Faits-divers

Affaire Roukia: Le GIR à la barre


Deuxième jour d'audience du procès Roukia. Hier est passée à la barre une grande partie de l'équipe du Groupe d'intervention régional et un indic, Daniel Mohamed, pour tenter de déterminer le cheminement de la drogue qui a conduit à la mort de la jeune femme en janvier 2011. Ce dernier assure avoir reçu l'accord de Jeremy Bouclet (faisant partie du GIR) pour faire passer de la drogue des Comores à Mayotte, rapporte le Journal de Mayotte. 

Le policier reconnaît sa réception prouvant sa circulation sur le territoire. Quelques temps après, c'est le gendarme Daniel Papa qui remet à Daniel Mohamed la drogue empaquetée dans une enveloppe, assurant ne pas savoir ce qu'elle contenait.

Said Hamada M'zé, un autre indic, vendra finalement son contenu à Mathias Belmer, le petit ami de Roukia.

Une journée d'hier qui a mis en évidence un "manque de gestion" qu'a réfuté le responsable du GIR de l'époque.   
Mercredi 25 Novembre 2015 - 10:02
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1.Posté par Simandèf le 25/11/2015 12:13
Toute cette affaire est bizarre mais est révélateur du dysfonctionnement de l'organisation des forces de l'ordre censés protéger la population.

2.Posté par Gloseur sensE le 25/11/2015 13:47
Dans cette nouvelle journée d'audiences dans l'affaire d'homicide de la jeune mahoraise ROUKIA - homicide lié à un trafic de drogues dures par le GIR de Mayotte, il apparaît plusieurs fautes graves et reprochables à la brigade criminelle du GIR de Mayotte :

- Fonctionnement anarchique (qui donnait les ordres ? Et devrait donc aujourd'hui les assumer !) ;
- violations des règles et des procédures administratives et judiciaires ;
- opacité du système ;
- omertà ;
- corruption, manipulation et abus de confiance de civils pour leur collaboration active à des actes délictuels liés à un dangereux trafic international de produits stupéfiants ;
- mise en danger de civils, etc.

C'est pourquoi, dans cette affaire d'homicide dont le lien de cause à effet est la prise d'une drogue dure, en lien avec un trafic de produits stupéfiants mené par des fonctionnaires et militaires du GIR de Mayotte; les juges du tribunal correctionnel de Mamoudzou, devraient pour les éclairer sur des pratiques graves de la part d'un service de l'Etat, prendre connaissance des conclusions de l'enquête menée par l'Inspection générale du ministère de l'Intérieur.

Quelles sont les conclusions de l'enquête de l'Inspection générale ?
Et quelles sont les mesures prises par l'administration pour éviter toute récidive d'actes délictuels, susceptibles d'être aussi à l'origine d'un délit ou d'un crime à Mayotte ou ailleurs en France, de la part d'une brigade (modération) comme celle du GIR de Mayotte ?

3.Posté par Vairien le 25/11/2015 17:34
Lorsque les parents de Roukia sont arrivés à Mayotte, en provenance des Comores, elle n'avait que 9 ans. Au lieu d'une vie meilleure à Mayotte, c'est la drogue, la débauche jusqu'à l'overdose.

4.Posté par Gloseur senE le 25/11/2015 18:09
A t-il eu une violation du secret de l'instruction dans l'affaire Roukia impliquant le GIR ?
Aujourd'hui, par visioconférence, Michel Alise, à l'époque directeur d’enquête de la section de recherches, vient de déclarer lors du procès correctionnel à Mamoudzou, qu'il subissait de « fortes pressions de sa hiérarchie » (harcèlement moral), et il a supposé une possible « violation du secret de l'instruction ».
Un scoop !
Source : http://www.linfokwezi.fr du 25 novembre 2015.
http://www.linfokwezi.fr/tournant-du-proces-roukia-avec-les-declarations-de-michel-alize-directeur-denquete-de-la-section-de-recherches-video/

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