Après une avancée majeure en 2009 avec la découverte de deux nouveaux gènes associés à la maladie, on peut d’ores et déjà dénombrer en 2010 plus de vingt publications internationales majeures auxquelles ont contribué les chercheurs français grâce à la coordination de la Fondation Plan Alzheimer et aux financements du plan ». On sait tous que la recherche prend du temps... sauf en Sarkofrance : à peine Sarkozy-tout-puissant a-t-il annoncé son plan en février 2008, qu'un an plus tard les chercheurs trouvent et publient ! Incroyable ! Alléluia !

Secundo, l'offre de soins serait d'ores et déjà suffisante : les auteurs du rapport d'étape présenté au président français se félicitent des 425 structures hospitalières disponibles en France: « Sur tout le territoire, une consultation mémoire hospitalière ou par un spécialiste libéral est ainsi disponible à proximité pour chaque Français qui le souhaite. » Et ils ajoutent : « le délai d'attente (mesuré en octobre 2009 en consultation hospitalière) est raisonnable : 51 jours en moyenne, 4 sur 5 donnent un rendez-vous en moins de trois mois. » Trois mois pour un premier rendez-vous ? 425 hôpitaux pour 800 000 patients ? Tout va bien en Sarkofrance.


... ou de François Sarkozy, l'investisseur.
Le dossier de presse publié par l'Elysée détaille toutes les actions gouvernementales : revalorisation de la prise en charge des frais de transport, création de postes, maillage territorial prolongé, etc. La Sarkofrance met le paquet, sans aucune perspective.

Mais il est un autre aspect non évoqué du plan Alzheimer. Dès son lancement, Nicolas sarkozy a pris soin d'associer l'industrie pharmaceutique. En mars 2009, le blog Pharmacritique établissait déjà la longue liste des collusions douteuses et rapprochements lucratifs entre institutions publiques, y compris une fondation mise en place par le Plan Alzheimer de Nicolas Sarkozy, et quelques grands noms de la pharmacie.

Les premiers apportent des financements publics, les seconds empochent la propriété intellectuelle des brevets déposés et les bénéfices qui vont avec... Dotée d'un budget de 200 millions d'euros, la « Fondation de la coopération scientifique sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées » est présidée par Philippe Lagayette, ancien directeur de cabinet de Jacques Delors(1981-1984) et vice-président de JPMorgan Europe Moyen-Orient Afrique. Son directeur vient de l'Institut Pasteur de Lille, l'un des clients d'AEC Partners, la société de conseil de ... François Sarkozy, jeune frère de Nicolas.

Cette dernière société est aux confluences de la spéculation (elle conseille des investisseurs) et du complexe pharmaceutique. Ses spécialités sont la restructuturation d'actionnariats, la valorisation d'actifs, le conseil en placements, la négociation d'accords de licences. La liste des clients est impressionnante: Wendel Investissement (la société du baron de Seillère), Oddo ou E. de Rotschild Capital Partners; Areva, Sanofi-Aventis, Roche, ou Pfizer.

Une autre fondation s'intéresse au plan Alzheimer de Nicolas Sarkozy : la fondation Médéric Alzheimer. Et on y retrouve, Ô surprise, un autre frère du président, Guillaume Sarkozy, délégué général de Malakoff Médéric, et ancien vice-président du Medef.

Osons une question : Nicolas Sarkozy aurait-il lancé son plan Alzheimer avec autant d'énergie si ses deux frères n'étaient pas étroitement parties prenantes du secteur ?

On se souvient d'une vieille affaire, rapidement enterrée au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy : un groupe de bénévoles d'une association baptisée l'Arche de Zoé s'était fait attraper en tentant de kidnapper des enfants tchadiens. or l'Arche de Zoé avait pour secrétaire générale de l'Arche de Zoé la directrice de l'entreprise parisienne Paris Biotech, dont ... François Sarkozy était l'un des membres du comité d'évaluation. Les 6 participants de l'expédition, condamnés puis graciés au Tchad après intervention personnelle de Nicolas Sarkozy, devraient être prochainement rejugés.

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