Le citoyen moyen en est à se demander s’il a encore le droit de vivre, tout simplement. Avec la multiplication des interdits de toutes sortes qui nous pleuvent sur le paletot chaque jour que Dieu fait, on peut se poser la question. On en est au règne du "ferme ta gueule et marche tout droit !"
Quelques exemples qui me viennent en vrac, comme ça…
Il y a peu, de jeunes gars ne voulaient pas se contenter de petits boulots mal payés et peu valorisants. Ils ont décidé de vivre de pêche sous-marine. Ce qui dénote déjà un certain courage car cette activité est dangereuse. Pas seulement à cause des requins : les accidents d’apnée ne sont pas rares non plus. On rencontrait ces aimables jeunes gens à l’entrée de Saint-Leu et après l’hôpital de Saint-Pierre. Poisson très frais, zourites, carangaises et autres girafes faisaient nos délices pour moins cher que les tarifs des accapareurs. Les langoustes frétillaient encore.
C’est fini ; ils ont disparu de notre paysage sous le fallacieux prétexte de protéger notre réserve marine. Or, précisément, ils n’y touchaient pas, à cette réserve ! ils descendaient à 20 mètres et plus et épargnaient les petits poissons. Alors, je sais bien que la Nature doit être préservée. Mais cela doit-il se faire au détriment de jeunes qui voulaient juste vivre décemment du fruit de leur travail ?
Restons au bord de la mer. Depuis quelque temps, amendes, réprimandes et punitions pleuvent sur le dos de nos pêcheurs-
la-gaulette. Pour protéger les coraux, qu’ils disent. C’te bonne blague ! Avez-vous bien observé un pêcheur à la ligne ? Il entre dans le lagon ; il choisit les endroits où il pose les pieds ; détermine soigneusement son poste de pêche et n’en bouge plus. Il ne piétine rien du tout. Quand il avait attrapé de quoi faire un cari pour sa famille, il rentrait. Le challenge du nombre ne l’intéressait pas. Encore une petite activité traditionnelle donc qui a disparu.
Grimpons un coup dans les Hauts…
La création d’un parc agréé par l’UNESCO est en soi une excellente chose. Mais cela devait-il passer obligatoirement par la suppression des pâturages dont vivent nombre de nos agriculteurs ? Où vont-ils engraisser leur bétail ? Avec quelle herbe ? Ou alors, on leur détaxe la farine animale… et on se souvient de la catastrophe d’il y a quelques années. Pourquoi alors faire de la pub pour le bœuf pays ? Encore des travailleurs (et des très bons) à qui on met le couteau sur la gorge.
Les campings ?Ils permettaient à des familles peu fortunées d’aller quand même en vacances ; Disparus sauf à Etang-Salé. Les VVF (villages vacances familles peu chers) ? Passés à la trappe !
Pendant ce temps, présidents, ministres, élus locaux et accortes secrétaires vont dans les hôtels à 500 euros la nuit. En Australie par exemple.
Sans doute pour compenser ces menus inconvénients qui nous écrasent, nos dirigeants inventent de nouvelles obligations qui laissent pantois. Par exemple ces fumeux éthylotests qui ne serviront à rien… sauf à coûter du pognon, toujours plus de pognon aux conducteurs. Au fait… qui les fabrique ?
Pour ouvrir un restaurant, un salon de coiffure, lancer une exploitation agricole, il faut un brevet professionnel. Mon vieux Céano Cerveaux, de Saint-Pierre, n’a jamais raté une coupe de cheveux. Sans diplôme. Les fils d’agriculteurs n’ont pas besoin d’aller à l’école pour produire de belles salades. Bientôt, il faudra donc Bac + 8 pour vendre des carottes ?
De la naissance à la mort, on est fliqué, suivi, épié, emmerdé ! Faudra-t-il un CAP pour clamser ?
Notez que pour exercer l’occupation la plus difficile, la plus délicate, qui consiste à décider de l’avenir des citoyens, bref, pour être président, sénateur, député, maire, il n’est pas besoin de permis. N’importe quel crétin peut y prétendre s’il est assez friqué pour ça !
Allez France !...
Jules Bénard
Quelques exemples qui me viennent en vrac, comme ça…
Il y a peu, de jeunes gars ne voulaient pas se contenter de petits boulots mal payés et peu valorisants. Ils ont décidé de vivre de pêche sous-marine. Ce qui dénote déjà un certain courage car cette activité est dangereuse. Pas seulement à cause des requins : les accidents d’apnée ne sont pas rares non plus. On rencontrait ces aimables jeunes gens à l’entrée de Saint-Leu et après l’hôpital de Saint-Pierre. Poisson très frais, zourites, carangaises et autres girafes faisaient nos délices pour moins cher que les tarifs des accapareurs. Les langoustes frétillaient encore.
C’est fini ; ils ont disparu de notre paysage sous le fallacieux prétexte de protéger notre réserve marine. Or, précisément, ils n’y touchaient pas, à cette réserve ! ils descendaient à 20 mètres et plus et épargnaient les petits poissons. Alors, je sais bien que la Nature doit être préservée. Mais cela doit-il se faire au détriment de jeunes qui voulaient juste vivre décemment du fruit de leur travail ?
Restons au bord de la mer. Depuis quelque temps, amendes, réprimandes et punitions pleuvent sur le dos de nos pêcheurs-
la-gaulette. Pour protéger les coraux, qu’ils disent. C’te bonne blague ! Avez-vous bien observé un pêcheur à la ligne ? Il entre dans le lagon ; il choisit les endroits où il pose les pieds ; détermine soigneusement son poste de pêche et n’en bouge plus. Il ne piétine rien du tout. Quand il avait attrapé de quoi faire un cari pour sa famille, il rentrait. Le challenge du nombre ne l’intéressait pas. Encore une petite activité traditionnelle donc qui a disparu.
Grimpons un coup dans les Hauts…
La création d’un parc agréé par l’UNESCO est en soi une excellente chose. Mais cela devait-il passer obligatoirement par la suppression des pâturages dont vivent nombre de nos agriculteurs ? Où vont-ils engraisser leur bétail ? Avec quelle herbe ? Ou alors, on leur détaxe la farine animale… et on se souvient de la catastrophe d’il y a quelques années. Pourquoi alors faire de la pub pour le bœuf pays ? Encore des travailleurs (et des très bons) à qui on met le couteau sur la gorge.
Les campings ?Ils permettaient à des familles peu fortunées d’aller quand même en vacances ; Disparus sauf à Etang-Salé. Les VVF (villages vacances familles peu chers) ? Passés à la trappe !
Pendant ce temps, présidents, ministres, élus locaux et accortes secrétaires vont dans les hôtels à 500 euros la nuit. En Australie par exemple.
Sans doute pour compenser ces menus inconvénients qui nous écrasent, nos dirigeants inventent de nouvelles obligations qui laissent pantois. Par exemple ces fumeux éthylotests qui ne serviront à rien… sauf à coûter du pognon, toujours plus de pognon aux conducteurs. Au fait… qui les fabrique ?
Pour ouvrir un restaurant, un salon de coiffure, lancer une exploitation agricole, il faut un brevet professionnel. Mon vieux Céano Cerveaux, de Saint-Pierre, n’a jamais raté une coupe de cheveux. Sans diplôme. Les fils d’agriculteurs n’ont pas besoin d’aller à l’école pour produire de belles salades. Bientôt, il faudra donc Bac + 8 pour vendre des carottes ?
De la naissance à la mort, on est fliqué, suivi, épié, emmerdé ! Faudra-t-il un CAP pour clamser ?
Notez que pour exercer l’occupation la plus difficile, la plus délicate, qui consiste à décider de l’avenir des citoyens, bref, pour être président, sénateur, député, maire, il n’est pas besoin de permis. N’importe quel crétin peut y prétendre s’il est assez friqué pour ça !
Allez France !...
Jules Bénard

















