Alain de Pouzilhac, président de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF), a été contraint jeudi de démissionner de ses fonctions, l'Etat ayant souhaité, selon lui, une "nouvelle présidence" pour la holding chapeautant France 24 et RFI.
"Je prends acte du fait que l'Etat, notre actionnaire, souhaite une nouvelle présidence pour l'Audiovisuel Extérieur de la France. Je considère donc que ma mission est terminée", écrit-il dans une lettre aux salariés dont l'AFP a obtenu copie.
Appelé par Nicolas Sarkozy en 2008 pour piloter le rapprochement de RFI et France 24 au sein de l'AEF, Alain de Pouzilhac souhaitait fusionner les rédactions de Radio France Internationale (RFI), sa filiale arabophone MCD et la chaîne d'information en continu France 24, une option à laquelle s'opposent le nouveau gouvernement ainsi que les syndicats.
La justice s'intéresse à sa gestion à l'AEF
L’ex-publicitaire est aussi dans la ligne de mire de la justice, d'après une information du magazine Challenges. En effet, la Brigade de répression de la délinquance économique de la Préfecture de police de Paris se penche actuellement sur certains aspects de sa gestion à l’AEF.
Les inspecteurs s'intéressent notamment à l’attribution sans appel d’offre d’un marché de prestations juridiques au cabinet Bersay & Associés où travaille son fils. Un marché de promotion du site de France 24 attribué à la société LSF Interactive, après un appel d’offre jugé biaisé intrigue également les inspecteurs.
Un autre dossier concerne le rôle joué par la société de production audiovisuelle Médian, basé à Beyrouth, qui a produit une interview du dictateur syrien Bachar El Assad, vendue à TV5 avant d’être transmise à son employeur RFI.
















