Faits-divers

18 mois ferme pour un cocktail Molotov

Le tribunal correctionnel a condamné à 18 mois d'emprisonnement ferme le lanceur du cocktail molotov contre le commissariat de police de la ville de Saint-Pierre au mois de mai dernier.


18 mois ferme pour un cocktail Molotov
La bombe artisanale n'avait pas explosé, mais "hors de question de laisser passer ça" a indiqué le vice-procureur Sam Ben Yahia, qui a demandé deux ans d'emprisonnement contre Wilio Fraumens, un délinquant déjà connu des services de l'ordre.

Cet acte de vengeance aurait pu avoir de graves conséquences si la mèche de la bombe artisanale faite d'essence et de gravier dans une bouteille ne s'était pas éteinte au moment où Wilio Fraumens l'a jetée dans le commissariat de police de Saint-Pierre au mois de mai dernier.

Ce seront 18 mois ferme que le tribunal correctionnel retiendra contre le Saint-Pierrois de 27 ans. Une peine légère quand on sait que le maximum encouru était de dix ans.

A en croire les déclarations de l'auteur des faits, ce serait sans réfléchir qu'il aurait agi. Du côté de la défense, son avocat maître Alain Le Bras a fait noter aux juges qu'il y a un manque de sécurité aux alentours du commissariat.
Samedi 26 Septembre 2009 - 10:01
Karine Maillot
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1.Posté par darkalliance le 26/09/2009 11:22
Et pendant ce temps ; la clémence sous d'autres cieux .... ! :


Le tribunal correctionnel de Marseille (Bouches-du-Rhône) s’est penché, vendredi, sur le drame qui a coûté la vie à Nelson, 14 ans, fauché par une voiture de police.

Nelson était leur unique garçon, grandissant aux côtés de ses trois sœurs dans le quartier Nord de la cité phocéenne. Un adolescent tranquille qui se préparait à entrer en classe de 3e au collège Clair-Soleil.

« Un enfant très combatif », selon ses proches, parce qu’il avait dû s’affranchir d’une maladie freinant sa croissance physique. A l’hôpital, Nelson a réussi à lutter deux petits jours après le drame. En vain. Depuis le 2 juillet 2007, le fils des époux Lobry-Gazelle repose au cimetière des Aygalades.

Sa courte vie s’est tragiquement arrêtée, une semaine plus tôt, alors que l’adolescent poussait d’une main son vélo sur un passage piéton du XIVe arrondissement de Marseille. Nelson rentrait du centre sportif et s’apprêtait à rejoindre des copains au parc Fontaignieu, non loin du carrefour où son corps a été violemment projeté par un véhicule de police. Un accident – « une bavure », ont protesté certains habitants – qui avait suscité une très vive émotion à Marseille.

Au point que Nicolas Sarkozy, fraîchement élu, était intervenu et avait rencontré les parents de l’enfant décédé. Lui-même avait reconnu que « le fait d’être policier, quand on ne respecte pas les règles, ce n’est pas une circonstance atténuante, c’est une circonstance aggravante ». Avant de promettre : « La justice passera. »
Ni gyrophare ni sirène

La certitude avait été rapidement acquise par les experts et les enquêteurs ; le substitut du procureur l’a d’emblée évoquée, vendredi devant le tribunal correctionnel de Marseille : le véhicule de police roulait vite, beaucoup trop vite dans cette artère du quartier Saint-Joseph. Il frôlait les 73 km/h lorsqu’il a fauché l’enfant dans un secteur réglementé à 50 km/h.

De surcroît, la voiture sérigraphiée n’avait actionné ni gyrophare ni sirène. Au volant, Yohan B., un policier stagiaire de 22 ans, accompagné de son chef de patrouille, Frédéric N., 29 ans. Suspendus, les deux hommes sont prévenus d’« homicide involontaire par imprudence ».

Rien ne justifiait leur infraction à la limitation de vitesse. Pas même le motif que les policiers avaient alors invoqué : la relève de la garde d’un détenu à l’hôpital nord de Marseille. Vendredi, une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis a été requise à l’encontre du jeune conducteur ainsi qu’une annulation du permis de conduire avec interdiction de le repasser pendant un an. Six mois de prison avec sursis ont été demandés par le procureur à l’encontre de son supérieur.

Ces réquisitions ont été accueillies par les larmes des proches de Nelson. « Ses parents sont choqués par ces réquisitions très clémentes, beaucoup moins sévères qu’elles ne l’auraient été à l’encontre de n’importe quel chauffard », a expliqué à France- Soir leur avocat, Me Gilbert Collard.

Et l’avocat de s’insurger contre la position « très surprenante » du ministère public : « On diffuse des spots appelant à la prévention à la télévision, on met des radars, on multiplie les contrôles routiers, on impose des quotas de contraventions aux policiers, et on traite comme banal un tel accident de la route ! »

Le tribunal rendra son jugement le 23 octobre.

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