Société

20 femmes sur 1000 ont eu recours à l'IVG à La Réunion en 2011


20 femmes sur 1000 ont eu recours à l'IVG à La Réunion en 2011
La direction de la recherche, des études de l'évaluation et des statistiques (DRESS) a publié ce 21 juin sa dernière étude concernant le nombre d'IVG pratiqués en France. Les derniers chiffres connus sont ceux de 2011.

La Réunion dépasse les autres DOM en nombre d'IVG pratiqués sur l'année mais, ramené à sa population, les femmes réunionnaises ont moins recours à l'IVG que dans les trois autres DOM (Mayotte n'est pas comptabilisée dans l'étude, ndlr) mais le nombre d'IVG chez les jeunes reste beaucoup plus haut que ceux comptabilisés en métropole.

222.500 : c'est le nombre d'interruptions volontaires de grossesse réalisées en France en 2011, dont 13.000 concernent les seuls départements d'Outre-mer. Dans la bande des quatre, La Réunion compte 4.508 avortements en 2011, c'est plus qu'en Guadeloupe (4.295), Martinique (2.402) et qu'en Guyane (1.956).

Proportionnellement à leur population respective toutefois, c'est la Guadeloupe, avec 42 IVG pour 1.000 femmes de 15 à 49 ans, qui devance la Guyane (32/1000), la Martinique (24/1000) et enfin La Réunion (20/1.000).

Ainsi, dans les DOM, les taux de recours sont beaucoup plus élevés qu’en métropole. Là où la moyenne est de 28 IVG pour 1.000 femmes dans les DOM, il atteint les 15,1 IVG pour 1.000 femmes en métropole.

Un nombre d'IVG stable depuis 2006

L'autre disparité révélée dans cette étude dresse une comparaison criante entre le nombre d'IVG pratiqués chez les mineures. La Guyane arrive en tête (record national avec 29,9 IVG pour 1.000 femmes de 15 à 17 ans), suivie de la Guadeloupe (28,1), la Martinique (26,6). La Réunion clôture le classement (20,6) des DOM mais reste largement au-dessus de la moyenne métropolitaine (10,5).

222.500 interruptions volontaires de grossesse en 2011 en France, c'est aussi un nombre stable depuis 2006, après une dizaine d’années de hausse entre 1995 et 2006. D’après les données provisoires, les IVG n’ont pas augmenté non plus au cours des derniers mois de 2012, note l'étude de la DRESS.

La part des IVG médicamenteuses continue d’augmenter. Elle atteint, en métropole, 48 % des IVG réalisées en établissements de santé (43 % dans les DOM) et 55 % (54 % dans les DOM) de l’ensemble des IVG. En 2011, en métropole, 13 % des IVG sont réalisées en cabinet libéral (contre 20 % dans les DOM), et seulement 1 % en centres de santé, en centres de planification ou d’éducation familiale, comme cela est autorisé depuis mai 2009.
Mercredi 26 Juin 2013 - 06:59
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1.Posté par NORMAL !!! le 26/06/2013 09:32
Ces chiffres sont absolument normaux.
Quand on induit les jeunes filles et les jeunes femmes en erreur, il ne faut pas s'étonner de tels chiffres.
Notre société explique aux toutes jeunes filles de 13 ans qu'elles DOIVENT déjà prendre la pilule. Qu'elle doivent déjà se faire vacciner contre le papilloma virus à 13 ans. Qu'elle DOIVENT déjà pouvoir choisir leur CONTRAception. Que si ça ne fonctionne pas, qu'elles peuvent prendre la PILULE du lendemain (avortement chimique du lendemain). Que, si elles n'ont pas fait gaffe, elles peuvent faire une interruption VOLONTAIRE de grossesse (autrement dit un avortement, mais mieux vaut ne pas les effrayer avec ce terme barbare). Que, si elles ont eu un rapport sexuel et que leur ventre grossit, c'est un AMAS DE CELLULES qu'elles hébergent dans leur utérus et pas un être humain en développement.
Comment des médecins qui ont prêté le serment d'Hippocrate peuvent-ils effectuer sur une jeune femme un troisième avortement ?
Ce qui serait même surprenant, c'est qu'avec toute la propagande anticonceptionnelle et la banalisation de l'avortement le nombre d'IVG baisse !

2.Posté par LOLO13 le 26/06/2013 12:28
Et alors quoi ? Faudrait laisser ces jeunes filles avoir des enfants non désirés pour que ces derniers soient malheureux ou pire, délaissés, livrés à eux même parce que leur propres parents sont pas en mesure de les éduquer n'ayant eux mêmes par fini d'être éduqués ? Pour finalement avoir un nombre de délinquants encore plus élevé et se demander ensuite "comment ça se fait ? " on en voit déjà assez tous les jours !! C'est pas la banalisation de l'avortement qui est en cause, ni même le débat qui tourne autour de ça: est ce que c'est bien ou mal ? Le problème n'est pas là et je crois pas que c'est l'avortement qui doit être pointé du doigt mais plutôt le fait que des jeunes filles de 13 aient déjà des rapports sexuels et que personne n'en soit choqué !! CA c'est pas normal !!!

Effectivement c'est pas joli une fille de moins de 15 ans qui se fait avorté ou prend la pilule du lendemain mais à quoi ça servirai de leur interdire ces procédés ? A avoir encore plus de jeunes mères immatures qui mettent leur avenir en péril ? C'est le rôle proéminent du sexe dans notre société actuel qui est à revoir. Si tout ne tournait pas autour de ça, le problème ne se poserait pas ou sûrement beaucoup moins !!!

3.Posté par ZembroKaf le 26/06/2013 14:36
Dommage qu'on ne publie pas les chiffres des IVG par micro régions ou par communes...là ce serait beaucoup plus intéressant, bien entendu à La Réunion, pour faire vraiment un vrai travail de prévention.

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