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ASFA : Les salariés de l'hôpital d'enfants en grève


ASFA : Les salariés de l'hôpital d'enfants en grève
Les salariés de l'hôpital d'enfants de l'association Saint-François d'Assise (ASFA) ont entamé un mouvement de grève ce lundi 17 février.

Ils protestent contre la mise en œuvre d'un plan de réorganisation des services de l'hôpital, entré en vigueur depuis le 1er février dernier, fait selon eux sans prendre en compte leurs revendications. Une réorganisation qui nuit au bien-être des enfants et qui provoque une détérioration de leurs conditions de travail.

"L'hôpital n'est pas un magasin. Les marmailles ne sont pas des ptits pots. Les soignants veulent de l'humanité" ; "Non au management de la terreur"... Les banderoles sont équivoques et témoignent de la colère du personnel de l'hôpital d'enfants de la rue Bertin, à Saint-Denis.

Pour Clément Bonhomme, médecin et coordinateur du service de rééducation, ce mouvement de grève est "le fruit d'un long processus d'accumulation de souffrances de la part d'un certain nombre de salariés". Des souffrances liées à "un écart qui se produit entre la nécessaire réorganisation de l'hôpital, soutenue par l'ensemble des salariés, et la mise en œuvre du projet, qui est faite de manière assez autiste de la part de la direction", indique le médecin.

"Vu ce qui a été proposé, sans prise en compte de ce qui a été demandé par les salariés, il y a clairement une chute dans la qualité des soins, voire dans la sécurité des soins, au détriment des enfants et des conditions de travail des salariés", poursuit-il.

"Les enfants n'ont plus de repères"

Une infirmière gréviste ajoute qu'avec la nouvelle organisation de l'hôpital, "le bien-être de l'enfant a été totalement mis de côté". Or, l'hôpital d'enfants de l'ASFA, qui accueille des enfants venus de tout l'Océan Indien en raison des spécialités qu'il propose (prise en charge des enfants polyhandicapés, neuro-pédiatrie...), est pourtant reconnu pour ses compétences en matière d'accompagnement des patients.

"Ce sont des enfants qui viennent pendant des années chez nous, qui n'ont pas leurs parents, qui doivent s'adapter à un groupe de personnes et, aujourd'hui, on est une cinquantaine à tourner autour d'eux. Ils n'ont plus de repères, de soignants référents", ajoute cette infirmière.

"Nous à la limite, si on n'est pas contents, on peut s'en aller. Mais on ne peut pas changer les repères d'un enfant dont la prise en charge est très lourde. Notre but c'est de le rendre autonome. Et le rendre autonome, c'est lui donner le temps d'apprendre, de découvrir. Et là on n'arrive plus à l'avoir ce temps. En tant que soignants, on ne peut pas l'accepter", renchérit-elle.

Alors que demandent les salariés ? Une remise à plat de ce plan de réorganisation des services "pour qu'en terme d'organisation et d'effectif, il y ait une meilleure prise en compte des besoins des enfants et des salariés", explique Clément Bonhomme.  

"Dans le rapport entre la direction et l'ensemble des salariés, il doit y avoir un climat de respect et de confiance mutuelle qui doit s'installer et non pas un management de la terreur qui angoisse et fait souffrir les salariés au quotidien", ajoute-t-il.

Une réunion entre les délégués du personnel et la direction se tient depuis ce matin, pour que les salariés puissent exposer leur revendications.
Lundi 17 Février 2014 - 11:09
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1.Posté par un vrai festival bolchoîvique le 17/02/2014 16:44
L'intox rouge ne pourra empêcher une réorganisation complète de la pétaudière par des doctorants en audit informatique (coupeurs de têtes en créole).
Comme dans tous les hopitaux il doit y avoir pas mal de fauche ? du café en doses au coton hydrophile

2.Posté par franck le 17/02/2014 17:03
"Les enfants n'ont plus de repères" Bravo ! SinDni aussi !

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