Faits-divers

Abandonné par sa hiérarchie, piégé par une AVS, il a giflé 2 élèves !


Cette lamentable affaire s’est passée à Saint-Joseph en 2012 et n’aurait jamais dû être traitée si tardivement, ni atteindre une telle ampleur. Les incohérences de l’Education nationale, si lamentablement mises en lumière en métropole ces jours-ci, ont trouvé là un autre terrain d’épanouissement.

Gontran (prénom d’emprunt) est enseignant en secteur très difficile : il a en charge des enfants en difficulté, en retard, en crise, en rupture de tout. Ce genre de classe ne fonctionne bien (si on peut dire) qu’avec des effectifs très réduits, 4/5 au maximum. Lui en a plus d’une dizaine et c’est le souk. Qui plus est, il est affublé d’une AVS (auxiliaire de vie scolaire) qui le déteste manifestement.

Plusieurs fois, Gontran s’en ouvre à sa hiérarchie qui, apparemment, a autre chose à faire qu’aider un de ses enseignants à s’en sortir. Et Gontran, malgré ses efforts, ne s’en sort pas.
Un jour de 2012, l’agitation atteint son intensité maximale. Pour tenter de calmer ses élèves, il choisit de les emmener en salle de sport. Remède pire que le mal, le chahut atteint un grave pic d’intensité.

"Je sais, j’ai eu tort, on n’a pas le droit"

Cris, bousculades, un lampadaire qui tombe et éclate au milieu des élèves, hystérie collective ; début de bagarre au cours de laquelle Gontran gifle deux de ses ouailles plus excitées que les autres.

"Je sais, j’ai eu tort, on n’a pas le droit", admet-il à la barre. Mais il l’a fait.

C’est là qu’on ne comprend plus rien… ou plutôt, que l’on ne comprend que trop bien.
Les jeunes malheureux psychopathes portent plainte auprès du directeur. Et là, les gifles se transforment en "bousculade des enfants par l’enseignant… coups de pied aux fesses… coups de pied dans le nez d’un autre (!)… il a cogné la tête d’un élève dans le mur (bigre !)… il a donné des coups de poing à un camarade… il l’a cogné dans le dos". Autant charger la mule. Bruce Lee contre les Tortues Ninjas.

Pas de triage dans le café de l’Education nationale, le professeur est blâmé aussi sec, subit une procédure disciplinaire et est écarté de sa classe. Ce qu’il réclamait d’ailleurs depuis longtemps.

Pour faire bon poids, on apprend que l’enseignant "aurait eu aussi une attitude sexuelle déplaisante et tenu des propos déplacés avec ses élèves", ce qui n’a jamais été prouvé.

Une chose frappe : les déclarations des jeunes vont toutes dans le même sens : c’est un bourreau d’enfants. Ces récits sont très ressemblants. Mais impossible de les accuser d’avoir ourdi un complot contre leur maître ; leur niveau intellectuel (certains, âgés de 10 ans, ont un niveau mental de môme de 4 ans) ne leur permet pas de se concerter intelligemment.

Où l’on apprend alors au fur et à mesure de l’avancée des débats, qu’une AVS aurait joué un rôle plus que trouble dans l’affaire. La remplaçante de Gontran dira d’ailleurs : "e ne sais quelle était l’attitude de l’AVS envers mon prédécesseur, mais avec moi, elle passe plus de temps à pianoter sur son téléphone portable qu’à s’occuper des élèves ! " CQFD !

Gontran est handicapé grave, souffrant d’acouphènes violents, ce qui n’améliore pas son appréciation des choses et l’avait normalement poussé à réclamer une classe moins nombreuse et, si possible, un changement de section. Mais on l’a vu, sa hiérarchie l’a laissé seul avec ses emmerdes, disons les choses comme elles sont. Jusqu’au jour où il fallait bien que ça pète.

Une instruction trop tardive ?

Me Béatrice Fontaine, avec force et conviction, s’est attachée à démontrer que l’instruction (trop tardive) de l’affaire avait été menée à charge. Avec des questions aux "victimes" qui ressemblent à s’y méprendre à des réponses toutes faites. Bref, qu’on a voulu casser de l’enseignant. Puis l’avocate a chargé flamberge au poing une Education nationale qui a délibérément ignoré la gravité de la chose des années durant, laissant la situation se pourrir jusqu’à plus soif.

Gontran prépare sa reconversion dans le domaine administratif. "Je n’ai pas ma place dans une classe", avoue-t-il.

Pour lui donner toutes ses chances, la Cour l’a condamné à 4 mois avec sursis et non inscription au bulletin n° 2 du casier judiciaire, histoire de ne pas lui interdire les portes de l’administration.

Pitoyable !

Question subsidiaire : comment un enseignement à la hauteur est-il possible sans discipline ?
Vendredi 3 Avril 2015 - 10:39
Jules Bénard
Lu 5200 fois




1.Posté par papangue le 03/04/2015 12:57
et l'AVS dans tout cela ? aucune poursuite pour dénonciation calomnieuse (par élevés interposés) ? Elle doit bien rire dans son coin, contente d'avoir cassé un enseignant à bout de nerfs.

Et que croyez vous qu'il va se passer maintenant ? Face à des juges déconnectés de la réalité du terrain, une hiérarchie défaillante, des "collègues" malfaisants, parions que les suivants dans cette classe et bien d'autres vont laisser faire, et limiter la casse à leur propre sécurité. Tant pis pour qui ? Les élèves, la classe, la société, les parents, etc.

Ainsi va notre société sur le déclin....

2.Posté par pfff le 03/04/2015 14:15
C'est à l'image de notre société, ce sont les voyous et les cas soss qui gagnent.

3.Posté par mazenbron le 03/04/2015 14:38
Il n'était pas syndiqué? ou bien pas à un autre syndicat que celui de l'AVS ?

4.Posté par Jean le 03/04/2015 16:35
Continuez à verser de l'argent à des gens qui n'éduquent pas leurs enfants, enfants qui resterons toute leur existence à la charge de la Société. Combien de temps faudra t-il pour enfin réformer cet assistanat social, qui génère des délinquants, et non des citoyens responsables et honnêtes?

5.Posté par nomdedieu? le 03/04/2015 16:51
Certains élèves réussissent à l'école sans grands efforts. D'autres ont des difficultés dès leurs premiers pas en classe et échouent très rapidement. Il n'y a là, à première vue, rien d'étonnant, tant il est vrai que la variabilité individuelle fait partie de la condition humaine. Il n'y a en effet aucune raison objective de penser que tous les élèves devraient réussir comme par magie de façon identique et uniforme à l'école.
Dans une société qui définit de façon privilégiée la place de chacun en fonction de la nature et de l'ampleur de son parcours scolaire et universitaire, il devient pertinent de comprendre comment les élèves réussissent ou échouent à l'école, quelles sont les conditions qui accroissent ou au contraire amenuisent les inégalités d'accès aux différents niveaux de diplôme.

Différentes techniques en cas de conflits :
- L’isolement du réfractaire : la provocation, l’obstruction, l’incitation à commettre une faute sont autant de moyens employés pour le neutraliser. La volonté de psychiatriser ou médicaliser le conflit afin de rejeter la faute sur le subordonné
- Le recours systématique à l’inspection. Anti-syndicalisme : n’est jamais pratiqué dans la fonction publique qui respecte toutes les règles administratives. La preuve : les chefs eux-mêmes sont syndiqués. Simplement, il y a des syndicats plus égaux que d’autres. Certains rassemblent les bons éléments, d’autres les pires. C’est pourquoi les premiers sont bien notés, tandis que les seconds regroupent tous ceux qui ont un dossier « sulfureux ».

Ce directeur , au lieu de protéger l'enseignant , rempille les fautes et même en rajoute !

Lamentable !

6.Posté par Lf le 03/04/2015 16:53
Dire que mes impôts vont nourrir ces dégénérés...

7.Posté par noe le 03/04/2015 16:57
Question de motivation !
Notre destin dépend de l’effort éducatif que nous saurons fournir pour permettre à chacun de donner le meilleur de lui-même.
Il dépend de notre capacité à transmettre et à faire respecter les valeurs qui font la France : liberté, égalité, fraternité, mais aussi laïcité et sécurité.
Il dépend aussi de l’engagement de chacun pour favoriser le patriotisme du 21ème siècle et rendre à la France ce qu’elle lui a donné.
Ce sont les conditions pour que la France concilie toujours mieux unité et diversité, réussite individuelle et réussite collective.
Il faut des enseignants bien formés qui savent bien motiver les élèves quelqu'ils soient !

8.Posté par L'Ardéchoise le 03/04/2015 17:03
Cela ne date pas d'hier, ce genre de situation.
Une collègue, à qui l'inspecteur demandait quel était son objectif (avec une classe de "oufs" ingérables), avait répondu "survivre!"...

noe, sources ?

9.Posté par noeleVrai le 03/04/2015 17:47
Enseigner devient de plus en plus difficile de nos jours avec des élèves à gros problèmes et qui n'arrivent plus à s'en sortir . Malgré toutes les aides possibles, soutiens , PPRE , accompagnement éducatifs , APC ... rien ne semble marcher ... Les profssseurs sont souvent démunis malgré les aides du CMPP , du CMP , des orthophonistes , les psychologues scolaires ... les familles abandonnent !

Les fameux rythmes scolaires dans le Primaire de Peillon alourdissent encore plus la journée de l'élève ... qui ne s'amuse plus ou n'a plus le temps de se décompresser !
Dans les familles , souvent l'enfant est laissé à lui-même ou trop couvé par ses parents ...qui ne travaillent pas et vivent d'aides ...
Heureusement que de nombreux élèves réussissent encore à s'en sortir ! Félicitation !

Une poignée résiste à tout ...rien ne passe ! Le prof se sent incapable ... il perd la boule , s'énerve , hurle , crie , jure ... ça ne marche pas ! et congé de maladie !

Il faut être robuste pour faire classe dans certaines classes des "Bas" , en ville ... avec la chaleur , l'énervement , la crainte des parents = véritable épée d'Amoclès!

Courage aux enseignantes et enseignants qui se dévouent pour enseigner !

10.Posté par Un prof le 03/04/2015 17:52
La CLIS, une classe spéciale...mais ce prof l'a voulu, il s'est formé pour... La claque aux gosses, ça je suis avec lui, parfois on craque, les gosses de maintenant .....

11.Posté par Ange le 04/04/2015 17:53
Ce matin , je vaquais en pensant en même temps. Je me disais, avant de lire ceci, que les pires fonctionnaires que j'ai vu de ma vie ( genre malade mentale) je les ai vu dans l'éducation nationale.

Un jour, emploi jeune, il y a longtemps, je bullais dans un secrétariat d'examen du bac et j'écoutais un jeune agrégé de 25 ans qui disais haut et fort à un collègue deux fois plus vieux que lui :" De toute façon, ces élèves sont tellement débiles. Si il y en a un qui m'enmer**de, je prends deux semaines d'arrêt maladie. "

sans parler des directions, toutes pires les unes que les autres. Des Lubitz en puissance. Qui préfère appliquer une sanction démesurée, soulager un ego de petit chef rwandais, plutôt que travailler à ce pourquoi il sont bien rémunérés: L'intérêt général.

J'ai vu des chefs d'établissement détruire le moral d'enseignants compétents.

J'ai vu des enseignants se prendre pour Baudelaire , Newton, ou Spielberg. Sans même admettre qu'il ne savent pas faire la différence entre l'obligation de moyen et l'obligation de résultat. Ils ne savent même pas à quoi ils sont tenus. Et pourtant, ils n'ont jamais quitté le milieu scolaire de leurs vies. Celui ci permet de laisser libre cours à leurs pulsions de vengeance sur la vie qu'ils auraient tant aimé avoir. La vocation des prêtres ? des pédophiles. La vocation des enseignants et surtout de la direction ? Des névropathes qui fonctionnent en fait comme des rideaux malsains que les enfants doivent réussir à traverser pour avoir une chance de survivre.

Quant aux élèves, c'est le miroir de la décadence de leurs parents avec des tares génétiques qui ne font qu'empirer d'année en année.

le système veut ceci : on ne sait pas comment faire progresser notre société alors on confie des responsabilités inabordables à des schizophrènes. Oui, des personnes qui jouent une comédie morbide avec le plaisir de rendre flou les concepts les plus simples au prétexte que Dieu reconnaîtra les siens.

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales