Société

A quand 20% de produits bio dans les cantines scolaires ?

Le Grenelle de l’Environnement est impitoyable : en 2012, les cantines scolaires de France doivent composer au moins 20% de leurs repas avec des produits issus de l'agriculture biologique. A la Réunion, cette barre ne devrait pas être atteinte avant deux ans.


A quand 20% de produits bio dans les cantines scolaires ?
Vos enfants sont-ils initiés à l'alimentation biologique ? Si ce n'est pas le cas à la maison, l'école doit, elle aussi, montrer l'exemple. Il y a cinq ans, le Grenelle de l’Environnement prévoyait une mise en route en douceur des produits bio dans les cantines scolaires françaises. Cinq ans après cette résolution, force est de constater que ce minimum paraît déjà hors d'atteinte dans les assiettes des écoliers, du moins dans l'immédiat.

"On ne répond pas à la demande", explique sans détour Mireille Jolet, présidente du groupement des agriculteurs bio de la Réunion, le GAB. "Nous sommes une centaine dans le département mais pas tout le monde travaille pour les cantines", précise-t-elle. Seules deux écoles composent actuellement leurs assiettes avec des aliments bio. C'est peu, très peu. Ce qu'il manque aujourd'hui à la filière, explique Mireille Jolet, c'est une approche planifiée de la demande. "Si on arrive bien à se coordonner, on pourra répondre à cette demande" importante de la part des collectivités.  

Le bio : c'est seulement 1% de la surface agricole occupée

A la question d'une préférence éventuelle des agriculteurs pour vendre leurs produits sur des marchés plutôt que vers les collectivités publiques, la présidente du GAB évoque la disparité des situations. "Il y a tellement de paramètres. Certains agriculteurs préfèrent travailler avec les cantines, d'autres préfèrent vendre en paniers. Cela dépend de l'espace agricole dont dispose le professionnel : est-ce qu'il réserve une partie de son exploitation à une cantine ou pas ?" Un vrai cas par cas qui ne permet pas de donner une tendance. L'achat de leurs produits par les collectivités a peu être l'avantage d'apporter la certitude d'une commande sur du long terme mais peu être moins avantageux que s'il était acheté par un particulier, car là aussi la demande est croissante.

"En tout cas, il y a de la place pour d'autres agriculteurs bio", avoue l'agricultrice qui a débuté "directement dans le bio en 2003, sans passer par le conventionnel".

A l'heure actuelle, des conventions ont été passées, mais de façon très marginale, avec des établissements volontaires. La présidente du GAB évoque l'exemple du lycée des Avirons ou encore d'une école primaire de Saint-Paul. La rentrée prochaine verra le bio grignoter substantiellement du terrain.

Un projet pilote est en ce moment-même en train d'être finalisé par le Conseil général. Normal, il concerne cinq collèges également volontaires. "Nous discutons des modalités de mise en oeuvre", annonce Mireille Jolet. En effet, devant le faible nombre d'agriculteurs biologiques et face à des menus de restauration scolaire qui doivent être réglés comme du papier à musique, une coordination est indispensable. Ce projet pilote devra solutionner les éventuelles ruptures en approvisionnement susceptibles d'intervenir. "Nous évaluerons les possibilités offertes par les agriculteurs de façon individualisée", explique le présidente.

De cet essai grandeur nature dès septembre pourrait émerger le véritable essor du bio dans l'île. Rappelons que si cette barre des 20% doit toujours être atteinte, en théorie en 2012, le défi ne s'arrêtera pas là. Le Grenelle de l’Environnement prévoit en effet que les cantines devront utiliser 50% de bio en 2015 et 100% en 2020 ! A la Réunion, seulement 1% de la surface agricole est occupée par des cultures bio selon les chiffres de la Chambre d'agriculture.
Lundi 2 Juillet 2012 - 17:09
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par noe le 02/07/2012 17:48
Aujourd'hui nous devons réduire les dépenses partout et même dans les cantines ...
Les produits dits "bio" sont des arnaques qui ne concernent que ceux qui les croient ...
Le bio n'existe que dans l'imagination de certains qui croient qu'en mangeant "bio" , ils vivront plus longtemps et en bonne santé !
De l'arnaque pour faire payer plus cher !

2.Posté par ETATS DES LIEUX l!!!.. le 02/07/2012 18:16
les responsables de la restauration du Lycée Roland Garros ont déjà beaucoup d’efforts à fournir pour améliorer la qualité des repas proposés aux étudiants - ceci dit je ne suis pas sûre qu'ils en soient conscients où qu'ils en aient envie .... alors le bio ce n'est pas pour demain!!!

3.Posté par Dans quel Etat j'erre... le 02/07/2012 19:11
A quoi sert de faire des lois, des règlements, des directives, si l’État lui-même ne les respecte pas ?

4.Posté par On bouffe de la merde le 02/07/2012 19:26
Mangez au moins 5 poisons et cochonneries par jour : pesticides, engrais, hormones, colorants, produits chimiques...

5.Posté par Thierry le 02/07/2012 20:56
Le Bio, c'est une marque de fabrique qui vise à confondre avec le NATUREL. Vraiment rien à voir ... mais bon c'est déjà un pas vers je ne sais trop quoi ... ou plutôt vers un commerce de plus et des pubs et une autre forme de merchandising ...

Dèjà, des produits LOCAUX dans les cantines serait un grand pas évitant des importations ... ce qui n'est pas plus mal pour l'environnement et l'économie agricole locale. Le seul heurt, c'est le lobbying des importations et des agriculteurs déjà refroidit par le passé de s'être faits arnaqués...

Consommons local. Faisons évoluer les mentalités. Changeons les habitudes. Des utopies dans un bizness MONDE.

L'air est si bon, là où il n'y a pas de pollutions en tout genre ...mais ces espaces s'effacent très rapidement au nom de l'argent.

6.Posté par Poison974 le 02/07/2012 23:59
le bio question de politique, question de fric!!! avant toute cette agriculture intensive il y avait le bio, le naturel alors pourquoi aujourdhui payer plus cher les produits bio dans les cantines? quoi qu'il en soit il faut arrêter cette agriculture qui pollue nos terres, qui pollue les agriculteurs eux mêmes et nous consommateurs! il faut du bio mais du local, pour cela il faut de nouvelles terres agricoles pour nos producteurs, de nouvelles mentalités pour arrêter de spéculer et dire que le bio c'est que pour les riches! il faut de la volonté de la part de tous

7.Posté par durandal le 03/07/2012 08:43
Le bio à la Réunion laissez moi rire, y'a que pesticide etc, les agriculteurs ont préféré la canne à sucre aux cultures vivrières, monoculture maxi risque.
Il y a encore quelques sous pour payer les minimas sociaux, et les aides agricoles, mais à l'heure ou l'orage puissant et dévastateur qui s'annonce depuis des années va nous tomber sur la gueule que nous restera t il , la famine .
repensons notre agriculture pour permettre à la réunion d'être autosufisante et faire en sorte que chaque paysan puisse vivre de son travail.
En outre les élus Réunionnais doivent faire preuve de civisme et arrêtant de réclamer une politique des naissance expansive alors que toute le monde sait; que nos enfants seront à terme contraints de quitter l'ile , manque de logements et de travail.
Insister sur la fromation et voir plus loin que le bout de son nez

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