Courrier des lecteurs

A propos des "Tristes Tropiques de La Creuse"


A propos des "Tristes Tropiques de La Creuse"
J'ai lu et relu ce petit ouvrage rédigé par trois universitaires, Gilles Ascaride, Corine Spagnoli et Philippe Vitale. Il vaut son pesant d'or : l'histoire est bien arrangée comme l'est le bon rhum arrangé de mon tropique adoré, et adoré même s'il a tendance à rendre capricieux de gros zozos. Un petit ouvrage, le fruit d'une jolie recherche financée, entre autres, par la Région, sous la houlette du PCR, par le conseil du Département, sous la houlette socialiste. Et voilà qui a donné lieu à l'érection d'une stèle à l’aéroport de Gillot (La Réunion). On n'arrête pas si vite la fabrique de l'histoire.

"Avec la sérénité qui sied à un travail universitaire et scientifique, Gilles Ascaride, Corine Spagnoli et Philippe Vitale nous livrent une grille de lecture parfaitement convaincante", voilà ce qu'on peut lire en préface, à la page 12. Cessons d'agiter l'encensoir ! Une fois n'est pas coutume, prenons plutôt le goupillon !

Personnellement, je ne suis pas parfaitement convaincu comme l'est l'auteur de cette préface toute parfumée d'encens. La grille de lecture me paraît bien étroite, incomplète, politiquement bien orientée : à vrai dire, il faut tout de même bien servir ses maîtres ! Servilité oblige ! Et comme on ne pouvait que s'y attendre, on traîne presque à toutes les pages le spectre de Michel Debré, une sorte de grand-père Kal, qui est l'auteur de cette vaste « déportation ». Quand on se met sous le patronage des "Tristes Tropiques" du grand maître Lévy-Straus, on devrait faire le parcours qu'il n'eût pas manqué de faire s'il avait eu à traiter le sujet, à savoir, s'asseoir chez le paysan creusois, visiter sa ferme et même faire une petite marienne dans sa grange, interroger les gens d'alentour, par exemple. Bref ! tout ce que n'a pas fait le trio universitaire, rudement rivé à ses dossiers, avec aux pieds de jolis souliers au lieu des sabots qu'aurait chaussés Lévy-Straus. Pas une photo de cette époque. Rien, aucun nom de village. Le flou artistique tel qu'il convient de l'entretenir lorsqu'on écrit un conte fantastique. Chez les paysans qui avaient sous leur toit des enfants du capricieux tropique, rêver d'un "asseoir" sous un chêne comme on pouvait en avoir un sous un cocotier, c'est rigoureusement inimaginable. L'erreur des jeunes avancés en âge et donc aptes alors à travailler dans une ferme - à cette époque, c'était à partir de 14 ans - c'est d'avoir cru courir vers un eldorado ! Le paysan est certes rude avec son franc parler habituel, mais il a souvent un cœur tendre dès lors qu'on sait tout à la fois s'intéresser à son ouvrage et le considérer comme sien.

Mais il faut le reconnaître : passer brutalement de la douce oisiveté tropicale aux travaux des champs, c'est chose impossible, c'est l'échec assuré. Les jeunes victimes de ce rude changement ont des circonstances atténuantes. C'est une sorte d'hydrocution qu'ils ont subie et dont on ne se remet pas sans séquelles. L'échec des jeunes déportés creusois a toute son explication là, uniquement. Le remède eût été de ménager un temps d'apprentissage : rester en maison d'accueil et, avec un moniteur agricole, travailler un petit jardin à proximité, y soigner quelques animaux; et quand l'enthousiasme se fait jour, on est prêt alors à bondir chez l'agriculteur. Une période transitoire s'imposait. Mais pleurer sur ses racines premières n'incite pas le jeune à devenir adulte; sans les renier, il faut en cultiver d'autres qui préparent à la vie en société ! Notre mirifique trio universitaire gémit pendant de longues pages sur cette mémoire volée, sur l'oisiveté dont il faut pourtant se dépouiller à tout prix pour réussir dans la vie ! Il ne s'agit pas d'oublier son enfance, mais de fortifier ses frêles racines en se débarrassant de ce qui peut maintenir dans l'infantilisme. Au cours de la lecture du premier chapitre, je croyais entendre les pleureuses romaines qu'ont entendues maintes fois les élégiaques Tibulle, Properce, Ovide et Catulle !

Une grille de lecture incomplète, étriquée ! Comblons donc cette gravissime et impardonnable lacune. Elargissons le champ d'investigation et voyons le sort des autres pupilles de l'État placés eux aussi dans les fermes des agriculteurs. Un exemple à proposer, le témoignage de mon bon copain, avec qui j'ai partagé le pain bien souvent à La Réunion - et c'est bien le sens étymologique du terme "copain". Oui, pupille de l'État, il a été placé dans une ferme, chez un paysan assez rude, mais qui l'était bien davantage avec ses propres enfants. Et il a logé dans une grange; il s'y sentait bien; il n'a jamais souffert du froid. Et faisant le bilan de son enfance, il m'a confié que, grâce au travail des champs, il a appris à aimer le travail; on a su lui mettre les pieds à l'étrier, qu'il n'a jamais lâché comme aurait fait un récalcitrant tropicalisé ! La seule ombre de son adolescence a été celle de son instituteur, alcoolisé du matin au soir, mais protégé par les autorités car il avait été rudement malmené par les Allemands. Malgré tout, mon copain a obtenu son CAP de coiffeur. J'ai eu plus de chance que lui : mon directeur d'école, le Frère Paul, de Saint-Amand-sur-Sèvre, restait de marbre devant l'envahisseur : il nous sécurisait et il n'avait passé aucun contrat avec une dive bouteille ! Un grand maître à qui je dois presque tout ! Comme mon copain, je garde de bons souvenirs de la grange où j'ai batifolé avec mes amis, où j'ai fait aussi de bonnes siestes. Une famille du nord, fuyant les bombes ennemies, a séjourné quelque temps dans la grange de mon père; et je crois avoir retenu qu'elle avait été ravie de l'accueil. Le trio universitaire précité ne sait sans doute pas que la grange n'a pas pour unique fonction celle d'engranger pour les animaux; elle était également havre de paix pour les humains : on pouvait y organiser une petite fête quand on devait accueillir beaucoup de monde et même y dresser la table lors d'une "batterie" ! Au besoin, elle devenait chambre d'accueil, car elle élargissait la demeure paysanne qui comportait généralement deux pièces principales, la cuisine-salle à manger et une grande chambre !

Le trio est chagriné par le rapport de l'IGAS, un rapport partisan selon lui. Grand Dieu ! C'est au chapitre IV de son ouvrage : "Au total sur la base de l'étude de nombreux documents et d'un échantillon de 145 dossiers ainsi que de témoignages, la mission n'est pas conduite à dresser un bilan négatif de la politique de "migration de pupilles". Et, fort de cette conclusion de l'IGAS, je reste persuadé que le terme partisan revient en plein visage du trio... comme un boomerang. Les pupilles des deux hémisphères, placés chez les agriculteurs, ont été probablement traités de la même façon; on a pu rencontrer à la rigueur un paysan plus bourru qu'un autre; tous les paysans hébergeurs devaient remplir le cahier des charges de l'État : nourrir, vêtir, soigner... Ce placement était une aubaine et pour l'État qui n'avait rien à payer et pour le paysan qui trouvait là une main d’œuvre intéressante; la seule dépense de l'hébergeur consistait à déclarer à qui de droit et à verser une cotisation pour la retraite du pupille. Une autre question a chagriné nos trois universitaires patentés : pourquoi La Creuse ? Question aussi byzantine que saugrenue.

En fait, c’est le directeur de la DDASS de cette époque, alors en vacances dans la Creuse, qui s’est aperçu de l’existence de foyers capables d’y accueillir nombre de ces pupilles réunionnais car ils étaient quasiment vides. Ce genre de structures faisait cruellement défaut à La Réunion. De retour à La Réunion, il a organisé cette migration. En une vingtaine d’années (1963-1982) ce sont, au total, 1 600 enfants, garçons et filles, qui ont été déplacés dans 64 départements français. Ce qui démontre bien que la théorie d’envoi d’enfants réunionnais pour repeupler les campagnes françaises n’est qu’une fumisterie. Il fallait bien trouver des départements d'accueil et on a pu résoudre ce problème par un réseau de relations. Inutile de s'appesantir davantage sur le réseau sauf si on cherche vraiment d'autres poux dans la tête de grand-père Kal. On ne va pas débattre du sexe des anges encore une fois ! Le sort des pupilles reste le même où qu'ils soient placés. Le seul mérite de cette savante et spécieuse enquête qui a taraudé le trio, c'est d'avoir étoffé avec brio le petit ouvrage, sans quoi il eût été squelettique. On l'a déjà étoffé, il est vrai, en parlant des orphelins de divers pays, à la recherche d'éventuelles similitudes, mais sans jamais parler d'un seul pupille du coin, de mon bon copain, par exemple ! Les œillères, c'est terrible, on ne parvient pas à les enlever; et c'est fort difficile quand on focalise son attention sur le grand-père Kal !

Et Debré, qui a pris les rênes de La Réunion peu après les heures noires de la colonisation, a grossi le budget local pour combler le retard sidéral par rapport à ce qu'on avait en métropole : routes, centres de soin, écoles, collèges, lycées, presque tout était à faire ou à refaire. Il a paré à l'urgence et, pour les pupilles, il a appliqué la législation française : les placer chez les paysans métropolitains, comme ce fut le cas de mon copain et de tant d'autres de l'Hexagone. Et sous ce tropique, c'était à une époque où la démographie était galopante, où la misère noire touchait de nombreuses familles. Les vaillants aboyeurs qui aboient encore contre la politique migratoire de Debré oublient de présenter leur recette : que fallait-il donc faire ?

Enfin le trio universitaire a trouvé un appui de poids, l'historien Sudel Fuma qui, avec Antenne Réunion, a diffusé quelques vidéos, astucieusement bien montées. On sent là aussi planer le spectre de Debré. Dans l'une d'elles, on voit et on entend un ancien déplacé de La Creuse se plaindre d'avoir gardé les moutons gracieusement et de s'être senti obligé d'aller boire à l'abreuvoir. Pour un peu, il serait devenu mouton, confesse-t-il ! Je suis au regret de lui signaler que dans ma jeunesse j'ai gardé les vaches jusqu'à ma majorité comme mes camarades du coin : ce n'était pas une bien rude corvée. Je n'ai entendu aucune récrimination dans les prés voisins. Un jour même, je me suis assoupi et une vache est venue passer sa grosse langue baveuse sur mon petit livre, "La mare au diable". Vaguement sorti de mon engourdissement, j'allais prendre le bâton quand elle s'est esquivée à temps en me lançant un vilain regard torve. Depuis j'ai appris que lorsqu'on est chacun à sa tâche, les vaches sont bien gardées. Trêve de plaisanterie ! Je dois même avouer que j'ai révisé mes cours au milieu des vaches qui paissaient bien tranquillement et que, grâce à cette grande quiétude, j'ai obtenu ma propédeutique, le droit d'entrer à la Faculté ! Je devrais même remercier mes vaches !

Malgré mes coups de goupillon que je viens de distribuer ici et là, j'aime beaucoup la grande dame Université; on y apprend la rigueur; mais chez certains historiens et sociologues, cette précieuse qualité fait étrangement défaut; ceux-là sont emportés par la ferveur de leurs opinions politiques; entre eux, ils se serrent les coudes; ils s'auréolent mutuellement et à qui mieux mieux ; il suffit, en ce cas, de s'appuyer sur les travaux d'autrui avec moult citations et de faire de savantes digressions pour étoffer la matière. Bref ! faire plus savant qu'un savant. De telles divagations ne sont pas permises dans les matières scientifiques où l'objectivité est de règle; elles ne le sont pas non plus lorsqu'on doit traduire une page de Cicéron : il faut lui faire dire en français ce qu'il a exactement écrit en latin ! Rien d'autre ! Et je remercie dame Université de m'avoir formé en ce sens, même si je l'ai peu fréquentée à cause de ma santé chancelante qui m'a amené à être plus souvent présent dans les chambres des hôpitaux que sur les bancs d'une Faculté !

Toute dernière conclusion : je suis persuadé que les paysans creusois, dans leur grande majorité, ne méritaient pas qu'on leur infligeât la stèle de Gillot !

Gérard Jeanneau, ex-gardeur de vaches, à La Courtinière, à Saint-Amand-sur-Sèvre.
Jeudi 12 Mai 2016 - 12:00
Gérard Jeanneau
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1.Posté par Gérard Jeanneau le 12/05/2016 13:49


Et suivez le lien : l'article, le même, s'enrichit !

2.Posté par Ma sonnerie le 12/05/2016 14:41 (depuis mobile)

Sacré jeanneau..dès qu il s agit de taper sur Debré ou les paysans décérébrés de la creuse, le vieux latiniste dégaine sa plume..

3.Posté par Glamalabou le 12/05/2016 18:41

L'erreur des jeunes avancés en âge et donc aptes alors à travailler dans une ferme - à cette époque, c'était à partir de 14 ans - c'est d'avoir cru courir vers un eldorado !b[

Pauvre vieux ... machin aigri. Les jeunes enfants à cette époque ne connaissaient que leur case et les terrains environnants... mais bon je ne vais pas me rabaisser. Je passe juste vous dire que j'espère que la grande faucheuse entendra mes prières.

4.Posté par li le 12/05/2016 19:28

"Pupilles réunionnais " tous ? vous êtes sûr ? Y avait pas de parents pas de grands parents pas de tantes oncles ?

"l erreur de ces jeunes c est d avoir cru courir vers un eldorado ". faut dire que personne ne leur a soufflé ça ...l espoir la réussite la fierté de la famy. ..personne. .

" logé dans une grange avec les animaux " , coutumes et moeurs de l epoque donc!

"Passer doucement de l oisiveté tropicale aux travaux des champs " oh la carte postale ..pour des enfants de foyers démunis ou en difficulté oh my god. Et tant que l on y est il faut rétablir les faits, il n y avait pas de champs à l époque sur l île. Et les "pupilles " de l ile étaient tous descendants de bureaucrates.

"Fortifier ses frèles racines en se débarrassant de ce qui peut maintenir dans l infantilisme ". Kan i di a ou nou vo rien...Ah flèr malèr.

Donc les pupilles de tout horizon étaient des jeunots biberonnés à la fainéantise et à la misère intellectuelle que seul le bon paysan pouvait sevré et sauvé . Et sa grandeur l état contribuait à cette mission de sauvetage.

Un happy end que tout le monde envie.

5.Posté par kld le 12/05/2016 21:53

séparer des familles , sauf cas de force majeure, quelque soit l'époque , c'est dégueulasse .................... le reste , bla, bla des mauvaises consciences .

6.Posté par Aux illettrés qui savent à peine écire leur pseudo le 12/05/2016 22:02

Relisez bien les 7 premières lignes du § 7 et recopiez-les 100 fois avant d'écrire.

7.Posté par li le 13/05/2016 06:49

In zour va débarquer dan kaz
Va fé plouf plouf ou ah voilà sak la pousse tor
Et va dire twé moman gd papa tonton 'kièt pu
Cé pou son domin

Parce que les intelligents ont consulté les psy
Et que les psy leur ont dit qu'ils faisaient bien

En ce temps la partout zenfan tor misérable la franz la sové. La met à li dan la vré vi.

Bat la min dansé ton zenfan lé sauvé.

8.Posté par Zozossi le 13/05/2016 10:44

Monsieur Jeanneau, vous prêchez des convaincus.

Les Réunionnais ont bien compris que les cocos locaux en perdition électorale tentent de se refaire une santé par ce qui est tendance: le compassionnel.
Ils ont donc entrepris de se fabriquer une 'tite choi du pauvre pour faire soit pleurer sur leur sort, soit pleuvoir des subventions de "réparation" ou bientôt des amendes à 100.000 euros pour "contestation de crimes contre la zumanité des zoutremers".

D'où cette histoire creuse de Creuse que des tâcherons "universitaires" en mal de publicité font mousser, assurés qu'ils sont de la collaboration du média déjà réquisitionné pour assurer la promotion de ce nouveau chapitre de l'inusable feuilleton "Jamais sans ma repentance".

Laissons les cafards cafarder et les ânes exhiber leur peau d'âne.

9.Posté par MDR le 13/05/2016 13:26

Là en 2016, il faut encore dire merci papa Debré pour avoir déporté des enfants ? La décolonisation n'est toujours pas terminée alors ?

10.Posté par 1portois le 13/05/2016 14:51

il y a bien une chose que Gerard Jeanneau et ses amis ne connaissent pas: c'est bien l'empathie.
Les malheurs et la souffrance des autres ce n'est pas leur problème. seul compte leur moi,moi,moi et moi.

Si vous avez dormi dans une grange Mr Jeanneau c 'était VOTRE grange et si vous avez gardé des vaches c'était VOS vaches. Toute la différence avec ces malheureux enfants qui n'avaient rien demandé.

11.Posté par Madibastard le 13/05/2016 16:33

Gloire à Debré, qui a évité à La Réunion de devenir un Cambodge ou une Rhodésie bis, c'est sa stèle qui doit être érigée à Gillot !

12.Posté par kld le 13/05/2016 18:50

post 9 a tout dit .................. debré : ordonnance scélérate condamné par le conseil d'Etat , Creuse , Bumidom , chantre de la doudouisation de la Réunion, soutien implicite de l'OAS ................. un grand démocrate , HEIN ? capable de falsifier les résultats d'élection .un constitutionnaliste ? ouaix bof , n'importe qu'elle juriste en aurait fait autant ................. il faut se rappeler qu'il "s'est rabattu " sur la RUN , parce que dans "l'hexagone" c'était fini pour lui ............ les DOM ......on se replie là où on peut .facile , non ? Heureusement que son fils a su avoir une attitude plus respectueuse de l'idéal républicain au Conseil Constitutionnel , il a sauvé l'"honneur" des "debré " ! ,

13.Posté par VAITILINGOM Marie Annick le 25/03/2017 08:02

Monsieur, je viens de lire avec beaucoup d'intérêt vos propos et je suis entièrement d'accord avec vous. Pouvons-nous discuter de ce sujet, ailleurs que sur ce site ?
Juste pour infos, je suis une parmi ces milliers d'enfants et je récuse tout ce qui se dit et tout ce qui se fait à ce sujet.
La dernière trouvaille de notre chère Ministre me révolte au plus haut point ! Elle n'a , semble -t-il, rien d'autre à faire que de s'occuper de ce sujet, puisqu'elle a nommé une commission rien que pour l' étudier , n'importe quoi !!! La France, notre pays va tellement bien et La Réunion aussi, elle n'a rien de plus important à faire !
On devrait juger nos politiques à la fin de chaque mandat et leur demander des comptes. Des actions positives et utiles = une prime ! Des actions inutiles et des inactions = obligations de rembourser tout l'argent perçu ! Beaucoup moins de monde se bousculeraient au portillon !!!

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