Éric Besson, l'ancien ministre de l'Industrie et de l'Économie numérique du gouvernement Fillon, n'était pas présent lors de la passation de pouvoirs entre François Baroin, son ancien ministre de tutelle, et son successeur, Arnaud Montebourg, à Bercy. Et pour cause, le jeudi 17 mai, l'ex-ministre âgé de 53 ans assistait à un mariage aux États-Unis.
Cela lui a coûté de nombreuses critiques dont celle d'avoir abandonné son ministère, le laissant "vide" sans avoir pris la peine de transmettre ses dossiers à son successeur. Accusations dont il se défend aujourd'hui en assurant qu'il avait tout plannifié à l'avance afin que les informations nécessaires soient transmises à son successeur, nommé ministre du Redressement productif : "Je devais assister au mariage d'un très bon ami aux États-Unis et j'étais obligé de partir le mercredi matin. L'idée que j'aurais voulu esquiver quoi que ce soit est absurde", avait-t-il déclaré à l'AFP avant l'annonce du gouvernement Ayrault.
Cela lui a coûté de nombreuses critiques dont celle d'avoir abandonné son ministère, le laissant "vide" sans avoir pris la peine de transmettre ses dossiers à son successeur. Accusations dont il se défend aujourd'hui en assurant qu'il avait tout plannifié à l'avance afin que les informations nécessaires soient transmises à son successeur, nommé ministre du Redressement productif : "Je devais assister au mariage d'un très bon ami aux États-Unis et j'étais obligé de partir le mercredi matin. L'idée que j'aurais voulu esquiver quoi que ce soit est absurde", avait-t-il déclaré à l'AFP avant l'annonce du gouvernement Ayrault.
Il certifie avoir laissé à l'attention d'Arnauld Montebourg une note de 13 pages préparée par ses soins, décrivant "par le menu l'état de chacun des dossiers importants dans l'industrie, l'énergie et l'économie numérique".
Il précise : "j'ai laissé mercredi soir, dès que le gouvernement a été nommé, un message sur le portable d'Arnaud Montebourg lui disant que mon directeur de cabinet le rencontrerait le lendemain matin et lui remettrait en main propre la note, ce qu'il a fait, et lui ferait l'état de tous les dossiers, ce qu'il a fait pendant une heure".
De retour en France depuis hier, mercredi 23 mai, Eric Besson s'est dit prêt à rencontrer "à tout moment" Arnauld Montebourg et Nicole Bricq, la ministre de l'Écologie (qui a hérité du portefeuille de l'Énergie), pour leur apporter tout élément complémentaire.
Et après la politique ?
Et après la politique ?
Concernant son avenir, l'ancien ministre avait déjà partagé sa volonté de prendre des distances avec le milieu politique et avait annoncé qu'il partirait "pour le secteur privé" après les présidentielles 2012. Et c'est chose faite, puisqu'il a confirmé à l'AFP avoir créé sa propre société de conseil en stratégie et qu'elle se nomme "Éric Besson Consulting" : "Je vais travailler pour un certain nombre de grands groupes français et étrangers. L'essentiel de mon activité sera tournée vers l'international, d'où le nom "consulting"", a-t-il expliqué.
Le ballon rond est l'autre passion de Besson. Il a également confirmé qu'il souhaitait à terme s'"engager au sein d'un club de Ligue 1", en plus de son activité de conseil, mais a assuré que celle-ci était pour l'instant sa priorité et qu'il ne se passerait rien pour lui dans le foot "avant la fin de cette année".
La direction d'un club de football, l'OGC Nice, ville dans laquelle il se rend régulièrement depuis quelques temps, pourrait bien revenir sur le tapis. Lorsqu'il était ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, Eric Besson s'était occupé secrètement et à titre gracieux de l'ancien attaquant marseillais Hatem Ben Arfa, alors en difficulté dans son club.
















