Jean-Patrice S., le conducteur âgé de 41 ans qui a fauché mortellement trois élagueurs lundi sur la quatre-voies de Sainte-Marie, vient d'être placé en détention provisoire par le juge des libertés pour "homicide involontaire". Le juge a en effet estimé qu'il savait qu'il n'était pas en état de conduire, lui qui souffre d'épilepsie. Pour son avocat, maître Caliamou, "sa place n'est pas en prison mais à l'hôpital".
L'avocat déplore que le médecin traitant de son client n'ait déposé qu'un "compte-rendu" devant le juge, "mais sans les pièces justificatives". Maître Lucas Caliamou se pose la question suivante : "Pourquoi a-t-on laissé mon client avec un permis de conduire si le médecin estimait qu'il n'était pas en état de conduire ? Est-ce que l'injonction d'interdiction a été faîte ? Seul le médecin peut donner ces papiers et il ne les a pas fournis".
Il estime par ailleurs que son client "est dépassé par les évènements. Il est accablé par les regrets et l'a d'ailleurs dit devant le juge. Il a appris ce qui s'est passé lorsqu'il s'est réveillé à l'hôpital et que le médecin lui a expliqué les faits. Il n'a rien compris. Lorsqu'il a eu son absence, son pied est resté coincé sur l'accélérateur", explique son avocat. Pour lui, son client ne peut pas être pénalement responsable car il a effectué un malaise lorsque l'accident est survenu. "Il ne boit pas d'alcool, ne fume pas de zamal. Ce n'est pas un délinquant !", renchérit-il.
Maître Caliamou "étudie actuellement l'opportunité de faire appel" de la décision du juge des libertés de placer son client en détention provisoire, nous a-t-il confié.
L'avocat déplore que le médecin traitant de son client n'ait déposé qu'un "compte-rendu" devant le juge, "mais sans les pièces justificatives". Maître Lucas Caliamou se pose la question suivante : "Pourquoi a-t-on laissé mon client avec un permis de conduire si le médecin estimait qu'il n'était pas en état de conduire ? Est-ce que l'injonction d'interdiction a été faîte ? Seul le médecin peut donner ces papiers et il ne les a pas fournis".
Il estime par ailleurs que son client "est dépassé par les évènements. Il est accablé par les regrets et l'a d'ailleurs dit devant le juge. Il a appris ce qui s'est passé lorsqu'il s'est réveillé à l'hôpital et que le médecin lui a expliqué les faits. Il n'a rien compris. Lorsqu'il a eu son absence, son pied est resté coincé sur l'accélérateur", explique son avocat. Pour lui, son client ne peut pas être pénalement responsable car il a effectué un malaise lorsque l'accident est survenu. "Il ne boit pas d'alcool, ne fume pas de zamal. Ce n'est pas un délinquant !", renchérit-il.
Maître Caliamou "étudie actuellement l'opportunité de faire appel" de la décision du juge des libertés de placer son client en détention provisoire, nous a-t-il confié.
















