Culture

3D au cinéma : "La technologie ne remplace pas une bonne histoire"

A l'heure où le cinéma français commence à s'intéresser à la 3D avec le tournage actuellement de "Derrière les murs" avec Laetitia Casta, les réalisateurs réunionnais reconnaissent qu'il s'agit là d'une "technologie intéressante", mais qui coûte très chère et qui "ne remplacera pas une bonne histoire".


3D au cinéma : "La technologie ne remplace pas une bonne histoire"
"La technologie ne remplacera pas une bonne histoire", indique Fred Eyrier, président de l'Apar (Association des producteurs, auteurs et réalisateurs de la Réunion). Il reconnait que la 3D est une "technologie intéressante" mais il reste prudent sur son avenir : "Les gens peuvent très vite se lasser d'un phénomène de mode. Je me rappelle du cinémascope qui a fait son apparition dans les années 70 et qui a suscité un grand engouement du public dans un premier temps mais n'a plus rien donné par la suite".

"C'est d'abord une affaire de gros sous"

Fred Eyrier n'hésite pas à dire que la 3D, "c'est d'abord une affaire de gros sous. De plus en plus de salles de cinéma s'équipent pour pouvoir projeter les films en 3D mais j'attends de voir ce que cela va donner à la télévision".

Pour Bruno Cadet, réalisateur du sitcom réunionnais "Martha et Léonus", ce n'est pas "demain la veille" que la Réunion sera en mesure de réaliser un film en 3D. "Il faudrait déjà qu'on réalise des films tout court", indique-t-il. Selon lui, ce n'est pas tout le monde qui aime la 3D. "C'est une technologie qui coûte très chère. Il faut prévoir au moins un million d'euros rien qu'en caméras".

"Des jeunes qui avaient vu le film Avatar en 3D m'ont dit qu'ils préfèrent la version 2D car les images sont plus spectaculaires en terme de couleurs. D'autres ont eu le mal de l'air à cause des 48 images secondes", au lieu des 24 images habituelles...
Lundi 16 Août 2010 - 18:16
Karine Maillot
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1.Posté par vipère le 16/08/2010 19:27
Avant ça il y avait eu le Napoléon d'Abel Gance filmé par trois caméras et projeté sur trois écrans en 1927

2.Posté par Henry le 14/02/2013 14:40
Le format cinémascope "n'a plus rien donné par la suite" ?? Mais c'est ce qui a sauvé le cinéma dans les années 50 et encore aujourd'hui des procédés similaires équipent les caméras numériques de cinéma !

Histoire : aux débuts des années 50, les spectateurs délaissent les salles de cinéma pour la télévision qui diffuse des films aux formats similaire, presque carré (1,33:1). En 1953, la Fox se souvient d'un procédé du Français Henri Chrétien, l'Hypergonar, qui anamorphose (déforme) l'image à l'enregistrement puis à la projection, en proposant une image nettement plus large au format 2,35:1. La Fox signe un contrat avec le Français et renomme le procédé "Cinémascope". Les années suivantes, le succès est tel auprès du public que les salles de cinéma du monde entier s'équipe en Cinémascope. Le procédé s'est aujourd'hui amélioré avec le temps, notamment dans les contraintes à la prise de vues, mais quand on va au cinéma, c'est justement pour ce grand format large.

Et la télévision dans tout ça ? Elle a muté, elle aussi, et est passé du format carré 1:33 au format large 1:78 ou 16:9 qui est un compromis entre le format large du cinémascope et le format presque carré des débuts de la télévision.

Alors révisez votre histoire, Monsieur le président des producteurs de la Réunion, le format Cinémascope est plus que jamais d'actualité !

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