Société

Abattoirs: Un plan d'action pour le bien-être animal

Présentée le 5 avril 2016, la stratégie ministérielle en faveur du bien-être animal a l'ambition de mobiliser tous les acteurs concernés sur la période 2016-2020 autour de priorités nationales de travail en faveur de la cause animale. La mission des services de l’État au sein des abattoirs et la responsabilité des exploitants sur notre département est présentée par la Préfecture de la Réunion :


Photo: Ministère de l'Agriculture
Photo: Ministère de l'Agriculture
La France compte 263 abattoirs de boucherie (bovins, ovins, caprins, porcins, équins) pour une production annuelle totale de 3,45 millions de tonnes. Toutefois, cette production totale masque une grande disparité entre abattoirs, dont les tonnages vont de 10 à 220 000 tonnes.

À la Réunion, un seul établissement dispose de l'agrément européen nécessaire à cette activité. Cet abattoir multi-espèces situé à Saint-Pierre a une production annuelle de 13.000 tonnes.

La sécurité sanitaire des denrées et le respect des dispositions relatives à la protection animale relèvent de la responsabilité de l’opérateur. La mission de l’État au sein des abattoirs est de préserver la santé publique et la protection animale. Deux volets sont contrôlés, la sécurité sanitaire des aliments et la protection des animaux. A cet effet, tous les abattoirs français font l’objet d’une inspection permanente.

L’État, représenté par les agents de la direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de La Réunion, est présent dans l’abattoir de Saint-Pierre et assure ce rôle régalien de contrôle officiel.

Toute non-conformité constatée par ces agents habilités fait l’objet de suites administratives ou pénales adaptées, y compris en matière de protection animale. En 2014, en France, 104 avertissements, 60 mises en demeure et 2 suspensions d’agrément sanitaire ont été prononcées à l'encontre de ce type d'établissement.

À La Réunion, aucune non-conformité au titre de la protection animale n'a donné lieu à l'établissement d'un procès-verbal d'infraction.

L’inspection en abattoir se déroule de la façon suivante:
L'inspection dite «ante mortem» est systématique et consiste à vérifier, avant abattage:
•l’état de santé des animaux: un animal malade ne doit pas être présenté à l’abattoir;
•la conformité de leur identification;
•leur propreté;
•l’absence de signes de mauvais traitement et les bonnes conditions de transport;
•la conformité du statut sanitaire des élevages de provenance.

L'inspection dite «post mortem» (sécurité sanitaire) consiste en la réalisation d'une inspection visuelle ainsi que des palpations et incisions de la carcasse et des abats selon une procédure réglementaire européenne, ce qui permet de détecter d’éventuelles lésions ou anomalies.

Chaque carcasse abattue est inspectée. Ainsi, les viandes impropres sont écartées de la consommation humaine: tout ou partie de la carcasse qui pourrait présenter un risque pour la santé publique est écartée de la consommation par la réalisation d’une saisie vétérinaire. Les carcasses présentant des anomalies mineures sont identifiées et font alors l’objet de mesures particulières (analyses complémentaires, retraits partiels...). Le détenteur de l’animal est notifié de la saisie au travers d’un certificat remis par les services d’inspection.
Vendredi 8 Avril 2016 - 11:39
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1.Posté par pata974 le 08/04/2016 09:54
Si on veut parler de bien être et ben ne les tuons pas!!!

2.Posté par Thierry le 08/04/2016 12:17
Je ne lis rien concernant le "bon" traitement de l'animal avant qu'il ne se fasse tuer. La problématique se situe surtout à ce niveau, après les histoires de viande, dès qu'il est mort, l'animal, il s'en contrefout ... C'est quelques heures heures avant sa mise à mort, c'est quelques minutes avant sa mort ... c'est là le point essentiel.

Et l'état psychologique des humains qui vont les tuer ! fera la différence.

Il faut du courage pour ces métiers néanmoins. Nous devons toutefois y être sensible mais sans tolérer les dérives.

3.Posté par William le 08/04/2016 12:36
C'est tellement mieux de se faire tuer de façon plus humaine !

4.Posté par Urmah le 08/04/2016 13:17
Et si on cessait de tuer ces animaux ? Et si tout le monde arrêtait de manger des cadavres d'animaux ? N'oubliez pas qu'il n'y a pas de viande heureuse...

5.Posté par eno2016 le 08/04/2016 14:29
Les animos doivent être chouchoutés avant leur mise à mort !

Les condamnés à mort bénéficient d'un bon repas avec champagne , avant de s'asseoir sur la chaise électrique et alors pourquoi pas nos poulets , boucs , bœufs ....

6.Posté par KLD le 08/04/2016 18:38
eno ! eno !

7.Posté par Réalité réalité le 09/04/2016 08:27
Tout ça, c'est bien joli, mais c'est la théorie: en pratique, combien d'inspections par mois ou an?

Et quid des abattages hors abattoir de Saint-Pierre ("dans la cour Patel" et autre cour ".....poulé" ou dans les quartiers ou les hauts :cochons, ..).

Et quid des abattages de poules, canards...?

Et en métropole , les chiffres font rire:

"En 2014, en France, 104 avertissements, 60 mises en demeure et 2 suspensions d’agrément sanitaire ont été prononcées "

Ah ah ah! Et les vidéos de traitements cruels récentes? Qui sont peut-être la pointe de l'iceberg.

Franchement, soyons un peu sérieux: y'a un énorme boulot et du personnel à recruter pour contrôler tout ça....


2.Posté par Thierry le 08/04/2016 12:17

"Je ne lis rien concernant le "bon" traitement de l'animal avant qu'il ne se fasse tuer. La problématique se situe surtout à ce niveau, après les histoires de viande, dès qu'il est mort, l'animal, il s'en contrefout ... C'est quelques heures heures avant sa mise à mort, c'est quelques minutes avant sa mort ... c'est là le point essentiel."

Pour moi, c'est dès la naissance de l'animal que le problème se situe: l'homme considère l'animal comme un simple objet bon à vendre et détruire (manger). Point barre.

Déjà, si les gens limitaient et diminuaient leur consommation de viande, on aurait fait un premier pas.

Les statistiques sur le nombre de kg de viande mangés/an/habitant en France est hallucinant. Je pense que la Réunion est peut-être même "devant" en la matière.

Maintenant oui, un moindre mal, est le traitement le moins traumatisant possible dans l'abattoir: mais c'est un pis aller. Qu'on se mette à la place de ces animaux qui n'ont rien demandé que vivre et qu'on va tuer, victime du commerce des hommes, alors que leurs congénères stressent et d'autres sont morts (ça doit se sentir).....

Alors, tout ça, c'est de la belle philosophie. La réalité animale vu le traitement subi des Hommes est cruelle et sordide!

8.Posté par Juliette Caranta-Pavard le 09/04/2016 08:27

*Il y a une marge entre le dire et le faire... allez donc voir mon courrier, sur Zinfos du 09 mai 2014, sous le titre de: JCP: La vache !!! ...

9.Posté par Zarin le 09/04/2016 09:34
Un chercheur tibétain, AA Baylai, constate une évolution majeure visible depuis quelques décennies dans la conscience animale. Presque une révolution pour certaines espèces. Il s’agit de l’accession à la conscience individuelle. Les animaux partagent une conscience collective, ils n’ont pas d’âme individuelle, mais une âme collective au niveau de chaque espèce. Or il se trouve que certains animaux, notamment ceux qui sont en contact étroit avec les humains, sont en train de changer. Ils semblent acquérir des comportements conscients, affectifs ou sociaux, qui témoignent de leur accession au stade d’êtres individualisés.

Notre responsabilité est engagée dans cet énorme défi, aider les animaux à grandir. C’est leur tour. Et pourtant, bien des humains n’ont pas encore compris l’écrasante nécessité du règne de l’amour. Ils aiment les animaux surtout dans leur assiette.

L'animal et l'homme - Eden Saga

http://eden-saga.com/initiation-science-paleoanthropologie-tradition-lien-homme-animal-domestication-droits-animal.html

10.Posté par Thierry le 09/04/2016 16:36
@ Zarin, outre le fait de manger, ... cela signifierait aussi que beaucoup d'humain soient encore plus arriérés que les animaux du fait qu'ils (humains) ne manifestent pas ces signes de sensibilité ?

Le truc, c'est de vivre avec les animaux qu'aujourd'hui cela nous rapproche de la vie et de leur vie. Nous pouvons faire le constat qu'ils ont (du fait qu'ils l'aient toujours eu) la qualité d'être sociables, que ce sont des êtres vivants comme nous, intelligents, sentimentaux (les pigeons, etc), affectueux ... qu'affectueux alors que beaucoup d'humains sont détestables. Ils ont aussi des compétences qui leurs ont permis de traverser les temps, de vivre en pleine nature avec leur seul corps, de lire dans la météo sans ordinateur ... et surtout de ne pas détruire la vie, leur environnement ce que l'homme ne fait plus.

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